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même est en arrière pour la densité de la population, comme nous le verrons plus lard.
Les limites de la province sont à l'ouest la Sierra Aconquija, par-dessus l'extrémité nord-ouest de laquelle elle projette cependant un angle aigu. Au nord elle confine à Salta par une ligne qui court parallèlement à 26° lat. S. en s'infléclûssant à l'est un peu plus au sud, jusqu'au point où le Rio Talâ sort de la mon-' tagne et franchit la Sierra Buruyaco pour aller rejoindre l'Arroyo Uruena. A l'est elle est bornée par Santiago del Estero; de ce côté la limite est formée par une ligne imaginaire tirée de Tembouchure du Rio Hondo jusqu'au Rio Salado dans le prolongement de l'Arroyo Uruena. Au sud par Catamarca, où le Rio Guacra sert de ligne de démarcation.
Cette province par toute sa nature est agricole et industrielle. En outre des légumes et plantes fourragères de toutes sortes, elle produit d'excellentes qualités de tabac, de riz, de sucre et d'eau-de-vie, mais pas de vin ; la vigne ne trouve pas de sol approprié à sa croissance dans le lehm dur des pampas recouvert d'une couche peu épaisse de terre végétale. Les orangers y sont au contraire beaux et renommés, et croissent déjà à l'état sauvage dans les forêts voisines. L'élève du bétail sur les parles élevés de l'Aconquija donne lieu à un commerce considérable. La vallée de Tafi pratique surtout cette industrie avec succès, et le fromage qu'on y prépare est renommé dans tout le pays. On élève quelques bêtes pour la boucherie et on les consomme sur place; il existe des fabriques de cuir qui en préparent des qualités aussi fines que relui de Cordôue ou que le maroquin. Enfin les grandes forêts du pied sud-ost de l'Aconquija fournissent de beau bois de construction et de travail, beaucoup utilisé par les provinces voisines pour les travaux de menuiserie et de charronnerie. Les travaux de femmes sont aussi très-florissants dans la province : on y tisse de belles housses de selle (pellondes) recherchées dans toute la république, et des dentelles fines (randcis) pour la fiibrication desquelles les Tucuxnaniens ne sont pas moins renommés que pour celle de leur fromage.