Autre assiette du même service, peinte par Tandard
75. Pot à sucre cylindro-ovoïde , arabesques à fleurs et rubans enlacés, avec mosaïque à œil-de-perdrix , peint par Chaponet-Desnoyers , 1823.
76. Tableau de nature morte, peint par F. Castel, en 1787, d’après l’original de F. Desportes. Haut. 0,50e, larg. 0,40e.
Cette copie peut être considérée comme un des plus beaux spécimens du temps.
PORCELA î N K TEINDRE \ RTIFK !i ELLE.
L — 77 Branche de deux roses à cent-feuilles, demi-nature, sus’ fond de tableau, peinte par Micaud, 1807. Haut. 0,16e, larg. 0,12e.
78. Paysage de composition, site italien, sur plaque rectangulaire de Û,22‘ sur 0,18e, par J. F. Robert, 1820.
Cette peinture, qui a été exécutée sans essai préalable, avec des couleurs composées par Fauteur, montre le premier emploi oui ait été fait du vert-de-chrôme dans la peinture sur porcelaine tendre.
c. Porcelaines de Sèvres r/uant au blanc , contrefaites j jour la décoration des porcelaines riches de Sèvres , style Louis XV.
79. Un service de déjeuner composé d’un plateau oblong, octogone, de quatre tasses cylindriques avec leurs soucoupes, et de trois grandes pièces. Portraits de Louis XIV et des principales femmes célèbres de sa cour, fond bleu-indigo, arabesques en or, brunis à l’effet 1).
80. Une tasse et soucoupe à café cylindrique, zones beau bleu , arabesques en or brunis à l’effet, couronnes de fleurs coloriées sur blanc.
81. Une assiette de dessert ordinaire, marly bleu-céleste dit turquoise, arabesque en or bruni à l’effet, petits médaillons de fleurs sur blanc. Au centre, un sujet pastoral, style Boucher.
82. Un pot à sucre cvlindro-ovoïde , fond vert-pré, dit anglais, cartels d’oiseaux, arabesques en or brunis à l’effet.
Ces trois pièces ont été décorées en 1837, par un des contrefacteurs connu de nous, quia bien voulu nous faire confectionner ces échantillons comme exemple de son habileté .à contrefaire les différents genres.
D. sculpture; figurines, camees et fleurs.
83. Une baigneuse, par Falconet, moulée et réparée par le Tourneur, biscuit. Fabrication de 1762. Haut. 0,35e.
84. Les trois Grâces, médaillon camée blanc sur bleu-verdâtre, biscuit, modèle de Perottin, vers 1780.
85. Têtes et figures imitant les pierres gravées, en partie moulées sur l’antique ,
(1) Ce déjeuner, qui fut offert au roi Louis XVJil, en 1816 , par des contrefacteurs, comme ayant appartenu au roi Louis XV, son aïeul, étant devenu suspect à M. le C,e de Pradel, alors directeur général du département delà liste civile , fut envoyé à Sèvres pour contrôler son authenticité. L'irrégularité des marques que portent les pièces , jointe à l’anomalie des formes qui composent son ensemble, et dont une entre autres, le plateau, ne fut créée qu’en 1788, fournirent aisément la preuve de la supercherie. N’ayant plus dès lors d’intérét pour le Roi , ce déjeuner fut placé dans le Musée de Sèvres , comme un spécimen de ces contrefaçons et des abus qui en résultent.
faites pour être appliquées par incrustation, sur les pièces du service de table exécuté, en 1778, pour l1 impératrice Catherine II, comme le montre la verrière n° 18.
9. — '86. Assortiment de (leurs détachées, émaillées et peintes en imitation du naturel.
La fabrication de ces fleurs remonte a l’origine de la manufacture, et n’eut lieu qu’à Vincennes, la mode s’en étant passée vers le temps du transfert delà manufacture de Vincennes à Sèvres. Ces fleurs étaient l’œuvre de femmes d’employés. On pourra juger du prix élevé qu’atteignirent quelques-uns des bouquets que l’on composait avec elles, en apprenant que le montage de deux groupes, qui furent confectionnés en 1748, pour le RoietMme la Dauphine, s’éleva pour chacun d’eux à la somme énorme de 3,000 livres.
i!e Division. — • VEI1MES et ËMA.UX.