‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 206 sur 583 · SON IMPORTANCE COMMERCIALE · texte numérisé non relu

SON IMPORTANCE COMMERCIALE

Au nord elle est bornée par Santiago del Estero et Gatamarca ; la ligne de séparation passe ici par la grande steppe salée el rencontre le Rio Dulce au-dessus de son embouchure et le côloi*^ jusqu'à la lagune Porongos ; à l'ouest elle est limitée par les provinces de Gatamarca, la Rioja et San-Luis ; la ligne de fronlièi-es passe entre la Sierra deCordova et San-Luis jusqu'au Rio Quinlo au sud et la saline centrale au nord. Au sud il n'existe pas de limite définie; la province s'étend jusque dans les steppes palagonnes, mais ne possède plus aucun établissement au sud du Rio Quinto. Les plaines en culture finissent déjà au Rio Cuarto et deviennent très-rares au sud de cette rivière.

La province de Gordova est une des plus variées dans sa physionomie naturelle, sans être la plus riche. Elle a des pampas fertiles avec de bons pacages au sud et à l'est, des plaines stériles au nord et à l'ouest, des forêts dans le voisinage et dans lesravios de la chaîne centrale, dont les trois arêtes parallèles entièremeot séparées alternent aveè des vallées en partie revêtues de belles forêts de palmiers, des mines dans la montagne également riche en calcaire et en marbre remarquable par sa blancheur et la finesse de son grain. La culture des céréales et l'élevage du bétail sont florissants surtout dans les districts les plus frais entre te deux principales chaînes de la sierra où le blé vient bien. Le> arbres fruitiers y réussissent très-bien aussi, et les pommes de Cordova sont renommées dans tout le pays. La province esllivr peupléo et son peuplement date des premiers temps après la conquête ; les Espagnols qui vinrent s'y établir ouvrirent un commerce actif de bétail avec le haut Pérou, la Bolivie actuelle, el y conduisirent surtout des mules en grand nombre, ce qui attira beaucoup de colons. On dit que la belle cathédrale de la ville a été construite avec les riches revenus de ce commerce, qui* diminué dans les temps modernes. La province est demeurée >iitionnaire sous l'influence de ses nombreux établissements religieux, qui ont étoufi'é tout zèle, toute activité industrielle et commerciale. De nos jours seulement elle commence à se réveiller Je cet assoupissement d'une vie purement contemplative.

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