Ouvrages traitant des Chinois
1 Sang-tsan-tsi-Yao, résumé des principaux traités chinois sur la culture
des mûriers et l'éducation des vers à soie, traduits par M. Stanislas Julien, membre de l'institut, professeur de langue el de littérature chinoises au lycée de France.
2 Opinion de M. Biot sur l'ouvrage précédent. Extrait du Journal des
Savants, août 1837.
3 Extrait d'un ancien livre chinois, qui enseigne la manière d'élever et de
nourrir les vers à soie, pour l'avoir et meilleure et plus abondante, par le p. d'Entrecolles.
4 Extrait des comptes-rendus des séances de l'Académie des sciences, août 1843.
1° Notice sur la plante ko (Dolychos buïbosus), dont les filaments sont employés, en Chine, au tissage de certaine; toiles. 2° Sur la cire d'arbre et !cs insectes qui ia produisent. 5° Sur les procédés chinois pour la falr. icatioc du papier.
Ce sont des extraits du Aong-tching-tsiouen-shou , traité complet d'agriculture, du Sheou-shi-tong-kao, exaraea généra! de l'agriculture; du Ewan-kiun-fang-pou, grand recueil de botanique et d'agriculture, etc. Traduction de 31. Stanislas Julien, membre de l'institut, etc. 5 Mémoires sur les Ters à soie sauvages, par le p. d'Incarville.
6 Vocabulaire chinois-anglais, à l'usage des Chinois, par Rob. Thom,
"ricien consul anglais, à Ning-po.
7 Iloun-moui-sin-shang, cLcestomathie chinoise.
8 Chreslomathie chinoise, en dialecte de Canton, par C. Bridgman.
9 Collection complète du Chinese Repository, revue mensuelle publiée à
Canton, de 1833 à 1348.
10 Almanach anglais-chinois.
11 Guide commercial, par Robert Morisson, de 1S54 à 1844. Voir la traduc-
tion sous le titre de Manuel du négociant français, en Chine.
12 Dictionnaire chinois-frsnçais, de 31. de Guignes, propriété de la biblio-
thèque du Puy.
Il comprend 13,316 caractères.
13 Dictionnaire chinois-anglais, de Medlitirst. Traduction du dictionnaire de
Rang-hi. l! comprend environ 40,000 caractères.
C'est le plus complet que nous possédions. Il est, malheureusement, mal imprimé.
14 Vocabulaire anglais-chinois, par Wells Williams ; il contient 5,109 c a
raclères des plus usuels et parfaitement corrects.
15 Système phonétique de l'écriture chinoise, par 31. Callery.
16 Pei-wcn-ym-fou, dictionnaire encyclopédique de la langue chinoise, Ira
duit en français par 31. Callery; c'est un essai qui n'a pas été continué.
M 3îérnoircs sur les Chinois, rédiges par les missionnaires de Pékin, ouvrago
communiqué par M. Bayon, président do la Société d'agriculture de Saint-Etienne.
58 Description géographique de l'empire chinois par le père Duhalde.
19 Voyage de lord Macarlhney, rédigé par Staunlon , secrétaire de l'am-
bassade.
20 Voyage de lord Amherst, rédigé par Barrow.
21 Voyage de l'ambassade hollandaise , par Newhoff, maître d'hôtel de
l'ambassade.
22 Les Chinois, description de l'empire chinois et de ses habitants, par J.
Davis.
23 Iu-kiao-li, ou les deux cousines, roman chinois, par Abel Bemusat.
24 Dictionnaire chinois-portugais et portugais-chinois deC. (lonzalves.
Il a réduit à 127 le nombre de 214 clefs des grands dictionnaires. Il contient environ 14,000 caractères. C'est le meilleur qui ait encore été fait. Il est beaucoup plus utile, quoique moins bien imprimé, que le grand dictionnaire de Morisou, attendu qu'il contient plus de caractères réunis.
1,085 Eléments de la grammaire chinoise, ou principes généraux du Kou-iven, ou style antique, et du Kivan-hwa , c'est-à-dire de la langue généralement usitée dans l'empire chinois , par Abel Rémusat.
La langue chinoise est trop utile au commerce pour ne pas en faire l'objet d'une mention spéciale. On passera sous silence le langage usité avec les coulis de Canton ; la connaissance de ce jargon étant un jeu pour celui qui parle anglais.
La langue chinoise est, de toutes les langues du monde, la plus riche et la plus belle, et la raison, c'est qu'elle a été pratiquée par le peuple le plus ancien et le plus lettré qui ait jamais existé. 4,040 sons différents et 160,000 caractères la composent. Celle langue est formée par la nature même des choses et n'a aucun rapport avec noire système alphabétique. Elle renferme certains signes hiérogiiphiques, idéographiques et phonétiques des anciennes langues de l'Inde et de l'Egypte. Ses lettres ou ses caractères, véritables rébus, sont formés de traits qui déterminent la prononciation, la nature et môme quelquefois la forme de l'objet dont il est question. En voici plusieurs exemples :
Le radical 73, mou, sigoific arbre ; il est formé d'une croix dont le sommet représente les branches, et l'exliémité inférieure, garnie de denx traits, représente les racines.
Le caractère li, « charrue, » représente un bœuf qui traîne un couteau nécessaire à la culture du ri;.
Le caractère kicn « cocon » est un composé de la plante, du fil, de l'inlecteet du filet.
Le caractère Sz' a probablement donné naissance aux différents noms par lesquels beaucoup de peuples ont désigné la soie. Les Coréens en ont fait sirsa; les Mantchoux, sirghé ; les Arméniens, sheram; les anciens Grecs, »er;les Russes, shelk ; les Allemands, seide;\es Danois, silke ; les Espagnols, *eda; les Italiens, seta ; les Hollandais, zyde ; les Anglais, silk , et les Français, «oie. On trouve dans le caractère chinois, qui, dans l'origine, représeutait deux écheveaux, ou les deux brins de la matière sérique qui s'échappe des filières de l'insecte séricifère, tous les détails de la nature et de la composition de cette substance végétale et enlhomologique. Voici la décomposition du caractère SZ' :
1" 28e radicale sse, signification vague, mais a cela de particulier qu'on peut l'appliquera la matière sérigène ; car, en y ajoutant le 30* radical, kieou « bouche, » on obtient houei « chenille, » insecte de la famille de* lépidoptères, dont ngo «papillon » et tsan « ver à soie » sont des dérivés.
2° 42" radical siaou, petit, brillant, délicat, comme sont les deux fibrilles de la matière sérique. En y ajoutant le signe primitif y, qui signifie le commencement des choses, on obtient, par extension, le 7oe radical mou « arbre, » dont sang « mûrier en général, » tché, kan, espèces particulières d'arbres propres à l'alimentation des vers à soie; yuen , tchin « mûres diverses » et autres noms qui ont rapport aux divers végétaux et concernent la soie, sont des dérivés.
3" 52e radical, yaou signifie encore petit, comme l'est un nouveau né. On a beau le doubler comme you et yaou, il aura toujours là même signification, mince, fluet, délicat, comme est un brin de soie.
4° 120e radical, mei signifie fil eu général et s'applique particulièrement à celui formé par l'insecte producteur delà soie. En suivant ses dérivés, on obtient presque tous les objets qui concernent celle substance, ou se rapportent à sa production et à sa manutention. Ainsi cocon, bourre, filer, flolle, soie fine, soie grosse, soie (loche, lordre, soie lorse, coudre, nouer, bobine, dévider, ourdir, organsin, chaîne, trame, lisser, taffelas, gaze, salin, enfin presque mille mois qui, comme celui de SOIE, sont de* dérivés du même radical.
Description, en tableaux, de l'industrie entière de la soie
en Chine.
1 ,086 * Sz'-Jciay , dessins coloriés sur papier de moelle d'arbre, par Yeou-kwa, de Canton.