‹ Description méthodique des produits divers recueillis dans un voyage en ChineChapitre 2 sur 303 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Désigné par la Chambre de Commerce de Saint- Etienne au choix du Gouvernement, comme délégué chargé de l'étude des soies et soieries dans la mission en Chine, M. Hedde (i) a dû préalablement recueillir les renseignements et matériaux qui pouvaient l'aider à l'accomplissement de sa tâche. Dans ce but, il a visité successivement, avant son départ, les villes qui s'occupent de la production et de la fabrication de la soie en France. Lyon, Saint-Etienne, Saint-Chamond, Nîmes, Orange, Avignon, Ganges, Alais , Le Puy, Tours, etc., lui ont fourni les matériaux nécessaires.

Pendant son voyage et depuis son retour, M. Hedde a soumis au Gouvernement des rapports en réponse

(1) M. Hedde avait étudié la fabrication des étoffes de soie à Lyon, et avait été fabricant de rubans à Saint-Étienne.

aux instructions données, soit par le Ministre, soit par diverses chambres de commerce et chambres consultatives. Ces rapports ont été, en partie, insérés dans une publication mensuelle faite par le département du Commerce, section du Commerce extérieur, sous le titre A' Avis divers, et reproduits par la voie • des journaux.

Convaincu de toute l'utilité dont pouvait être, pour les différentes industries et le commerce de France, la connaissance des produits rapportés par la Délégation commerciale, M. le Ministre de l'agriculture et du commerce en fit faire, en 1846, une exposition publique, à Paris, qui eut lieu dans le local de l'Ecole supérieure pour l'instruction primaire, rue Neuve- Saint-Laurent. Cette exposition dura environ quatre mois, et fut close après un rapport circonstancié fait par une Commission nommée par le Ministre, à la tête de laquelle se trouvait M. Legentil , pair de France, président de la Chambre de Commerce de Paris, et composée des hommes les plus spéciaux dans les sciences, dans les arts, dans l'industrie et dans le commerce.

L'année suivante, la Chambre de Commerce de Lyon, dans le but de répandre dans la fabrique lyonnaise la connaissance des objets que M. Hedde avait rapportés comme délégué spécial de l'industrie des soies, en sollicita et en obtint du Ministre la remise momentanée. Elle en fit faire, à ses frais, une exposition également publique, qui dura à peu près le même temps que la précédente.

La Chambre de Commerce de Saint-Etienne pensant qu'il pouvait être non seulement avantageux à l'industrie rubanière, mais utile à toutes les branches

du commerce de l'arrondissement de cette ville, de connaître et d'étudier les produits recueillis par M. Hedde, pendant le cours de sa mission , a sollicité et obtenu du Gouvernement la même faveur qui avait été accordée à la ville de Lvon.

La Chambre de Commerce de Saint-Etienne a jugé convenable d'en faire faire une exposition publique, et a prié M. Hedde d'en rédiger le catalogue, en y mentionnant également les objets qui, par des circonstances fortuites, n'ont pu en faire partie, mais dont la connaissance peut être d'un certain degré d'utilité.

La Chambre de Commerce a demandé à l'Administration municipale les fonds nécessaires pour subvenir aux frais de cette exposition. Ils ont été votés avec le plus grand empressement.

M. le Maire de Saint-Etienne, toujours jaloux de rechercher ce qui peut être utile et agréable à ses concitoyens, a bien voulu mettre à la disposition de la Chambre de Commerce la salle, dite du Musée , à l'Hôtel-de-Ville.

Le public y sera admis le dimanche et le lundi de chaque semaine, depuis onze heures jusqu'à quatre heures du soir; les mardis et jeudis seront réservés pour MM. les fabricants et chefs d'ateliers, auxquels des cartes particulières d'entrée seront adressées à domicile.

Page 1