‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 212 sur 583 · PROVINCE DE LA RIOJA · texte numérisé non relu

PROVINCE DE LA RIOJA

iO mines d'argent et de galène argentifère dans la Sierra Huertael 1 mine de cuivre avec les forges nécessaires à son exploitation. Plusieurs de ces mines, particulièrement celles d'or et d'argent, sont entre les mains de sociétés anglaises, mais avec participation des nationaux ^. Dernièrement on a trouvé dans la contrée appelée Marayas, à l'extrémité de la Sierra Huerta, des gisements de houille exploitables, mais qui malheureusement paraissent avoir peu d'étendue ^*,

iO. La Riqja.

Cette province aussi a le même caractère prédominant que les deux précédentes : on peut même dire qu'elle résume la pampa stérile mieux encore que celle de Mendoza et même que celle de San-Juan. Elle est en effet plus pauvre en eau et reçoit moins de pluie que ces deux provinces. Son territoire s'étend obliquement de la steppe salée centrale jusqu'à la crête occidentale des Cordillères, et est borné au sud par San-Luis et San-Juan, parla ligne de démarcation indiquée, à l'ouest par cette arête, à l'est et au sud-est par le bord de la grande saline, où elle confine à Cordova, au nord-est par Catamarca. De ce côté la limite est tracée par une ligne imaginaire, tirée du bord de la grande saline sous 30* 20' en décrivant un arc légèrement convexe au nord-est jusqu'au bord du plateau des Cordillères sous 27" 50', de façon à ce que le massif piincipal de la Sierra Famatina tombe en dedans de cette ligne du côté de La Rioja. La province, d'après le recensement, a 48746 habitants, dont 22 775 hommes et 25 971 femmes; 4500 habitent la capitale. Sa position astronomique a été fixée pr les nouvelles observations de mon ami P. Monetaà69*21'25" ouest de Paris (67" 116" de Greenwich) et 29" 18' 58' lat. S. Les anciennes déterminations la plaçaient sous 66" 58' ouest de Greenwich, ou 69" 18' de Paris et 29» 25' lat. S. Les autres localités le? plus peuplées sont Villa Argentina ou Chilecito avec presque 1500 habitants, et Famatina avec un nombre à peu près égal; puis enfin Guandacol avec 1300 habitants. Dans les envi rons de ces

PROVINCE DE CATAMARCA. 343

gi*ands établissements on pratique ragricultui c comme à Mendoza et San-Juan dans des champs irrigués artificiellement; mais on y cultive surtout la vigne et l'oranger, et il se fait un commerce actif de leurs produits du côté de Cordova, où ni la vigne ni l'oranger ne croissent bien. L'industrie principale de la province est cependant celle des mines, dans les environs de Famatina et de Chilecito, où existent de bonnes usines qui produisent de l'or, de l'argent et du cuivre. Le recensement parle de 7 mines d'or, 12 mines d'argent et 5 de cuivre en activité et exploitées avec profit. Dans le nord de la province, au pied de la Sierra Velasco, où se trouve le district d'Arauco, on cultive l'olivier avec de beaux résultats. La culture de la vigne se fait surtout dans les environs des anciens villages de Nonagasta et de Bichigasta au sud de Chilecito, c'est-à-dire dans la vallée bien cultivée située entre la Sierra Velasco et le tronc principal de Famatina; le vin de la première localité est le plus renommé.

Cette province très-montagneuse, puisque la Sierra Famatina en gi'ande partie, la Sierra Velasco et de los Llanos en totalité lui appartiennent, est pauvre en cours d'eau. Les deux principales rivières de cette région, le Rio Jagué et le Rio Jachal, lui appartiennent seulement dans la partie haute de leur cours : le Rio Jagué jusqu'à Guandacol, l'autre tant qu'il porte le nom de Rio Blanco, et en outre il coule dans le plateau des Cordillères.

il. Catamarca.

Nous n'avons rien de particulier à dire sur le caractère physique de cette province, tant elle ressemble aux précédentes. La pampa stérile y est aussi prédominante et l'agriculture n'y trouve lie place que dans des champs irrigués artificiellement. On y rencontre cependant un peu plus de pacages naturels sur les hauteurs et dans les vallées hautes des montagnes : parmi elles la plus importante est le Campo de Pucarà. On y élève du bétail sur une grande échelle, et on y fabrique de bon beurre et de beau fromage. Cette vallée et les districts analogues de la Sierra Pelen, de

Ui SES PRODUCTIONS.

la Sierra Zapale et de la Sierra Copacavana envoient au Chili des animaux engraissés et munis de fers aux pieds pour la traversée des Cordillères. Une autre source de bénéfice existe dans les mines qui produisent de l'argent et du cuivre, et sont surtout abondantes dans les branches latérales de TAtajo à Capillitas.Des établissements importants, comme celui de Klcaio, exportent le minerai et donnent de gros bénéfices ^.

Les limites delà province au sud, où elle est bornée par La Rioja et Cordova, ont déjà été tracées. La province s'y étend jusqu'à la steppe centrale et est séparée de La Rioja par une ligne de convention qui,pailantdu milieu du désert salé, se dirige aunordouest en contournant la Sierra Velasco vers la Sierra Famatina, coupe son extrémité supérieure jusqu'à Angulos et Carapanas, et franchit le plateau des Cordillères pour aboutir au bord à Pircas- Negras. A l'ouest, la limite est formée par le bord du plateau du roté du Chili. Au nord elle est bornée par Salta et s'étend à peu près jusqu'à 26° lat. S.; à l'est par Tucuman et Santiago del Estero. Elle est séparée de cette dernière province par l'arête de l'Aconquija jusqu'au Rio Guacra, de la précédente par une ligne parallèle au pied de la Sierra Ancasta, du Rio Guacra jusqu à la steppe salée.

D'après le recensement, la province a une population de 7!) 962 individus, qui se divisent en38650hommes et 4i ril2 femmes. La capitale a seulement 5748 habitants et son aspect est assez misérable. On y a cependant construit récemment un bel hôtel de ville (cabildo) et une jolie église. Li ville est alimentét" d'eau potable par un grand bassin construit au pied de la montagne occidentale voisine. On s'occupe beaucoup de la culture des arbres fruitiers et de la vigne dans la vallée de Las Chacras, qui est la partie la plus peuplée ; mais la préparation du vin y est très en retard et il est moins estimé que celui de La Rioja. On n'y niltive pas la canne à sucre et le coton, comme je l'avais dit par erreur dans mon Voyage^ mais seulement du maïs et un peu de blé. On distille avec le raisin de bonne eau-de-vie que l'on exporte en grande quantité en Bolivie. Cet article est très-recherché daD<

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