DE LA PREMIÈRE ÉDITION
Les trois années de croisière qdi précédèrent la conquête de l'Algérie firent assez connaître l'insuffisance des documents -que Ton possédait sur ses parages et le besoin de nouvelles cartesy pour se tenir auprès de côtes aussi dangereuses, sur^ tout pendant Thiver. Mais» vers la fin de Tannée 1830, ce be- -soin parut encore plus urgent par Tobligation où Ton se trouva de naviguer continuellement dans le voisinage de la terre, pour communiquer d'un point à un autre. C'est alors que H. Tamiral Duperré eut l'idée d'adresser à M. le ministre de ia nmrine une demande qui avait pour but la nouvelle exploration de ces contrées. Grâce à ses recoiùmandations particulier ires,' je fus désigné pour remplir cette mission.
Je demandai aussitôt qu'il me fût adjoint un ingénieur-hydrographe de la marine, étant persuadé que pour réussir il tl'j avait rien de mieux à faire que de me servir de l'expérience que MM. les ingénieurs ont acquise, sous la direction de M. Beautemps-Beaupré, en faisant la reconnaissance des côtes de France. M. Dortet de Tessan, ingénieur de S® classe, reçut l'ordre de s'embarquer avec moi, pour me seconder dans les travaux qui m'étaient confiés. II m'eût été difficile, je crois.
de rencontrer mieux ^ tant sous le rapport du zèle et de Tinstruction que sous celui du caractè^e.
Je signalai le brick le Loiret comme le b&timent le plus convenable pour oe genre d'opéraliani ; il me fut accordé. Le Dépôt des cartes de la marine me fournit tous les instruments, les instructions et les renseignements qui m'étaient néce§3aires, el )^ ^kt» Paris pour me rendre à Toulon, où se faisait l'armement du bâtiment. Il me fut permis de choisir les officiers qui devaient en composer l'état-major» je désignai M. Bolle, lieutenant de vaisseau, et MM. Jugan et Gourai, lieutenants de frégate. On embarqua, en outre, deux élèves de 1'^ classe, MM. Thierry et d'Elissalde.
L'armement du Loiret ayant éprouvé quelques retards, nous De pûmes quitter la rade q«e le 21 juin 1831 ; bous arrivâmes le 2d . à A.^er« TSi^^s y fùgies accueiUia par M« Coimao» alers opmmaiidajit de la yiarine» avee tout l'iatérèt que pouvaplt inspirer U qwsioii d0BA9Qu^4tîoi^s<lvBkr|^s« C'est à sc!9 aoinsqjue um^9 4im^ Kmi^^nemni 4tt pilote AloJtiMQieiy yiew capih taiue do la loarpe alg^ieinnev dont les eoftoalasaneei» priniipies lUiuB oni été d'une grande utilités J'avais reçu îles ii^ ft^yoti^^ pqur me mettre w rat^n avec M^ Filbos^ chef de ]jt^ ^eetioii to>pograph}q<ie d'Algen composée de VM* Gongeo9^ l.eTret» Rocset, Bergeron e| Plée, offiçiire 4e l'^tet-ma^ jor^ exriQgéui0urs-géographee4 G^ Ifessi^rs avmei^t déjà exécuté de grands travaux d^B$ tou» les lieux qui avtfeflt été parcourus par uos ti>oupes. M» Filhou me eommufôqua les position^ déterminées grapJNiquemeat 4^ i^jifte lee plus rû^ marquables dans le voisinage 4e ta côte el aur le» ifraddee hautaure» Elles oip^t senû 4e 1^^ à »otffe pMni^ tron^l b]h drogr$^phi^pie^
Les opératione df8 cc^te aanee fiiriiutpiMQÎfiAlelileBt dMgéos pour fixer, par des eb^ervattofis esAreuonîfnee, ta poÉitâcm du phare d'Alger; c'e« à ce pqint^ie eow devioni» lappertar
ttfWèi leâ I^podès ééi autres pointa iib|)ottÂ'tits de là côiè. Nbtlà lëvftites èft iaëiùé ieiàpi le jpkh pÉtilMiéf dû mouiFïâgé et dé tofrté là Mé, àiitti t^é âfe envii'oû^, depuis ié dp Màâfott fëéiik'k ta ny'iërë Maa^-2âfWÀ. iHtiui réunîmes aussi l«« iii«é^iéf<^ iiééëâiiHi^i jpm «dirsinri^é tfù'é carïé èiiier. ta^éémpitéttiiiit éèpAik fe Wpfiiiériè'ift Jûsija'âftas^ei-AmotfscB. EWitf , BÀoè fMAteit iine liréciehéë ^ëdè d' Kgér à Méfs^l'-Këbir, fWfci' ôSteHii' ilnèïtf^refôfs kM^êûëë en rôngîtucfe én- ,t#ë e* denx jointe. La' poâîéièit ^ ^kr é dé BtèK-âf-Kéèîrïut détëWMWéé psfr iin ^â(nt( ûoriiirè d'observations^ àstfonomi- ^eS «* te nSWuaiàgW èoiàé eXâ'ctéïttêttt. Nous rentrâmes â Tm>h, h n imèmbfe i^i. tel^é pVèmîirë campagne fut rëHtoqHâKfe pjÈr M tànii^Uiéé ihé^^teé t[iié iè mauvais fétnp» Ëous èf^osà ; Aàiis êÛmg ptBéqûé toujours dés vents firSis-fraiséï dès BrUèiél^é{»Ksèe^^f ôbSétiMâéaléné les terres.
Fenêm. Y&tA^ë mi, a ^f ëûi de misitm mi rétat-
major qné pérmi M €Lëyéi, lïft. de I^uttb^é et Éi^avàls, Sièves de 1" classe, n&pliàtêc^iix MM. fhiéWf^ et d^"Êissîrfde. ftétis pafHtitte^ fe 7 nhâf, ihi niuis i^ tfétbi plùé iÀi (jué l^ânnée pÉécédéifté. Af i«i s^dir piH Mté pilote' ^ Àl^; néuS ii'<»is' nÉâdié^ àf Ù^ fSmtiemtàt. MH^ iê^&ÙM ie piélà pjf'tibu- \Uiè è^mnSSà^étrâ^ énVirôUrsl «fe fibné, nôu8 élpioi^ldA^ Tes
ëc^m ée Seori' étèë CoW, lé ^ëtfe^e ïtotagie Ittsxfa'k JÏ^lIi. Nous fumUaëpèéiiaéré reéôtmaïssatacé de la câVe comprise entré le c# de Féi^ éï le éàj^ d)é' Ùsnid^: Lé oiativâiâ^ tism^s s^^ tàttC àniiàfobcé é'é bdihie Ilëuré' et dotts ajiatit edipécéës 4é téf- , ntfàéi^ àde' éifpferiilîoii ëiiVréjtt'iâe énà'é te càp jâ^â'garôm et' Jîg^f,jHm ciiàtSMs^'c8iéi'k(ti<!(i^è, et môbiiiâîhes àTô'ûlbn le 29 octobre.
Md«^ë' tlf»oi^Dili ctfoipagne , c^ï eut lien pëadJalit l'atataëe 163ë>, mmfieéi»flfmii6mé',eé iifA^hla'i atà-ilîïilérâ la'fkcilU^ qoe AO«teà^o^JbcéMe'é^bqtië de travailler âfôfôik Sili<plU-' sieAKpbln^/ tov^le méttde à hWà étant àùri bien att'côtt-
rant de ce genre d'opérations. Nous eûmes d'ailleurs» grftce à l'esprit éclairé de M. Gallois, commandant de la marine à Alger, la liberté de louer des bateaux corailleurs dans toutes les circonstances où cela nous parut convenable, ce qui nous fut d'un grand secours et nous permit d'embrasser tout d'un coup de grandes étendues. Aussi, dans cette seule année, nous recueillîmes les matériaux nécessaires pour faire une carte particulière des atterrages de Bone, et de la partie de la côte qui s'étend depuis le cap Toukousch jusqu'à Tile de la Galite ; nous levâmes un plan détaillé de cette île et des environs ; nous terminâmes la reconnaissance des côtes situées à l'E. d'Alger, et nous explorâmes toutes celles de l'O. jusqu'aux lies Zafarines. Cette dernière partie de l'Algérie £iit relevée pour la construction d'une carte générale ; nous reconnûmes seulement en détail les parages compris entre le cap Ivi et le cap Fégalo pour en faire une carte particulière^ les environs du mouillage d'Arzew et des îles Zafarines pour en dresser les plans.
Nous arrivâmes à Toulon le 25 octobre.
Je dois déclarer ici que, pendant le cours de ces trois campagnes, je n'ai eu qu'à me louer du zèle constant et de l'activité de toutes les personnes qui ont été employées sous mes ordres, et je saisis avec empressement cette occasion de témoigner à MM. de Tessail, BoUe^ Jugan, Courais de Nuchèze et Bravais combien je reconnais que leur part a été grande dans les travaux que nous avons exécutés ensemble. La confiance qu'ils m'ont inspirée a été telle que, dès la première année, j'ai pu me dispenser de m'occuper des opérations de détail, et porter toute mon attention sur leur direction et leur ensemble.
Peu de temps après notre arrivée à Toulon, M. le ministre de la marine me fit connaître qu'il accordait à chacun des officiers et des élèves, ainsi qu'au capitaine du Loiret,, im cerde à réflexion de Gambey, avec un horizon artificieU Le comman-
dément du brick fut ensuite donné à SI. BoUe ; < ce bâtiment fut employé à la coFrespondanee entre Alger, Bon» et Oran, et conséquemment armé» ; avec 80 hommes d'équipage* Pendant sa première campagne hydrographique, il avait eu d'abord 55 hommes, et quelque temps après ce nomb|re avait été porté à 67.
Dès que l'exploration des côtes de l'Algérie fut achevée, nous nous occupâmes, M. de Tessan et moi, à terminer la rédaction des cartes, dont plusieurs avaient déjà paru. Nous crûmes que, pour compléter les moyens de sûreté pour la navigation, il falhdt les accompagner d'une instruction sur le climat de ces parages, et d'une description détaillée de la côte et des principales reconnaissances* N.ous allons donc offrir aux marins les résultats de nos recherches et de, notre expérience ; mais nous les ferons précéder de l'exposition des méthodes que nous avons suivies, soit pour le tracé et la constructioti des cartes,. 3oit pour les calculs des observations astronomiques que nous avons faites, afin qu'ils puissent apprécier le degré de confiance que mérite notre travail. Voici Tordre dans lequel nous présenterons les différents chapitres que nous aurons à traiter :
CHAPITRE I^. Modes d'opérations. — Nous y exposerons Tes méthodes que nous avons suivies pour lever les cartes, obtenir les latitudes, les longitudes, les azimuts, les hauteurs des montagnes, les déclinaisons et les inclinaisons de Taiguille aimantée. Nous y joindrons quelques résultats obtenus pour la température de la mer à diverses profondeurs '.
CHAPITRE IL Etat des vents et cumat 9es environs de Toulon.— Ici nous avons réuni ce qui nous a été coi^muniquépar divers officiers
* Ce chapitre a été supprimé dans la 3* édition, en sorte que le ehapitre II devient le chapitre !•% et ainsi de suite.
ée mktïûê et ^ 4tfelqô6s anélètt» ftiMes de ce» t>^t«!f, Khisi qtt^t féé }ottf« quai^Mu atodd ftif9 tau èé iH»i^ déj^s 18t2ja«qti'èiti flM.
JNouià le terminoiis par Iob âeob reils«rigQeflieDts que non» aroin pa noiifr psoourdr sur le climat de Mahoo.
CHAPITRE IIL État ibb tents bt climat des côtes siPTEinr&ioifâiES d'Afrique, comprises entre l'Île de la Galite, Alger et les îles Zafarines. —C'est le résultat de nos observations depuis l'année 1827 jusqu^à la fin de 1833, modifié quelquefois et souventconfirmé par les communications bienveillaùtes <fe nos camarades.
(ittÀPifîftË Vf. CôtUktiifi. ^ Moftrs y én^iSstatè ieé î(^ti iinkMt que Téù af «ur îts é<mracùt8 qtri étvëiéii ehite fés' cMki i& ^Mtidé et celles d'Afri<i^è, et àofàé iMmi éhp^tttioxAtdt tétti ifiséùtiinA atônsf àbéét^ tés sur 6e6 dentifèr^s j^iid^t mtfè ^{Hoi^àlié».
CHAPITI^ V^ TBAYERft|9(s BB Toijixnl ie AadEK kp d'Aider â TdVLes. — Ce chapitre est la conclusiion de teiiicre qm précède-; oi^ y trou*. . vera les combinaisons de routes par lesquelles on obtiendra^ avee quelques probabilités, les traversées les plus courtes pour chaque saison de l'année.
MIÊRE PARTIE COMPRISE ENTRE AlGER ET l'IlE DE LA GaLITE.
CflAt'iTRË Vit. Seconde partie comprise entre Alger et les îles
îZiAÉ'ARINES.