VITRAUX
Il est peu de vitraux du XIIIe siècle qui soient, encore aujourd'hui, clans l'état de conservation où se trouvent ceux de la rose du transsept méridional de la cathédrale. Cette verrière est une magnifique illustration des œuvres du Créateur : le soleil, la lune, les figures allégoriques des quatre saisons (t.), celles des douze mois de l'année et les signes du zodiaque en occupent la partie centrale ; puis , viennent les fleuves du paradis, la personnification des vents et tous les êtres fantastiques dont la cosmographie du moyen âge s'était plu à peupler les contrées lointaines et inconnues (2). Les sujets religieux sont rares dans ce vitrail ; on y voit cependant saint Jean-Baptiste montrant le Sauveur du monde à la foule assemblée près de lui. Toutes ces figures offrent, de même que les panneaux décorés d'ornements, un riche sujet d'étude pour l'ancienne peinture monumentale (3).
Ces vitraux sont les seuls qui méritent d'être mentionnés, la plupart des fenêtres de l'église sont vitrées en losanges de verre ordinaire, réunis par des baguettes en plomb (4).
(i) La figure de l'été est représentée sons la forme d'une femme nue, placée au centre d'une gloire étoilée, dont les rayons rouges se détachent sur un fond d'azur; un jeune homme conduisant un char figure le soleii , sa tête est entourée d'un nimbe rouge et flamboyant; celui qui couronne la tête de la femme, personnification de la lune, est accompagné d'un croissant d'argent.
(2) On y voit des cynocéphales, des blemmys, un pygmée armé et combattant une grue, etc.
(3) Durant le moyen âge, la rose a été restaurée à diverses reprises; ce fut probablement alors qu'on substitua à quelques têtes des bustes entiers, dessinés avec beaucoup de soin et d'une finesse d exécution remarquable.
(4) En 1817 et 1822, quelques nouveaux verres de couleur furent