Les anciennes Missions embrassent environ 3 1/2 degrés
358 AIKE TOTALE DK LA REPUBLIQUE.
carrés que j'estime à 700 milles carrés. Leurs rîOOO iiabitanls donnent donc un chiflre de 4,3 têtes par mille carré.
3. Les Pampas au sud des province^ jusqu'aux limil<'s de la Patagonie. J'estime ce territoire à 28 degrés carrés et admeUle chiffre de 6000 railles carrés. La population indienne s'élève à 21 000 individus, ce qui donne 3,5 individus par mille carré.
4. La Patagonie ou le pays à l'est dos Cordillères et au sud do 41* lat. S. jusqu'au détroit de Magellan. Elle embrasse Tifl degrés carrés-, ce qui nous donne seulement 8000 milles carrés à cause de la diminution graduelle de la superficie pour chaque degré de latitude au sud. Le recensement admet 24 000 Indiens dans ce territoire, ce qui fait trois individus par mille carré.
Le territoire entier de la république Argentine est de 45 .'ÏW milles carrés et sa population de 1826913 habitants, ou W tètes par mille carré.
Nous serons donc très-près de la vérité si nous acceptons en chiffres ronds 45000 milles carrés pour l'étendue de la république comme nous l'avons fait plus haut ***, et nous nous contenterons pour le moment de ce résultat, en attendant que l'avenir nous fournisse des renseignements plus exacts et plus détaillés.
TAIILEAU RÉr,A['ITl'LATIF.
isSi
,,,,o;*:;:.iS2SSS8.ss,.o,:,,==,
liSlBlsESSlIiiiiii
s££iiïâSisïi8ESiii
il i
|îgg§"sPîg.s5Bi¥SS"5S
ssSi
iïi
SîsSbSc , , ,
gSSSiSSSBSSSÏISS ' ' ' '
gs§sîsis|g.isai.M 11
sspsssiassssiass ' ' ' '
1 ji
ssssSiîiSii
s IS^SSÏ-SS
SSR8SSW3SÏS352 1 1 1 1
ssSESssssassas
à i-'-srssssgœsïss
3=S'SSSSSS=SSS MM
ISSSSSS-SSSBSE
il'
jl . - -
7 (157). Ija description des Pampas que je donne ici est une reproduction et un résumé des diverses descriptions que j'avais consignées soit dans mon Beise durch die la Plata-Stoaten, Thl. I, S, 112, 148, etc., soit dans mon mémoire sur la région du Rio Salado {Zeitschr. f. allgem. Erdkunde, Neue Polge. 15, Bd., S. 225). — Le mot Pampa, comme beaucoup d'autres noms de lieux, vient de la langue Quichua et signifie campagne ouverte, plaine. Voy. Gareikuode la Vega, Comentar, reaies , etc., t. I, p. 118.
8(161). C'est aujourd'hui une opinion très-répandue dans la province de Koenos-Ayres que l'eau des lagunes, même des plus grandes, est en décroissance, et on entend exprimer là- dessus les opinions les plus fantastiques. Les demi-savants ont surtout adopté l'opinion qu'il s'est ouvert dans le sol des canaux d'écoulement invisibles, et il est d'autant plus difficile de les en dissuader, que la vraie cause à leur opposer sonne très-désagréablement à brs oreilles. Ce n'est ni l'accroissement de l'évaporation, ni la diminution des pluies dans le pays qui déterminent l'amoindrissement de l'eau dans les lagunes, car il n'existe aucune espèce de raison pour admettre ces deux eiBses.— -Il faut plutôt s'en prendre à l'augmentation constante des animaux temts dans les pacages voisins, et ce sont eux qui produisent la diminution de l'ean. Lorsque chaque jour plusieurs milliers de chevaux, de bœufs et démontons vont boire à la lagune et y absorbent autant d'eau qu'ils veulent; (ja'en outre ils entrent dans la lagune, la parcourent en tous sens, bouleversent le fond et augmentent l'évaporation par une agitation continék, l'eau ne peut alors que décroître peu à peu dans ces bassins plats et <fone étendue limitée, bien que la pluie vienne de temps à autre en relever le niveau. Après s'être désaltérés, les animaux rentrent dans la campagne, l'y débarrassent du liquide absorbé et engraissent ainsi le sol, ce qu'on imsidére à bon droit comme le meilleur des amendements. Mais ils en- Iheni à la lagune une grande partie de son eau, et celle-ci décroît d'autant ^hi que le nombre des animaux s'augmente d'année en année. Toutes les la- Ipines, en effet, s'alimentent seulement par les pluies et ne reçoivent d'eau ^aucune autre source.
9(162). J'ai décrit doux de ces dunes dans mon Reise^ 1, Bd., S. 117, et
4aiLs Zeitschr. f. allg. Erdk. J, 239. J'ai observé celle de la rive orientale à
il pointe de la presqu'île Darss et Mônkgut, ainsi que sur l'île Hiddensoe.
tti peut consulter là-dessus mon Histoire de la création, p. 15 et 31. Paris,
, in-8. Des dunes s'étendent aussi sur une grande étendue sur toute la
«•te de Patagonie.
10(162). Voy. Th. Page, la Plata, etc., p. 3i6.
11 (165\. C'est au Chardon-Marie {Sylibum marinnum) que se rapportent ^ks «Aiservations de Darwin sur les chardons de ce pays dans son Voyage '- ^ iwk wUurnliste autour du monde (p. 127 de la traduction française), et îV •" Jeaottre il mentionne une description de Francis Head, que je n'ai pu me pro-
,^* . iî(\65V On trouvera dans mon Reise, Bd. 1, p. 220 et suiv. et Bd. II, ,t?: \' ^^ suiv. une description de ces plaines arides.— On comprend de soi-
même que Tagriculture et l'élève du bétail n*y sont possibles qu*à l'aide de soins artificiels, c'est-à-dire lorsqu'on peut amener de l'eau sur le sol et le rendre propre à la végétation du blé et du trèfle. Ceci se fait au voisinage de tous les établissements qui sont toujours situés de façon à pouvoir Htt irrigués. Voy. AncUes del Mus. publ. de Buenos-Ayres, t. I, p. 90.
13 (166). Grisebach, dans son ouvrage La végétation de la terre (trad. en français, Paris, 1875, in-8), donne aux Pampas stériles le nom de Ckannr- ^iteppeSy emprunté aune des principales plantes. Mais le chanar estsoQTeot absent et d'autres espèces d'arbustes y sont aussi, sinon plus répandues, pir exemple hjariUa, — Le nom de l'ensemble delà plaine argentine est Pampa et non steppe.
14 (166). Les Argentins appellent les forêts monte, bien que cette expression en espagnol ait la signification de montagne, comme le prouve le dob de Montevideo. Elle tire son origine d'une dénomination générale em|ilojêf par les soldats espagnols à l'époque de la première occupation ; en voyant des forêts seulement sur les endroits montagneux et dans les ravins, rt formées d'arbustes assez clair-semés, ils les appelèrent monte, c'est-a-dire bruyères. Cette dénomination passa aux Gauchos et a été adoptée peu àpA par le reste de la population, parce qu'on ne voyait nulle part de vraies 'orêts avec de grands arbres et un feuillage touffu, les telvas des Esp^ gnols. L'expression monte pour signifier des fourrés d'arbrisseaux et et bruyères se trouve chez les anciens écrivains espagnols.
15 (170). J'ai donné, dans les Anales delMuseo Publico de Buenoê^Affm. t. I, p. 104, une description plus détaillée des bassins salés et de la croâu de sel ; elle sera reproduite plus loin dans le quatrième livre de cet ot* vrage.' Darwin parle aussi de sel de cuisine dans son Voyage, t.l, chap. i, — La saline de Catamarca a été étudiée par M. Fr. Schickendants; w note td.
16 (170). (i'estun vieux principe d'expérience que les cultures faites sur des terrains vierges sont productives seulement lorsqu'on a à détruire oae végétation antérieure naturelle pour la remplacer par une autre artifictdk- Cette dernière, en se plaçant au point de vue de l'organisation des plaotes. est toujours inférieure à celle qu'elle doit supplanter. Ainsi, au Brésil, oi cultive le café en défrichant les splendides forêts vierges, et on plante l» faibles arbrisseaux de caféier sur leur sol. Mais les Pampas, niémeles fertilfs ne produisent qu'un très-misérable tapis de verdure, composé de piintrv inférieures au blé qu'on veut y cultiver. Ces tentatives ne réussiront jamais; les Pampas doivent rester en territoire de pacages et ne ponrroat fournir à l'agriculture que quelques endroits plus favorisés, mais ne se traar formeront jamais sur toute leur étendue en une terre labourable féroodf On peut demander au sol seulement ce qu'il a, ou quelque chose d'aDalogor*. en rapport avec sa nature. Il ne rendra jamais ce qu'il ne peut prodairr Ce sont là des principes positifs établis dans la chimie agricole de Utbif
17 (171). Qu'on voie ma description de la forêt d'alganrobes â Ckocul. dans le tome I de mon Rehe, p. 143, et l'emploi du fruit, Iork ''
\mg. 'Hl. La boisson qu'on en tire s'appelle alqja, et elle est enivrante, Voy. loc. cit. 225.
18 (172). Mon ancien collège à l'université de Halle, M. le professeur De Schlechtendal, a fait connaître cette plante dans la Botanische Zeitung (i86i, n"22), d'après des fruits que je lui ai envoyés. Voy. mon Reise, t. II, p. 105. J'y mentionne plusieurs autres arbres de cette forêt. Je passe sous silence, pour le moment, les particularités de cette végétation qui sera décrite dans le cinquième livre de cet ouvrage. Notons seulement que l'expression Gran-Chaco est à moitié d'origine indienne : Chaco chez les Indiens désigne la méthode de chasse employée pour traquer le gibier sur de vastes plaines. (P. Lozane, Hist., etc., 1. 1, p. 284).
19 (173). Voy. l'article : La forêt vierge des tropiques, dans le second volume de mes Geologischen Bilder. Quant à la forme de cactus mentionnée ici, il faut probablement, d'après M. le professeur Hieronymus, la rapporter au Rhipsalis cassatha. Hook. Exot. Flor. I, p. 2, pi. 2, dont le fruit doux,comrae nos groseilles, est très-recherché par les perroquets.
20 (174). J'ai décrit brièvement dans mon Reise, t. II, p. 48, ces beaux palmiers restés inconnus jusqu'à ce jour, et j'ai mentionné les forêts qu'ils constituent. Les palmiers forment encore do grandes forêts clair-semées dans la région orientale d'Entrerios près du Rio Uruguay, et s'étendent au sud jusque sur les îles entre les embouchures du Paranâ; mais ils manquent absolument dans toute l'étendue du côté occidental de la république. Le Trinax est mentionné dans mon Reise, t. 1, p. 389.
21 (174). Notice description de la Patagonio s'appuie principalement sur un article de MM. Heusser et Claraz dans la Zeiischr. d, Gesellsch. f, Erdkunde zu Berlin , t. Il, p. 321. Conmie je n'ai pas visité moi-même le pays, j(? suis forcé de recourir à des observations étrangères.
22 (176). Darwin, dans son Voyage d*un naturaliste^ chap. IV, a décrit une de ces lagunes salées. Gomme toutes les lagunes de cette contrée, elle contient de l'eau momentanément et se dessèche complètement en été.
23 (179). Voy. Fr. Schickendantz dans Petermann's geogr, Mitth., 1868, p. 143. Cet auteur, très-bien renseigné sur la partie où la saline est le mieux développée {Boletin de la Academia d. cienc. Exact, t. 1, p. 240 et suiv.), a essayé de prouver que le sel des salines ne provient pas de lacs salés préhistoriques, débris d'une ancienne mer, mais qu'il est de formation secondaire par la décomposition des roches voisines. Nous renvoyons à son mémoire sans entrer plus à fond dans les raisons sur lesquelles il appuie son opinion. Le niveau de la saline ne m'est pas connu avec certitude. D'après Martin de Moussy {Descr. de la conféd. Arg., t. I, p. 246) la région de Chumbiche est à 345 mètres et celle localité est assez exactement au même niveau que la saline.
24 (180). Voy. D. Pampeo Moneta dans Informe sobre practicabilidad, etc., del ferro carril central Argentino, etc., p. 17, Buenos-Avres, 1867, in-8. L'observation, émise avec raison par l'auteur, que les lacs salés avec écoulement constant doivent se dessaler, a déjà été faite par Darwin
dans sou Voyage d*un tMluraliste, chap. IV. Le petit crustacé dont il est fait mention et qui est commun dans les lacs salés des steppes de la Russie méridionale (lac d'Elton), s'appelle Artemia salina. Je ne l'ai pas obsenr jusqu'ici en pays argentin.
25 (183). On trouvera une note courte avec carte dans Peiermauii (jeogr. Mitthtil, 18G0, p. 369, et une autre plus détaillée dans Neunuam't Zeitschrift fUr Erdkunde. N. F., t. IX, p. 337.
i6 (184). J'ai consigné tes résultats de cette étude dans Petermann$ geogr, Mittheil. 1864, p. 86, et les ai comparés avec les miens. Je n'ai pa consulter une relation antérieure publiée dans le Joum. ofthe Ro^ Geoçr. SocofLondorit 1861, p. 155.
^1 (190). J'ai mal tracé le cours du Rio Jagué dans mon Voyage (t. D, p, 258), ainsi que dans Petermann's geogr, Mitth. 1860, p. 371, et dans h Zeitschr. f. allg. Erdk., t. IX, p. 347. Je le fais en effet traverser la dk»tagne à l'est et couler du sud au nord, tandis qu'il coule du nord au sud H reste dans la même vallée sans couper la montagne. C'est ce que fait le Rit Fiainbalà, plus au nord, que j'avais confondu avec le Rio Jagué. Ces erreurs ont été corrigées dans Petermann's geogr. Mitth. 1863, p. 111 et 18^, page 87.
28 (193). M. Mûhry, dans son Tableau climatologique de la tem, te^ pliqué mon observation sur le vent d'ouest violent à cette hauteur en l'tltribuant au contre-alisé supérieur. Voy. son ouvrage, p. 30 et 31.Danrii dit également (Voyage d'un naturaliste, chap. IV) que sur le sommet des Cordillères méridionales le vent vient toujours de l'ouest avec une gnode force, et propose une explication analogue à celle du contrealisé. Strobd aussi a fait la môme observation. {Petermann*s geogr . Mitth ASIO, p. 299).
29 (194). Mon ancien collègue de l'université de Halle, M. le professeur Girard, à l'examen duquel j'ai soumis les trachytes du plateau des Cordillères, m'a fait remarquer qu'ils possèdent un aspect perlé très-parliculi^r qui pourrait dénoter un rapide refroidissement de la matière cruptive rtjetée au dehors. Leur couleur très-foncée, presque noire, est remarquiblf aussi, ainsi que leur mélange avec divers amalgames noirs et rouges de U roche fondamentale. On peut affirmer qu'il n'existe encore aucun autre trachyte semblable connu sur la terre. Voy. sur le trachyte des Cordillères distingué par le nom d'andésite, Humholdt, Cosmos, tom. IV, pages i75 et 633.
30 (197). Depuis mon voyage sur le plateau des 0>rdillères en 1860, le gouvernement national a fait construire pour les voyageurs le long des routes plusieurs petites et solides maisons appelées cosuchas que je vais éoo* Miérer pour fixer l'orientation des routes.
Huit (Uisuchas sont sur la route que j'avais suivie: la preniière à It lagmu' de las Mulas Muertas, la seconde à la lagune Brava, la troisième au miliefl de la distance entre cette dernière lagune et la Barranca Blanca, la quatrièine sur TÂrroyo Blanco, au fond du ravin^ la cinquième dans le Tiangon, derrière le Rio Saliulo, la sixième au boni du plateau occidental, vis-a-vis du \o\nn
de Copiapô, la septième au Peiiasco de Diego, et la huitième à Tembouctiure da Rio GacbitOy dans le Rio Piuquenes .
Une autre route également très-fréquentée vient de La Hioja, part du Jagué et traverse le plateau, en se dirigeant au nord-ouest, vers le Portezaelo de Corne Caballos, et se divise en plusieurs voies parallèles. On y trouve seulement quatre casuchas, car cette roule, quoique plus longue, suit en grande psirtie des vallées où il n'existe aucun grand danger. La première est située sur le chemin qui part de Guandacol, près de TÂlojamientode Pasto Amarillo, la deuxième à la Cueva de Pastoâ Largos, la troisième sur le sentier qui vient de Jagué à la Cueva du Rio Rlanco, et la quatrième un peu plus au nord, à TEmbocadura du Rio Come Cabal!os dans le Rio Blanco. Toutes les casuchas et localités seront exactement indiquées sur une carte spéciale du plateau des Cordillères, qui paraîtra dans Tatlas de cet ouvrage .
31 (198). Les résultats de celte exploration ont été consignés par M. Edward Flint dans leJowm. oftheRoy. geog, soc. of London, 1861, p. 155. J'ai domié une note dans Petermann's geogr. Mitth., 1864, p. 86. (Voy. note 26).
32(201). Les indications sur la hauteur de TAconcagua ont beaucoup varié; nous avons adopté celle de Pissis comme la plus exacte {Petei*mann*$ I90gr. Mitth. 1864, 35). On trouvera des renseignements plus anciens dans la même revue, 1858, 44, ainsi que sur les sommets un peu plus élevés de la Bolivie (Ibid., et 1860, p. 320).
33(204). La description des Cordillères par Humboldt, dans le CosmoSy t. ni, pages 306 et suivantes, avec les remarques pages 546 et suivantes, s'applique seulement aux volcans et n'apprend rien sur l'ensemble de la montagne. La partie des Cordillères qui appartient à la république Argentine fait partie de la section qui, selon lui, est sans volcans actifs et (pli s'étend de là jusqu'au Maypu sous le 34* degré de lat. S. Mais dans cette étendue il existe plusieurs cônes éruptifs que* l'on doit sans doute attribuer à des volcans, et il est permis d'affirmer qu'ils ne manquent nulle part depuis le désert d'Atacama jusqu'au Maypu. A Tépoque où Humboldt rédigeait son Cosmos (1856 à 1857) il ne pouvait connaître ni le voyage de Philippi à travers le désert d'Atacama (1860), ni ma traversée des Cordillères {Geogr. Mitth. y \H60, p. 369). Ils ont paru tous deux après sa mort (1859) et étaient les premières descriptions de cette région basées sur des observations personnelles recueillies par des voyageurs scientifiques. On peut apprécier, d'après cela, l'assertion de Humboldt qu'il n'existe pas de cône volcanique dans les Cordillères de Calauiarca et La Rioja. On sait aujourd'hui que ces cônes volcaniques ne manquent pas, même sur la longueur du plateau des Cordillères, mais qu'à partir de son extrémité sous 29® 30' jusqu'au 30® de lat. S., on ne les trouve plus que sur la chaîne occidentale, et qu'ils reparaissent de nouveau même dans la chaîne orien* taie, auprès de l'Aconcagua, qui, du reste, n'est pas d'origine volcanique, •"^insi que |*» prouve suffisamment son sommet divisé en deux dents. Mais ils
sont Cous en repos jusqu*au Maypu. Humboldt a fait connaître ceui en activité qui viennent ensuite, ainsi que les hommes à qui nous devons leur exploration. 11 estime le nombre de tous les cônes volcaniques dans cette partie des Cordillères à 24, dont 13 ont eu des éruptions dans les temps historiques; mais il en mentionne seulement quelques-uns avec détails. Comme ils se dressent tous sur le côté chilien de la montagne, nous n'avons pas à nous en occuper.
3i (â04). Voir la note de W. Frick sur le lac de Rinihue dans PAermann's geogr. Mitth ,1864, p. 47. Bien que ces renseignements ne soient pas complètement prouvés, et que notamment la conmiunication des lacs de Test avec ceux de Touest par un canal navigable repose seulement sor le dire des Indiens du pays, il semble cependant hors de doute qu'il existe li un passage très-bas. Le Rio de Valdivia sort du lac de Riilihue; la braocbe méridionale du Rio Negro doit être en communication avec le lac de Test, mais nous n'avons là-dessus que des présomptions. Voy. aussi la note de A. de Conring dans la Zeitsckr. f, allg. Erdk, N. F. XIX, p. 370. F. Rosetti a décrit les autres passages plus au nord dans Infwrme nèn la practicabilidad de un ferro carril transandino Buenos-A\Tes, 1870, reproduit dans Petermann*s geogi\ Mitih,, 1871, p. 280. Voy. aussi la Zeiischr, f. allgem, Erdkunde, N. F., tom. XV, p. 444 et note 39.
35 (205). Sur la question des glaciers dans les Cordillères du Chili, voy. R. A. Philippi dans Petermann's geogr . Mitth., 1867, p. 347 el sut.
36 (208). Mon savant ami, mort malheureusement trop tôt, le professeur F. J. F. Meyen, cite le volcan de Coquimbo dans son Voyage (t. 1, p. 3^), et Humboldt aussi dans le Cosmos (IV, p. 321 et 551), mais ils n'endtsest rien de plus; le premier ajoute seulement qu'il est petit. Mon ami se trompe en niant en même temps l'existence du volcan de Copiapô ; il existe biei réellement comme je l'ai indiqué dans le texte. J'ai pu le voir moinnéiBe pendant une demi-heure et contempler son cône puissant.
37 (211). Ces indications sont empruntées au mémoire déjà ci té, ifi/brMr,el€. de Tingéuieur professeur D. Rosetti. Le projet de conduire un chemin de fer par la passe de Planchon est abandonné, et on adopte un autre tracé par li Cumbre de Uspallata. Voy. le rapport de l'ingénieur J. Clark, Ferro Cftrrû transandino (Valparaiso), 1874.
38 (211). Mon ami M. Pellegrino Strobel a traversé les Cordillères dn sad par la passe de Planchon. 11 a fait connaître ses observations dans plusieurs publications, et je renvoie à celle donnée dans Petermann*s geogr, Mitth. 1870, p. 298.
39 (212). Voir Petermanns geogr. Mitth., 1865, p. 240, oà sont mentionnées les anciennes indications sur lapasse de Villarfca ; également, la Zeitschr f. allg. Erdk, N. F. XV, p. 444 et XIX, p. 370. Aiara ea ptrie dans son Hist. de Parag., 1, p. 167 et suiv., et dit qu'elle a un mille d^ large. Ses indications sont encore plus détaillées dans le Voyage, etc, t. H. p. 48, où il affirme que les Espagnols allaient autrefois au Chili par cetl** passe avec des chars, jusqu'au moment où les Aucas les en empêchèrent.
40 (âl5). Mes renseignements sur , la SiêiTa FaRiatina s'appuient sur un mémoire manuscrit de M. W. Whéelwright qui avait fait explorer la montagne par M. Naranjo au point de Tué de sa richesse métallurgique. J*eu parlerai avec plus de détails dans la partie géologique de cet ouvrage. Sur les formations de Tépoque houillère il faut consulter le mémoire intitulé Carbon de Piedra Avgentino, etc., par .Klappenbach y Garmendia, Buenos- .^yres, 1872, in-4".
41 (^4). La meilleure description de cette petite montagne de la Sierra de Buruyaco a été donnée par M. Pompeo Moneta dans une carte du projet de chemin de fer de Cordova à Jujuy, publiée dans la ZeiUchr. d, Gesellschaftf, Erdkundein Berlin, t, III, pi. IV. Voir ma note dans PeUrmann's geogr. Mitth., 1868, p. 44.
42 (229). Dans ma carte, publiée dans Petermann's geogr, Mitlh., 1868, pi. 4, j'ai représenté par erreur TAtajo comme relié immédiatement à la Sierra de Belen. Celte connexion n'existe pas, car une quebrada assez large sépare les deux chaînes de montagnes. L'extrémité de la Sierra de Belen est prolongée aussi trop loin à Test ; elle aurait dû être placée plus à l'ouest jusqu'auprès deSan-Fernando.
43 (232). Voir Petermann*s geogr. Mitth. Ergànz. lift. N. II, p. 23, 1860. Le voyage de M. Tschi|di le conduisit sur une route rarement suivie par des observateurs sérieux et qui traverse le plateau de Puna. 11 confirme sa ressemblance parfaite avec le désert d'Âtacama.
44 (233). Cette région de Salta est très-exactement représentée sur la carte déjà citée, note 41, de M. Pomp. Moneta. On y reconnaît clairement le parallélisme des crêtes. Une erreur s'y est glissée parce que j'avais dit que le Rio Jujuy et son tributaire le Rio Lavayen se jettent dans le Rio Vermejo à TEsquina Grande. L'embouchure est plus loin au nord, presque sous le 23* degré de lat. S, à environ 10 lieues au sud d'Oran. La rivière qui se jette dans le Rio Vermejo à TEsquina Grande est le Rio del Valle, qui descend du versant sud-ouest de la Sierra Lumbrera et coule par conséquent sur le côté opposé de la sierra.
45 (234). C'est par une erreur de copie que l'altitude de Cordova dans mon Voyage est portée seulement à 1178 pieds, 8; je l'ai reconnue plus tard en faisant de nouvelles mesures, et elle doit être fixée à 417 mètres. Avec cela il ne faut pas négliger le bombement plus prononcé de la contrée, qui est assez considérable et doit s'élever au moins à 50 pieds. M. Moneta dans son Informe, etc., déjà cité, donne 394 mètres pour Cordova; mais il m'a dit plus lard que ce chiffre était trop faible et qu'il fallait le remplacer par 408 mètres, 5. La vérilable altitude de Cordova pourrait donc bien se trouver entre la mienne et celle-ci. L'observatoire astronomique nouvellement construit n'est pas dans la vallée de la rivière, mais au niveau de la Barranca et se trouve ainsi un peu plus élevé.
46 (235). Une grande carte de la province de Cordova, publiée ici depuis peu par Santiago Echemique (Buenos- Ayres, 1866), indique ces relations assez exactement, mais contient beaucoup d'erreurs de détail.
BÉP. ARG. — I. 24
370 NOTES 47— 5i.
il (237). M. le docteur A. Stelzener, ancien professeur de minéralogie à l'université de Cordova, À^ donné dans les Anales de agticuUuray t. 1, p. 184 et 202, une courte description de la Sierra de Gordoya, à laquelle j'ai eu recours pour compléter mes propres observations.
48(238). M. H. Avé Lallemant a publié dans laPlata Monatsschr^ji^TtZy Aprilbeft, p. 126, et dans les Anales de affricultura, t. I, p. 82, quelques notes sur la richesse aurifère de la Sierra de San-Luis.
49 (240). Les roches citées ici sont indiquées comme connues de luimême par M. H. Avé Lallemant, dans La Plata Manatschrifl ^ 1873, Mârzheft, p. 75.
50 (240). Dans ma description de la petite chaîna de la Pampa je me sois appuyé sur celle qui en a été donnée par MM. J.-C Heusser et G. dam sous le titre : Ensayos de un conocimiento geognostico-fisico de lapnmncia de BuenoS'Ayres. N^'i. La Cordillera entre el Cabo Con^iêiUes y Tapalfui, Buenos-Ayres, 1863. in-8. On trouvera encore une autre petite note de M. de Conringdans la Zeitschr. f. allg. Erdk. N. F. XV, p. 261.
51 (242). M. Bravard a publié en 1857 à Buenos-Ayres une carte géologique de la Sierra Ventana, que j'ai utilisée pour ma rédaction. L*autfiir donne 1062 mètres pour le point le plus élevé, tandis que Heusser et daru, dans leur Ensayos, etc., p. 17, d'accord avec Fitzroy, la fixent entre \\^ et 1170, d'après des mesures trigonométriques.
52 (248) . Nous traiterons brièvement des affluents orientaux du golfe de la Plata, non-seulement parce qu'ils n'appartiennent pas à la république Argentine pour la plus grande partie de leur cours, mais encore parce qu'ils ont été décrits très-complètement pair M . Martin de Moussy : Ik$cription geogr. etstatist. de la canfédér. Argent., t. I, p. 71 et suiv.;ii les a considérés surtout au point de vua de leur utilité pour la navigation, ce qui sort des limites de notre étude purement scientifique . lies descriptions les plus détaillées sont consacrées au Rio Uruguay et au Rio Paraguaj, dont la république Argentine ne possède que la rive occidentale, bien q«e le chenal navigable soit complétemnnt à sa disposition. En effet, par des traités conclus avec les républiques de l'Uruguay, du Paraguay et avec le Brésil, les trois principaux fleuves, l'Uruguay, le Parann el le Paragoij. ainsi ((ue tout le golfe de la Plata, ont été déclarés ouverts à toutes les nations, et tout le monde peut y naviguer sans rencontrer d'entraves de li part des Etats limitrophes. En cas de guerre seulement chacun de ces Ëtab |K)urrait prendre les mesures qu'il jugerait propres à la défense de son territoire.
53 (253). Consulter sur ce point mon Reise durch die la Plata-^taaicn, t. 1. p. 60 et suiv.
54 (25 i). Les limites revendiquées par les deux États sont indiquées »ur la carte du Paraguay ({ui a été publiée dans la Zeitschrift fUr aUgemii»» Erdkunde, N. ^ . t. XIII, pi. 1. Les sources du Rio Grande sont mieu représentées sur la carte de la province de Minas Geraes, qui se trouve dm» It! cahier complémentaire des Geogr. Mitth. de 1862, et qui a été dessinêf
par Fingénieur provincial Halfeld. Dans mon voyage au Brésil j*ai pu étudier par inoi-méme les deux sources les plus à Test, le Uibeiron Grandahi et le Rio das Mortes. La carte d*Ha]feld ne donne qu*en partie la région du bras septentrional, le Rio Paranahyba; on y voit cependant le Rio Bartholomeo et le confluent des deux rivières à Santa-Anna de Paranahyba.
55 (255) Afin de faciliter Tintelligence du texte, je renvoie à l'article de Fauteur de cette loi dans le Bulletin de VAcad. imp. des scienc. de Saint-- PétersbourÇyy l. II, p. 218, et Fappendice, t. VII, p. 311. Les observations consignées dans plusieurs revues géographiques ont confirmé Texislencc de celte loi. Voy. Petermann's geogr. Mitth.y 1871, p. 174.
56 (256). Les petits rapides, près de Ttle Apipé, sont indiqués sur la carte publiée dans Zeitsch. f. allg. Êrdk., t. XIII, pi. 1.
57 (257). Consulter mon Voyage au Brésil, p. 152, sur cette pause des pluies tropicales, appelée veranico par les Brésiliens.
58 (260). J'ai donné des détails sur les îles flottantes dans mon Reise durch die la Plata-Sioaten, t. 1, p. 100 et 354. J'y renvoie le lecteur aiasi qu'à ma lettre à Al. de Humboldt imprimée dans Neumanns Zeitschr. f, aUgem. Erdk. N. F., t. V, p. 74. La plante principale des lies flottantes est le Pontederia azurea, sur lequel mon collègue De Schlechtendal a donné, d'après mes dessins, une description détaillée dans Abhandl. d.naturf. Gesellsch. zu Halle y t. VI, 1861. Les longues tiges flottantes dans l'eau avec leurs racines se feutrent et forment peu à peu une base solide, sur laquelle se peuvent tenir, quoique un peu enfoncés, même de gros animaux comme des onces, des cerfs et des tapirs (Hydrochoerus Capybara).
59 (262) . Les sources du Rio Paraguay ont été visitées récemment par un voyageur du pays, qui, en sa qualité d'ancitMi capitaine de navire, est employé aux travaux topographiques et semble mériter confiance, bien que son récit dénote chez lui une instruction superficielle. 11 repousse avec assurance l'opinion enseignée auparavant que le Rio Paraguay sort de sept petits lacs {Las siete Lagoas)y et trace sur sa carte Forigine des deux cours d'eau comme nous Favons décrite dans le texte. Les sept lacs sont au sud et ont un déversoir particulier qui se dirige au nord et s'ouvre dans le Rio Amulars. La source véritable et la plus septentrionale du Paraguay est ce Rio Amular. Voy. Barlol. Bossiy viage pinioVy etc.. [con descripc. de la provincid de Matto Grosso y Paris, 1863, in-8, p. 79 et 117. La carte du lieutenant Page, en seize feuilles, publiée par le gouvernement des États- Unis, est la meilleure pour le cours inférieur des deux fleuves le Paraguay et le Paranâ, à partir du 19'^ de lat. S. Nous y renvoyons, comme à la source la plus récente de nos renseignements, ainsi qu'à la copie réduite dans la, Zeitschr. f. allgem. Erdk. y t. V., pi. 4 et 6, sur laquelle notre description s'appuie en partie
60 (263). Je ne puis admettre avec le lieutenant Page que les crues des deux fleuves le Paranâ et le Paraguay sont en opposition, car elles doivent leur origine aux mômes pluies tropicales. Puisque celles-ci commencent au Brésil, au sud de l'Equateur, seulement avec octobre ou au plus tôt à la
iiii rie septembre, leur effet ne peut pas se faire sentir sur le Paragua déjà en octobre, mais seulement plus tard, plus tôt cependant que sur I Paranà, parce que le Paraguay n'a pas de rapides pour faire obstad au courant et retarder la progression de la crue. C*est pour cela que 1 hausse du niveau de Teau dans le Paranà se fait sentir presque deux oi<^ plus tard. Pour la même raison les hauts niveaux se maintiennent plosloo^ temps dans le Paraguay, car la forte crue du Paranà refoule les eaux ^ Paraguay et amène en été (février) une augmentation un peu plus for% nommée la repunia. Lorsque Azara dit que la hausse du niveau de l'eaa l'Ascencion se montre seulement en février {Hist du Parag., 1, 36), il e» tend évidemment son point extrême et non son commencement, comme Viadique son expression. Mais les deux fleuves doivent baisser assez simultanément. Le Paraguay, en effet, ne peut pas décroître plus tôt que le Paraoi, puisque la crue de ce dernier oblige aussi le Paraguay à se maintenir haut, son embouchure dans le Paranà ne lui permettant pas de descendre de boooe heure plus bas que le niveau de celui-ci. Les choses se passent de même sur rUruguay. Lui aussi est forcé à rester haut par la crue du Paranà, puisqoe la masse des eaux de ce dernier est beaucoup plus considérable que celle de l'Uruguay et contraint le fleuve le plus faible à se régler sur lui.
Dans le texte je n*ai pas parlé de l'élévation au-dessus de l'Océan do ni veau de l'eau dans le Rio Paranà et le Rio Paraguay, parce qu'elle varie suivant les années et les saisons. Le lieutenant Page trace sur sa carte si profil des rives hautes orientales des deux fleuves et au-dessous le niveaa de l'eau par une ligne droite. On trouve, d'après l'échelle, les hauteurs moyennes du niveau de l'eau pour les localités suivantes :
Montevideo 0 pieds.
Buenos-Ayres 10 —
San-Pedro -40 —
Rosario 60 —
Paranà 90 —
La Paz 112 —
Goya 1 45 —
Bellavista 170 —
Corrientes 200 —
Ascension 255 —
Concepcion (220 2') 285 —
Au Pan de Azucar 310 —
Corumba (19» lat. S.) 340 —
La distance de Corumba à Montevideo en ligne droite, déterminée d'après le méridien, est del6degrrs; le fleuve descend doncde 21 pieds par dejrn'J'* latitude, ou bien, comme la dernière distance de la courbure au sud-esl jusqu'à l'embouchure est longue de plus de deux degrés, à peine de 20 pif»'* par degré de latitude; par suite, 4 pouces (\ de pied) par minute géofnphique, ou 16 pouces par mille géographique. Une autre obsei'vntion (iu^
NOTES 6i , 62. 373
u même explorateur est Tâccroissement de la température de Teau dans îs deux fleuves du sud au nord . Comme ils viennent de régions à haute smpérature moyenne et sont alimentés par les pluies tropicales qui tombent ir un sol très-échauffé, Teau doit d'abord être très-chaude dans les deux euves, mais celle du Paraguay plus c^ue celle du Paranà. Page a en effet >Dstaté que Teau du Paraguay était plus chaude que la température oyenne de Tair, et ne paraissait un peu fraîche que dans les jour- ^s brûlantes. Ordinairement la différence ne dépasse pas 3 à 6 degrés ihrenheit en faveur de Teau^et les localités les plus au nord ont présenté plus grande différence et celles plus au sud la plus faible. Le Paranà est us frais que le Paraguay, et pendant le jour ne semble pas dépasser la mpérature de Tair. L'expédition a calculé aussi le débit d'eau du Paralav. Je renvoie le lecteur à l'ouvrage de Page, p. 605.
61 (269) Cette disposition est clairement indiquée sur la belle carte de . Pompeo Moneta dans la Zeitschr. d. Berliner GeselUch, f, Erdk.^
m, pi. i, à laquelle je renvoie le lecteur. Je profite de l'occasion pour rriger une erreur de rédaction qui fait déboucher les deux rivières réu- S3 dans le Rio Vermejo à TËsquina Grande. Elles se rejoignent au sud !)ran, et c'est le Rio Lavayen qui vient aboutir à l'Esquina Grande .
62 (270) . Je réunis ici quelques données sur la navigation du Rio Ver- 5Jo et sur le tremblement de terre d'Oran .
Mon ami M. Pompeo Moneta, aux beaux travaux géographiques sur la publique Argentine duquel j'ai eu si souvent recours, a fait aussi des ndes sur le Rio Vermejo, publiées dans le journal El NacUmal du t mai 18G1 . D'après lui, le cours supérieur de la rivière, jusqu'à l'emmehure de l'Arroyo Colorado, 2 lieues au-dessus d'Oran, offre plus le iraclèro d'un torrent impétueux que celui d'une rivière . 11 roule de norareux cailloux, coule entre des berges étroites et escarpées et n'est plus avigal)le. L'étendue elle-même depuis la jonction des deux branches à la unlas de San-Francisco jusqu'à Oran n'est praticable que durant les Tandes eaux. A partir de là, jusqu'à ii\ lieues au-dessus d'Esquina Grande, n trouve dans le lit de la rivière beaucoup d'endroits sans profondeur ormes par des bancs de sable, qui se modifient continuellement sous l'ac- 'on du courant. Pendant l'étiage le plus bas la profondeur d'eau ne dépasse iiuais plus de "26 pouces et en beaucoup d'endroits seulement 18. Au- ^ssous d'Esquina le caractère reste le même, bien que les bancs ne soient ^s aussi nombreux jusqu'à Langayé; plus loin le chenal devient plus pro- ^nd, mais il est rendu très-difficile et même dangereux par des troncs arbre en partie recouverts d'eau. Enfin il existe un rapide à 30 lieues ^ant l'embouchure dans le Rio Paraguay, le Salto de ls6, dont la chute a 'Ulemenl 10 pouces. 11 nuit cependant à la navigation, car une pointe de )cher, recouverte dans les hautes eaux, fait saillie au milieu du courant et divise en deux bras. La largeur de la rivière atteint en moyenne iO varas, mais se rétrécit aux nombreux coudes jusqu'à 35 varas, parce l'elio y forme un banc de sable très-étendu qui empiète sur le chenal. Ces
374 NOTES 63, 6i.
endroits ont un courant rapide et sont difficiles à traverser. I^ fond de la rivière est de sable, sans galets ; mais les troncs d'arbres qui commenceot à 50 lieues au-dessus d'Esquina le rendent dangereux. La crue des eaux commence à se faire sentir en décembre, la rivière monte jusqu'à la fin ik janvier, reste fixe ensuite, commence à descendre en avril et mai et atteint en juin son niveau le plus bas, qui dure jusqu'à la fin de novembre. La différence en février est de 7 à 14 pieds, et pendant ce temps la rivière a un courant assez rapide, estimé par M . Moneta à 7âOO varas à l'heure rt le plus lent des basses eaux à 3^00 varas. De Juntas de San-Franriseo jusqu'à Esquina Grande les rives sont basses et bordées de marécages aref d'épais balliers de saules dans lesquels apparaissent seulement çà et là des surfaces plus élevées de terrain solide. Le seul profit à en retirer est de les employer à l'élève du bétail, car la rivière inonde chaque année ces surfaces. Au-dessous d'Esquina commencent les forêts du Gran Ghaco, où le> Indiens habitent et empêchent la colonisation dans cette partie. L'exploitation des arbres de la forêt est la seule utilité qu'on en puisse tirer. La longueur totale de la rivière de la Juntas de San-Francisco jusqu'à l'embouchure avec les sinuosités est de 300 lieues, bien qu'en ligne droite il n> en ait pas la moitié, environ 1^ lieues.
Un article de l'ingénieur en chef Fr. Host, publié dans la Plata ikmaUr chiftf II, p. 141, 176 et 197, contient des renseignements analogues quoiqor moins précis. 11 parle aussi des deux tremblements de terre qui ont éprooTf ces régions en 1871 et 1873; (ibid, 204 et 206). Il estime le nombre éti morts dans le dernier événement du 6 juillet 1873 à 400 personnes, dàirt probablement un peu exagéré, mais qui fait voir combien la catastrophe i été terrible. L'histoire du pays mentionne plusieurs tremblements de terre dans les contrées plus au sud. M. Martin de Moussy, dans sa De$cr%p.gèoft. et statist.y t. 1, p. 340, rapporte que Gabot ressentit un tremblement de terrf semblable sur le Paranà, près de San-Nicolas, et que la destruction de la ville d'Esteco, le 13 septembre 1692, fut causée par une secousse très-vi*lente. On trouve dans le même ouvrage plusieurs mentions récentes de secousses ressenties même à Montevideo.
Gependant je n'ai rien trouvé dans Guzman hist. arg. ni dans Hmfr^ Dec. y etc. , au sujet de la secousse que Gabot aurait ressentie sur le fleuri, et je présume une erreur de l'écrivain cité. On sait qu'il existe près deSw- Nicolas un courant dans le fleuve, causé par de violents coups de vent et qui occasionne encore aujourd'hui des accidents de temps en temps.
63 (272). Le voyage de M. J.-J. de Tschudi, déjà mentionné à la note i3. passa par la vallée du Rio Galchaqui, et donne des renseignements sur lf< localités qui s'y trouvent. Voy. Gabier complémentaire, n** 2, desPrfinMM'* geogr, Miith., 1860.
64 (275). Dans mon Reise âurch die la PUUaStaaten, t. II, p. tï,'y^ suis étendu sur les essais de rendre navigable le Rio Salado, et je renvoie !«* lecteur que cela intéresse à cette exposition, dont les résultats ont été bri^ yenient indiqués dans le texte, On admet la possibilité de rentreprise. o»'^
les frais d'exécution et d'entretien sont si grands, qu'elle ne promet aucun avantage, surtout maintenant que le chemin de fer central en construction va rendre inutile la voie du Rio Salado*
65 (277). Consulter la carte déjà citée de M. Moneta dans la ZeiUchr. d. Gesellsch. f, Erdkunde in BerHuy tom. III, pi. 4, et la description que j'en ai tirée pour ma carte dans Petermanns geogr. MiUh., 1868, pi. IV.
66 (277). J'ai décrit avec plus de détails ces afQuents du Rio Dulce dans mon mémoire cité (lans Peterm. geogr, Mitth., 1868, p. 52, et je renvoie à cette description étendue.
67 (281). J'ai publié dans Peterm. geogr. Mitth.y 1864, p. 9, quelques observations sur les pluies quelquefois trés-violentes et d'une durée de vingt à vingt-cinq jours qui tombent dans la région des sources du Rio Dulce. ^
68 (282). Le jésuite Dobritzhofer, qui a vécu vingt ans (de 1748 à 1768) parmi les Abipones, aujourd'hui entièrement disparus, en a donné une description encore intéressante et précieuse. Elle a été publiée en allemand et en latin.
69 (283). En défrichant le sol de ces îles pour les livrer à l'agriculture, on dut arracher plusieurs vieux saules. On trouva il y a peu d'années un squelette complet de cétacé qui appartient à l'espèce vivante de baleine de l'océan Austral {Balaneaaustralis, F. J9.). On en conserve les fragments dans le Museo pùblico.
70 (283). Notre description de l'estuaire de la Plata s'appuie sur la belle earte et la meilleure publiée eu 1869 par l'amirauté anglaise sous la direction du cap. Richard et sur sa révision ultérieure en 1872. En voici le titre : South- America east-coU. Rio de la Plata^ compil. from the survey of C. Sullivariy L. SidneyandL, Dawson, etc., etc. D'après cette carte la largeur de Tembouchure extérieure est de 30 Va milles géographiques, la largeur du grand golfe antérieur de 1 3 Vs milles géographiques, celle de l'embouchure intérieure de 12 V2 railles, la longueur du golfe intérieur jusqu'à l'embouchure de l'Uruguay de 26 V3 milles, la largeur de cette partie intérieure dans sa moitié antérieure de 10 milles, le point le plus étroit entre Colonia de Sacramento et l'angle obtus au-dessus d'Ensenadti nommé Punta Lara, de 5 V4 milles, et la largeur de la partie postérieure entre Buenos-Ayres et la côte en face de presque 7 milles ; enfin le goulet au-dessus de l'île Martin-Garcia, où le Rio Uruguay et le bras principal du Rio Paranâ viennent s'ouvrir, de 2 milles.
71 (284). M. Juan J.Kyle, professeur de chimie au collège national de Buenos-Ayres, a publié dans le Boletin de laAcademia d. cienCf Exact. 1, p. 234, un travail sur la salure du golfe de la Plata et sur la nature de son eau. J'y renvoie le lecteur.
72 (287). Le projet de faire Ensenada port de Buenos-Ayres a été conçu par mon excellent ami et protecteur M. William Wheelwright, créateur du premier chemin de fer de l'Amérique du Sud, et esprit des plus vastes par
son initiative dans la conception d'entreprises industrielles gigantesques: c'est à lui aussi que Ton doit l'idée d'un chemin de fer par-dessus les Cordillères. Malheureusement cet homme aussi actif que désintéressé, et à l'ictivité duquel la république Argentine doit ses chemins de fer, est mort le 23 novembre 1873, à I^ndres, et a sans doute emporté avec lui au tombeau son dernier projet de transformer Ensenada en un port. Il n'est phis personne qui se dévoue à son exécution avec l'ardeur et l'abnégation qu'il y apportait. C'est avec bonheur que je dédie ce témoignage désintéressé d'un souvenir durable à celui dont j'ai reçu tant de preuves d'affection et de sympathie, comme à l'homme le plus aimable, le plus respectable et le plus généreux que j'aie jamais rencontré.
73 (292). Le travail souvent cité de M. Pompeo Moneta (notes 41, ii) donne des renseignements sur ce chemin de fer au nord. En voici le titre complet : Informe sobre la practicabilidad de la prolongacion del Fem carril central desde Catdova hasta Jujup, etc., etc. Buenos- Ayres, 1867, in-8, c. mapa.
74 (297). J'ai décrit le Rio Colorado dans divers articles publiés dus Peterm. geogr, Mitth., 1860, 372. — 1863, 111 . — 1864, 86, et 1868. 53, en dernier lieu d'une façon si complète que je puis être bref ici. La carte jointe à l'article de 1868 donne un aperçu de tout son cours. Sur la carte de la deuxième partie de mon Voyage j'ai tracé seulement quelques portions da fleuve, parce que leur extrémité ne m'était pas encore connue.
75 (300). Dans mon Reisey II, 257, j'ai commis une double erreur à propos du Rio Jagué et de son affluent le Rio de Loro. D'abord j'ai changé le non de Rio de Loro en Rio del Oro, et ensuite j'ai fait passer le Rio Jagué à travers la chaîne de Famatina ot déboucher dans le Rio Fiambala. Ces deux erreurs ont été reproduites dans le i*écit de mon voyage publié dans Petermann*s geogr, Mitth., 1860, 369, et sur la carte qui y est jointe. Mais je Tes y ai corrigéesen î863, p. 111, et 1868, pag.54.
76 (306). M. Martin de Moussy, dans sa Desctip. géogr. et statist. diU conféd. Arg.yip. 171, donne une longue description de cette lagune, â laquelle je dois renvoyer le lecteur, parce que je ne suis pas à même d'ipprécier son exactitude, et préfère ainsi m'abstenir d'indications plus étendues. Les gens du pays racontent beaucoup de choses sur elle, etaffimient qu'elle a un canal de déversement souterrain, ce qui est sûrement une erreur. L'évaporation continuelle d'une surface d'eau aussi étendue que peu profonde dans une contrée où il pleut rarement suffit à expliquer la constanre du niveau. Dans les années pluvieuses la lagune doit se déverser au $oJ, rejoindre la lagune Curre-Lauquen, et venir se jeter par l'intermédiaire df cette dernière dans le Rio Colorado. Ceci est probable, mais nous ne possédons aucun renseignement digne de foi pour tracer avec certitude ce canal de communication que M. de Moussy a dessiné sur la carte, pi. X, de son Atlas, carte aussi fantaisiste que toutes les autres du même auteur.
77 (307). La carte de l'ingénieur-professeur Rosetti citée dans la noteSi, et A laquelle je me réfère, dessine avec détails les sources du Rio Colorado.
D'après cette carte, les sources du Rio Grande sont sous le 35» de lat. S. et non comme on les place ordinairement, sous le 36". Elles descendent du ▼olcan Petroa et non du Chillan et de TAntuco. On avait fait un projet de tracé de chemin de fer dans la région des sources du Rio Grande, par la passe voisine de Petroa, du Rio Valenzuelo à la vallée du RioTano, et qui partant de Buenos- Ayres devait se diriger à travers les Pampas. La note de M. Rosetti a été écrite pour exposer ce projet; mais il a été abandonné depuis que l'autre tracé plus facile par Mendoza et la passe de Cumbre, a été adopté. Nous espérons qu'il sera exécuté, car Tidée de M. M. de Moussy (De^crip.y etc., 1. 1, p. 165) développée à l'occasion du Rio Colorado de le relier par un canal avec la lagune Bevedero et d'ouvrir ainsi une route navigable de l'océan Atlantique jusqu'à Mendoza et San- Juan, est tout à fait impraticable. La portion supérieure du fleuve n'a pas assez d'eau pour porter même les plus petits bateaux. A cette raison vient encore s'ajouter l'immense détour que les marchandises auraient à suivre dans leur trajet de Buenos- Ayres à Mendoza.
78 (309). M. Martin de Moussy décrit avec beaucoup de détails le Rio Negro, et résume les anciens renseignements avec ce zèle méritoire qui caractérise son œuvre. Nous renvoyons à son livre pour ces recherches anciennes, et nous nous bornerons aux faits certains, afin de ne pas répéter ce qu'il a rassemblé avec soin, lui laissant volontiers le mérite d'un compilateur infatigable qui caractérise son œuvre, malheureusement composée sans aucone espèce de critique pour la section de l'histoire naturelle. Ses cartes, dans l'Atlas, méritent peu de confiance ; ce sont de pures fantaisies, et elles manquent de toute la précision exigée aujourd'hui pour ces sortes de travaux.
79 (310). Ces renseignements sont extraits du rapport de l'ingénieur Diaz sur la colonie du Chuhut, publié dans la Zeitschr. d. Berlin. Gesellsch. f, Erdkundey M, p. 336.
80(3li). Au moment où je rédigeais le texte de mon livre je ne connaissais
les résultats du voyage du lieutenant Muster que par l'extrait publié dans les
J^oc. Royal Geogr. Soc, XV, 41, 1871, reproduit dans PetermnnrCs geogr.
MUth.y 1871, 171. Je viens d'en recevoir la traduction allemande par Martin,
léna, Costenoble, 1873, in-8. Je l'ai lue avec plaisir, car elle donne une
description très-claire et très-exacte de la manière de vivre des Indiens
Tehuelches, nation pas très-sauvage et assez sociable. L'auteur affirme aussi
^'^xistence d'une forêt de pommiers dans un endroit appelé Manzanares
(iO« îy lat. S.), que j'avais mise en doute, page 176. 11 en a mangé des
'hiiu et les a trouvés assez agréables. Le nom de la localité prouve que cette
'orôt est d'origine artificielle et postérieure à la découverte du pays. I^es
Espagnols donnent en effet le nom de manzanas aux pommes. L'ancien éta-
■^lissement des missionnaires du lacNahuel Huapé était situé un peu plus au sud.
81 (314). Consulter ma description de cette contrée dans la Zeitschr. f.
^Igem. Erdk, t. XV, p. 225. Au bout de deux heures l'eau du Rio Sa-
'ndo me donnait la diarrhée. Elle ne faisait qu'augmenter, car tous les ali-
luents préparés avec de Teau contiennent du sulfate de soude à dose cotcentrée. Le jésuite Falkner connaissait déjà la conununication du Rio Salado avec le Banado, où aboutit le Rio Quinto, et il la menlionne dans sa description de la Patagonie. Voy.De Angilis, Colec. d. docum.^ U I, p.^ée la Descripc. de la Patagonia.
82 (318). J*ai décrit avec détails la forêt d'Entre Rios dans mon Rnu, t. 1. p. 387. Plus au nord, dans la province de Gorrientes, la Tégétaiioo devient plus grande et les arbres prédominent, surtout dans la partie nordest de cette province, les anciennes Missions des jésuites, où elle prend ob aspect magnifique et subtropical.
83 (319). Cette plante a été observée aussi par d*Orbigny,(pii Ta (ait cobnaitre sous le nom de Victoria crudana^ dédiée au président de la BoUtît, le général Santa-Cruz. Les indigènes l'appellent Yrupé, Voy. Hartin de Moussy, Descrip., etc., I, 415. Sur les autres caractères physiques de li province de Corrientes, consulter le Regiit. estad. d. L Âep. Ârgr., tB, p. 15, 1867.
84 (320). J'intercale ici un article écrit depuis plusieurs années, naii resté inédit, sur le thé du Paraguay, dans lequel la plante est décrite à diUfaeiB points de vue.
Parmi les plantes de la région du Rio de la Plata, aucune ne joue on rHe aussi important dans l'existence des habitants que Tarbrè ou arbuste doot les feuilles fournissent le célèbre thé du Paraguay et qui, sous la fome m elle circule dans le commerce, est désignée simplement par l'expresm Vherbe (yerba). A cet état elle forme une poudre verd&tre, mélangée avec de petits fragments de tiges, et elle est apportée sur le marché dans de granls sacs de peau de vache qui pèsent en moyenne 8 arrobes, environ i qninlil' i (l'arrobe pèse 24 livres).
La plante, arbre de faible dimension avec des feuilles toujours vertes,!^ croit pas dans les parties principales de la république Argentine, ott^ seulement au Paraguay, dans les Missions, ainsi qu'au Brésil méridional, sur les limites des deux contrées. Les habitants du pays la conniisseot très-bien ; mais ù l'époque d'Azara, au commencement de notre siècle, anrtui botaniste ne l'avait encore étudiée et nommée scientifiquement, de sork que l'éditeur français du voyage d'Azara, M. C.-A Walckenaer, supposait hi 1806 que cette plante était identique avec le PsoraUa glandulosa cooou sous le nom de CtUen et employé à l'instar du thé au Chili. .Ai^oord'kai cette ignorance n'existe plus, mais on ne peut étudier cette plante que dits les contrées où elle se trouve. Je ne les ai pas visitées, mais je vais résumer les renseignements recueillis par d'autres savants, et je renvoie à la description qu'en a donnée W. J. Hooker dans le London journal of BoUnufvol. I,p. 30.
Aznra le premier parle de cette plante pour l'avoir vue de ses t<*u\ (Voyage, etc., I, p. 120). L'arbre, dit-il, qui fournit le thé du Paraguay croit àTétat sauvage dans les forêts parmi d'autres buissons surlesri^*^ des ruisseaux et petites rivières qui se jettent dans le Rio Paranà et 11-
ruguay à Test, aussi bien que dans le Rio Paraguay à Touest, en remontant au nord jusqu'à 24° 30' lat. S. Je Tai vu atteindre la taille d'un oranger de grandeur moyenne. Mais il reste à l'état de buisson dans les endroits où on récolte les feuilles, parce qu'on le taille tous les deux ou trois ans, période de temps nécessaire pour que les feuilles se développent complètement. Elles persistent même pendant l'hiver. La tige est d'épaisseur moyenne, l'écorce lisse et grise blanchâtre ; les branches sont toutes dressées comme chez les lauriers, et la plante a l'aspect d'un arbuste trèsramifié. Les feuilles sont elliptiques allongées, plus larges aux deux tiers de leur longueur, acuminées, longues de 4 à 5 pouces et moitié aussi larges ; leur substance est assez épaisse, la surface luisante, le bord dentelé, le côté sl^lérieur d'un vert plus foncé que la face inférieure, le pétiole court et rougeâtre. Les fleurs sont disposées par groupes de 30 à 40 à l'aisselle des feuilles, ont 4 pétales et autant d'anthères alternant avec elles. Le fruit est une baie polycarpienne, très-lisse, rouge violet, et ressemble pour la dimension aux grains de poivre.
Pour employer les feuilles, on lés grille un peu afin de se débarrasser des branches, on les sèche ensuite au feu jusqu'à ce qu'elles deviennent cassantes, et on les conserve fortement comprimées pour les employer plus tard, car elles n'ont aucun goût agréable aussitôt après leur préparation. Son emploi est général jusqu'au Chili, au Pérou et à Quito où on l'exporte. On apprit à le connaître d'abord par les Indiens de la famille Monday ou Maralayu, et aujourd'hui il est consommé en si grande quantité, que le chiffre s'en élève à 50000 quintaux au lieu de 12500 quintaux en 1726. On compte une once par personne et par jour. Un travailleur actif en recueille un quintal par jour et jusqu'à trois s'il s'y entend bien.
A l'époque des jésuites on cultivait l'arbre et récoltait les fouilles on temps convenable ; mais depuis leur expulsion cette bonne organisation a disparu. Ils arrachaient aussi les feuilles avec plus de précaution et rejetaient les pétioles durs et ligneux, et leur yorba portait le nom de caa-miri. Deux autres qualités portent les noms de cau-cuys et caa-guazû; celui-ci est composé de boutons à moitié développés, celui-là de feuilles entières. Caa signifie feuille. Le mode de pulvérisation des feuilles n'a aucune influence sur la qualité du produit, cependant beaucoup de personnes préfèrent les feuilles peu broyées. 11 est seulement indispensable que les feuilles soient bien grillées et desséchées, et qu'elles soient cueillies à une époque convenable lorsqu'elles ne sont pas humides. On divise la yerba en deux catégories, sans avoir égard au mélange de petites branches; la première et la plus recherchée est la douce (yerba dulce), la seconde est la forte {yerba fuerie). Celle-ci est consommée au Paraguay et au Rio de la Plata ; l'autre est exportée, 1000 quintaux à Potosi, le reste au Chili, au Pérou et à Quito.
Tels sont les renseignements d'Azara. J.-R. Rengger, qui a vécu longtemps au Paraguay, dit quelque chose du thé du Paraguay à la fin de son Voyage, p. 488. Il décrit l'arbre, mais difière un peu sur les diverses
sortes énumérées par Azara. D'après lui, l'espèce la plus fine est la roAmirif composée uniquement de feuilles grillées au feu et pilées dans ui mortier ; Tespèce la plus commune, qui outre les feuilles contient encore de petites branches, porte le nom de yerba de polos ; les qualités les moii» estimées et mélangées sont la caa-guazû, caa-vera, aperea et caa caara; mais elles étaient rares à son époque. Ses autres renseignements eoncordeit avec ceux déjà donnés. Jusqu'en 1822 on ne connaissait la plante que sons la dénomination de mate ou thé du Paraguay, A cette époque Aug. de Saint-Hilaire trouva cette plante à Guritiba, dans la province brésilienne de Saint-Paul, où elle est commune dans lès forêts, et la décrivit dans les Mémoires du Muséum d* histoire naturelle y vol. IX, p. 35i, sous le nom à* Rez Paraguariensis. Deux années plus tard (1824), Lambert, dans un supplément à son ouvrage coûteux sur les Pinu^, donna une description et h première ligure de cette plante, sous le nom de Ilex Paraguayensis, àénih mination qui est la meilleure et mérite la préférence, d*autant plus que Saint-Hilaire a changé la sienne plus tard en llêx Maté dans VHisloèn des plantes les plus remarquables du Brésil et du Paraguay. La rareté de Touvrage dispendieux de Lambert faisait désirer que cette plante remarquable, dont un petit pied existait au jardin botanique de Glasgow, fàt connue d'une façon plus générale; mais on manquait de fleurs et de fmits. Enfin M. Hooker a reçu par unM.Tweedie une branche sèche et plus tard nne autre avec un fruit. Mais ce fut seulement beaucoup plus tard qu'il pat se procurer, par l'intermédiaire de M. Miers, un rameau en fleur, pris ai jardin botanique de Rio Janeiro, où la plante est cultivée. Bien que la forme des feuilles des difierents exemplaires ne soit pas identique, Hooker croit cependant qu'ils appartiennent tous à une seule espèce. 11 trouve, en effrt, des formes intermédiaires qui établissent les transitions, et n'admet qaaQ seule véritable espèce.
Hooker ajoute à sa description quelques remarques empruntées à d'autres auteurs qui fournissent des renseignements nouveaux sur la répartitioo et l'histoire de la plante. D'après Wilcockes {History of thê Repuklic o/ Buenos- Ayres) y la récolte la plus considérable de la yerba se fait dans les parties orientales du Paraguay, près de la Sierra Maracaya, où l'arbre est cultivé dans les vallées entre les chaînes de hauteurs et jamais sur celles-ci.
11 court parmi les habitants du pays des idées très-diverses et souvent exagérées au sujet des effets produits sur le corps par l'usage de celte plante. 11 est bien certain que la boisson est rafraîchissante et diurétique, comme je l'ai constaté sur moi-même, mais les autres propriétés sont douteuses. Elle parait, comme l'opium, excitante pour les tempéraments mous, et Ctilmante pour les tempéraments nerveux ; mais l'usage exagéré devieat malfaisant, comme celui de toutes les boissons tonifiantes. Dans les districls miniers on préfère le maté au vin, parce qu'on croit ce dernier nuisible. Les créoles d'origine espagnole se sont tellement accoutumés à cette boisson, qu'ils ne vont jamais au travail sans elle et boivent du maté avant de manger.
Nous empruntons les renseignements suivants sur Tancienne méthode de récolte à la publication de Robertson intitulée : Francia*s Reign of TerroVy or Paraguay y a$itis. Les principales yerbales ou forêts à thé du Paraguay sont situées près d'une pauvre petite ville qui porte le nom prétentieux de Villa Real de la Cancepcion, h environ 150 milles anglais plus au nord que l'Asuncion. Formées d'arbres et d'arbustes touffus, épineux et impénétrables, peuplées d'insectes et de reptiles venimeux, on ne peut s'y frayer uoe route qu'à l'aide de bœufs et de mulets, indispensables à ceux qui s'occupent de la récolte de la yerba. Ils emploient les premiers à leur nourriture, les seconds au transport de la récolte. Les malheureux animaux souffrent beaucoup des piqûres des moustiques, et les travailleurs ou péons cherchent à se protéger les mains et les pieds avec des peaux rouges enroulées, et s'attachent devant le visage une visière de peau de mouton préparée. La troupe se compose de 20 à 25 personnes sous la direction du commerçant à qui le gouvernement a donné la permission de récolter. Il fait connaître publiquement son dessein, et choisit ses compagnons parmi les habitants du district qui sont le plus au fait de ce travail. L'entrepreneur donne à TavaDce tout ce qui est nécessaire à ces gens pour le voyage et fournit tous les ustensiles. Durant le voyage on construit chaque soir une charpente haute de 15 pieds pour y dormir à l'abri des mouches qui ne volent jamais aussi haut, et pour n'être pas inquiété par les jaguars et les serpents qui rôdent dans la forêt. Arrivée au lieu de sa destination, la troupe commence par construire des rangées de cabanes de feuilles de palmier et de bananier, où les familles vont habiter pendant des mois. Ensuite on prépare la place pour dessécher les feuilles, en arrachant toutes les plantes et foulant le sol avec de lourdes masses. On y élève un treillage pour y conserver les feuilles récoltées. Pendant cela quelques individus vont dans la forêt, coupent autant de branches qu'ils peuvent en porter et les transportent au campement. On allume un grand feu et on sèche les feuilles. Ensuite on nettoie le sol, on détache les feuilles des branches à coups de bâton et ou les réduit presqu'en poudre. Chaque homme est accompagné d'un enfant, le guaynOy qui doit aider et reçoit pour sa part 12 li-.res de feuilles par chaque 25 livres récoltées. Aujourd'hui on se sert encore d'une mule pour détacher les feuilles et les broyer. On les ramasse ensuite et on les porte dans une grande remise (perchel) pouryêtre comprimées. L'emballage est la partie la plus difficile du travail . On pousse peu à peu jusqu'à 200 livres dans un sac humide de peau de vache. Lorsqu'il est rempli, on le coud et on le fait sécher au soleil, où il se contracte si fortement que la balle devient aussi dure qu'une
pierre.
I^s feuilles les plus petites fournissent la meilleure qualité de yerba, mais il n'est pas possible de les bien trier. Aussi un même magasin peut fournir des qualités très-différentes, ce .qui dépend surtout du temps pendant lequel les feuilles ont été cueillies. Les journées humides sont défavorables à ce travail. Un bon péon peut récolter 8 arrobes de yerba dans un jour, c'est-àdire 200 livres de thé achevé et préparé. L'entrepreneur compte pour chaque
38i NOTE 84.
arrobe 1 à 1 V^ sli. (^ à 3 réaux) et comme les geus qui raccompagnent sont très-laborieux et actifs, ils gagnent 8 sh. (2 pesos) par jour. Mais entrepreneurs et ouvriers sont toujours peu riches, parce qu'aucun d'eux n e$t économe, et qu'ils dépensent au pays leurs bénéfices aussitôt qu'ils ea ont l'occasion.
La plante est en usage au Paraguay depuis lecommencemenl du xvn* siècle. On apprit à la connaître par les Indiens Monday, qui habitaient la rocades forêts à thé et en communiquèrent le goût à leurs oppresseurs. On raconte que les malheureux Indiens, écrasés par les Espagnols pour lesquels ils devaient travailler, périrent peu à peu et disparurent. Les jésuites plantèrent ces arbres autour de leurs établissements et ménagèrent le travail de lenrs convertis. Mais cette méthode raisonnable a été abandonnée après leoreipulsion ; aujourd'hui on récolte sur les arbres des forêts et on en détnit beaucoup par maladresse. U faut ajouter que les forêts sont loin des établissements centraux, et que souvent des troupes entières succombent sons le» attaques des peuplades sauvages voisines. Le gouvernement du Paragnf n'a rien fait pour régulariser le mode d'exploitation, ou pour la création de plantations nouvelles ; mais il a déclaré ce produit propriété de l'Etat et et a interdit le commerce libre. Tout le produit de la yerba passe ainsi dans les caisses de l'Etat, qui achète aux collecteurs leur marchandise à un prix lié par lui-même, et vend le thé par des négociants attitrés dans les difiéreotes places d'exportation, notamment à Asuncion, Rosario, Baenos-Ayres et Montevideo. Cette industrie donne un bénéfice énorme à tous ceux qui J prennent part, et fournit au gouvernement du Paraguay la portion la plus forte, ou du moins la plus productive de ses revenus.
Un article de commerce aussi productif devait naturellement éveiller éttu les voisins le désir d'en tirer parti aussi et de produire de la yerba f onr li mettre dans le commerce. Comme l'arbre croit à l'état sauvage dans le district nord-est de Corrientes, les anciennes Missions des jésuites, cette province de la république Argentine avait le plus de chance de ce côté; nui» jusiiu'à ce jour le chiffre de ses affaires est de peu d'importance, parce q» ses produits ne jouissent pas d'une bonne renommée, et que la yerba des Missions se vend à moitié prix (^ réaux la livre) de la yerba du Paragnsî dont le prix en moyenne est de 4 à 5 réaux la livre. Cependaunt U diiléreaoe ne peut pas être bien grande, car les Missions s'étendent aussi loin a« nord que la contrée à Test de Villa Rica au Paraguay, où se trouvent de tièsbonnes yerbales ; mais il sera difficile de détruire le préjugé profondéoMSt enraciné dans le pays. On regarde avec un mouvement de pitié dédaignent ceux ((ui usent de la yerba des Missions, comme on le ferait aux environs de Paris pour les pauvres diables qui boivent du petit bleu d'Argenteuil.Ce dédain est un grand obstacle à sa consonunation , obstacle qui sera d'antanl plus difficile à vaincre qu'on voudra étendre plus loin au sud la cnJlitre af* tiflcielle de la plante. Elle perdra peut-être ainsi de son arôme et de s«n bon goût, comme le thé de Chine qui ne pousse bien que dans 9àW^ propre primitive. Dans les premiers temps, le gouvernement de Buenos
Âyres s'était occupé de faire planter des pieds de maté sur des points con- Tenables du territoire argentin. A l'époque des Espagnols on avait apporté cette plante dans l'Ile Martin Garcia et on avait essayé de l'y cultiver. Bonpland s'y intéressa beaucoup, et lorsqu'il alla au Paraguay, il se proposait d'étudier la culture de la plante dans le pays et de s'assurer de la possibilité de créer des yerbales artificielles. Ce fut le principal motif qui poussa le dictateur Francia à retenir Bonpland si longtemps, sans lui permettre de retourner à Buenos-Ayres ou en Europe. Les interventions des gouvernements ne purent rien pour le délivrer. Bolivar lui-même, qui écrivit une lettre personnelle à Francia, ne reçut pas de réponse. Le dictateur craignait trop la perte des beaux revenus de son pays, pour se décider à laisser échapper un homme décidé à causer cette ruine, comme Bonpland le voulait réellement. Après la mort du dictateur, la situation se modifia; Bonpland quitta le Paraguay. 11 n'avait pas abandonné son idée favorite de faire de grandes plantations de maté, et dans ce dessein il se fixa ù Corricntes où la plante croît spontanément et où, par conséquent, il pouvait espérer le plus de chances de succès dans sa culture artificielle. Nous possédons de lui un rapport intéressant adressé quelque temps avant sa mort au gouverneur de Corrientes, Don J. Puyol, et qui a paru comme annexe de l'ouvrage : La Provincia de Corrientes por Vicente Quesada, Buenos-Ayres, 1857. J'en tirerai seulement quelques extraits, et renvoie à la traduction complète qui en a été donnée dans Dr Neumann's Zeitschvift fUr allgem. Erd, N. F.,t. V, p. 76.
Si on tire une ligne, dit Bonpland, de l'embouchure du Rio Grande dp Sul au Brésil (sous ^^ lat. S.), à la ville de Villa Rica dans l'intérieur du Paraguay, toute la partie au nord-est de cette ligne est riche en forêts naturelles de maté, tandis qu'au sud-ouest la plante devient rare et existe seulement par groupes d'arbres épars. Elle croît très-vigoureuse au Brésil, sur les deux rives du Rio Jacuhy, aux environs du Rio Pardo, sur lequel se trouvent aujourd'hui les établissements allemands de Sanla-Cruz et Santa- Theresa. La note de \V. Schulz, dans Neumanti*s Zeitschr. f. allgem. Erdk, N. F., t. IX. p. i9i, contient une excellente description géographique de cette contrée. De là elle s'étend au nord-ouest vers le Rio Uruguay, où l'établissement de San-Xavier est situé dans les anciennes Missions. Ce pueblo est un centre important pour la culture de notre plante. On devait y établir une exploitation modèle, comme Bonpland en avait vu une semblable dans le Rio Grande à Santa-'Cruz. Il avait déjà reçu des promesses du gouverneur de la province, mais elles demeurèrent sans résultat (voy. loC' c*^«, p. 78). San-Xavier possède déjà trois yerbales, et il en existe une autre à deux ou trois lieues de là, à Potrero de Mborobé. En outre, toute la conl^îe située au delà au nord et jusqu'aux rivières Piquiri Guazù et San- Anionio Guazù, qui forment la frontière entre Corrientes et le Brésil, pos- Repartent des yerbales que l'on devrait examiner déplus près, afin de reconnaître leur richesse et déterminer les lieux où on pourrait entreprendre ^ préparation du thé aveC avantage. Aujourd'hui on tire parti de cette
plante eu trois endroits seulement de Gorrientes. Deux ont été visités pir Bonpland lui-même et se trouvent, le premier sur remplacement d'Aripc.d le second près de Santa-Anna, et porte le nom de Caa^aty. Le troisièoK, Nu-guazù (Campo grande), situé au nord et qui paraît être le plus important, a sa position mal connue ; mais il se trouve probablement près do Bi4 Uruguay et les transports y seraient très-facilités par ce fleuve. Dans le» premières années de la dictature de Francia, un certain Reynes prépara do thé à Nu-guazù, le transporta à Corpus sur le Rio Paranà et chercha à k faire arriver jusqu'à Gorrientes. Mais le dictateur, qui le surveillait d*anœil envieux, envoya un détachement de soldats qui s'emparèrent de Repes et le tuèrent sur son ordre.
Pour assurer à la province de Gorrientes la production du maté, Bonpland propose de rétablir les établissements des jésuites dans ces contrées, et de rassembler autour, comme alors, les Indiens sauvages. Ds s*habitu(^ raient maintenant, aussi bien qu'autrefois, à une résidence Gxe, et s'appliqueraient à la culture de la plante si dans les premiers temps on leur fournissait les vivres et on leur donnait les outils nécessaires à la culture da sol. Ces gens se trouveraient ainsi préparés à la création de nouvelles yerbale» artiliciellea, et bientôt la province retirerait un bénéfice considérable de Icor civilisation. En outre, lorsqu'on saurait qu'il y a des bénéfices rémuoênteurs et certains à faire dans ces contrées, on verrait bientôt arriver «in dehors de nouveaux colons pour contribuer au développement d'une eot^^ prise qui leur donnerait de gros profits. Bonpland est encore d'avis q« \i culture du maté pourrait être fructueuse plus au sud. II s'appuie sur l'exemple des arbres plantés par lui-même à l'ile Martin Garcia, et dont il a goèté \t thé qui fut trouvé excellent. Il va même jusqu'à affirmer que les verbales créées artificiellement ont fourni une qualité de thé supérieure à celle (b yerbales naturelles. Les feuilles y seraient exposées plus régulièrement à l'action du soleil, et récoltées d'après des règles plus justes aux époques convenables , tandis que les plantes à l'état sauvage sont recherchées à t(mte> les saisons de l'année et exploitées outre mesure, de façon que les arbrv» connnencent d'abord par s'étioler et finissent par périr complètement. 11 (^ d'autant plus conv(iincu de la réussite, qu'il a établi par semis avec soccè une yerbalo sur son terrain à Santa-Rita, à l'ouest de Santa-Maria et à environ !2D lieues au sud de San-Xavier, et qu'il a transformé avec le mèmt succès une autre yerbide naturelle à San-Antonio en une yerbale exploitée artificiellenient. Honpland considère donc la culture de l'arbre à thé dans le> parties orientales de Gorrientes et d'Entrerios comme une très-boone entreprise devant rapporter de riches profits en quelques années, et il l'a recommande très-chaudement aux gouvernements des deux provinces.
85 (3ii). En voici le titre : Primer censo de la Republica ArgeiUmn verificado en los dias, 15-17 de setiembre de 1869, bqja la Direccûméf Diego de la Fuenie. Duenos-Ayres, 187â, in-fol. Le volume a été imprimé aux frais du gouvernement national qui seul peut le vendre. 11 forme do fort volume, petit in-folio de 746 pages, et établit des comparaisons aw
utres contrées beaucoup et peu peuplées. Le résultat final du travail est
e la république n*a pas encore avec certitude deux millions d*habitants,
iiskt|ue cechifTre serait probablement atteint si on avait pu écarter tous les
stades qui se sont nécessairement présentés dans la bonne exécution de
travail. I^e chiffre total certain trouvé est seulement de 1 877 490 âmes.
s capitales des quatorze provinces donnent une bonne échelle pour ap-
^cier la densité de la population. Elles se rangent coomie suit:
Buenos-Ayres seule a plus de 150000 habitants.
Deux villes : Cordova et Kosario, en ont plus de 20 000.
Cinq villes : Santa-Fé, Gorrientes, Tucuman, Salta et Gualeguaychù, plus
de 10 000.
Les autres, au*dessous de 10000.
Il y a dans le pays 67 localités avec 1000 à 1200 habitants, et 74 villages
avec moins de 1000 habitants.
Le reste des habitants est dispersé dans le pays dans des habitations isolées
ou môme dans des huttes.
I^ population totale des Indiens est environ de 80000 individus, compris
dans la somme totale, de sorte que la population civilisée en grande
partie d'origine européenne est d'environ 1800000 personnes. 86(326). Pour être plus complet, je rapproche ici les unes des autres les (servations parvenues à ma connaissance et sur la comparaison desquelles li déterminé la position :\ laquelle je me suis arrêté.
1 . Les cartes d'Azara portent 60" 40' 30'' ouest de Paris, soit 58» 20' 20" lest de Greenwich et 3i° 3G' 28" lat. S.
2. Woodbine Parish adopte 58° 23' 24" ouest de Greenwich (60<» 43' 24" lest de Paris) et 34" 36' 29" lat. S. Il diffère donc de presque 3 minutes rec Azara.
3. Une détermination plus récente exécutée ù Buenos-Ayres par Mossotti, )nt la station se trouvait dans les dépendances du couvent des Domiicains, donne 60^ 41' 20' ouest de Paris (58'' 21' 20" ouest de Greenwich) et f 36' 35" de lat. S.
4. Le résultat que Oltmanns a déduit des anciennes observations espaaoles, et qu'il a fait connaître dans les AbfiandL d. Kônigl. Acad. d. /issensch. in BerliHyphys. C/., 1830, p. 110, est assez différent. Le voici : y* 51' 7" ouest de Paris (58° 31' 7" ouest de Greenwich).
5. Une observation du capitaine autrichien Friesach, et qui m'a été coniluuiquée par mon ami M. Pompeo iMoneta, place la ville sous 58<» 16' 19" uest de Greenwich (W 36' 19" ouestde Paris) et 34° 36' 10" lat. S.
6. Les observations du capitaine de navire Mouchez donnent pour la tour 'Aduana 4 h. 02m. 50 s., soit 60' 40' 9" ouest de Paris (58" 20' 9" ouest de ircenwich) .
7. Les observations les plus récentes exécutées par le capitaine Fleu- 'iais et publiées dans la Connaissance des temps donnent 4 h. 02 m. 46 s., roù60'41' 30".
Comme cette observation est celle qui se rapproche la plus de celle de REP. ARC. — I. 25
Mossotli, je les tiens toutes deux pour les plus exactes et les plus jiL<t»*s. N'ayant pas de motif pour donner la préférence à Tune plutôt qu'à Fautre^ j'ai admis la moyenne comme la position la plus exacte de Buenos-Ayres. Pour la même raison, j'ai conservé la latitude trouvée par Mossotti, qui parait aussi être la plus juste.
La description de Bucnos-Ayres en 1691 citée à la page suivante setroufr dans un rare petit volume in-12 que m'a prêté mon jeune ami M. Fraoi Moreno. En voici le titre :
R. R. P.P. Antonii Sepp uml Antonii Bœhm; der soc. Jesu Priesttr deutscher Nation, der o'ste am Tyrol, der andere aus Baiem gebûrti§, Reisbeschreibung : wie dieselben atis Hispanien in Paraqucariam kommeik, und kurzer Bericht der denkwurdigsten Sachen selfnger Landsckap, VôUcer und Arbeitung der sich alldort befindenden P. P. Missionariorum. Nurenberg, 1698.
Ce petit volume, imprimé grossièrement par Johann Hoffmann, a 333pagf$ et donne un récit de tout ce que les bons Pères ont vu durant leur foji^e et durant leur séjour dans les Missions au Rio Uruguay, où ils avaient élr envoyés.
87 (330). En 1857-58, à l'époque de ma résidence à Paranâ,qui était alors le siège du gouvernement central, l'ingénieur de l'administration, M. .\lfn>d de Laberge, ancien ofûcier de la marine française, m*a communiqué plusieurs observations astronomiques faites par lui sur la position de cette rillr L'I de quelques autres des environs, que j'intercale ici :
Paranâ est par 62" 52' 25" ouest de Paris, soit i2* 52' 25" ouest de Tik' do Fer et 60* 32' 25" ouest de Greenwich; sa latitude est 31' àS' 30". La détermination chronométrique est : Paris, 25 h. 22 m. 16,2 s., Panni 21 h. 20 m. 8 s.
La Vicloria est à & 18,6' 23" est de Paranâ, donc 62* 29' 6,i" ouest df Paris, 60- 8' 12,4" ouest de Greenwicli et 32" 36' 27.78" lat. S.
Nogoya est à 0* i5' 22" î\ l'est de Paranâ, donc sous 62* 6' 39" ouest de Paris, ou 59* 46' 39" ouest de Greenw ich et 32» 23' 26,786" lat. S.
A l'aide de ces données j'ai fixé les localités sur ma carte du tome 0 Ae mon Voyage. Consulter le texte pages 36i et 392, qui indique la décliniisoa magnétique de quelques localités, c^irleméme observateur les a déterminée».
J'ai eu plus tard les observations du capitaine Friesach, qui donnent (if> valeurs un peu différentes pour Paranâ: longitude 60*30' ouest deGreeowich, soit 62'» 50' ouest de Paris, et 31» U' 11" lat. S.
Voici les chiffres obtenus par le lieutenant Page : longitude 62» ôi* ^ ouest de Paris (60« 32' 39" ouest de Greenwich) et 31» 42' 5i" lai. S. U< observations de ce dernier se rapprochent le plus de celles de La Berge.
Sanla-Fé est placée par les anciens observateurs sous le 63* ouest de Pan< (43« ouest de l'Ile de Fer) et 31* de lat. S. La première valeur, ramenée a« méridien de Greenwich, donne 60^ 40' el le lieutenant Pagea fixé la ville j 60- 39' 48" ouest de Greenwich, et 31" 39' lat. S., ce qui concorde i*v/ exactement avec les anciennes indications el je l'ai adoptée s«r ma carte.
Page fixe Rosario sous 50*36' ouest de Greenwich, soit62<>56' est de Paris ci ^o6'U" lat. S. Les anciennes cartes portent 62«52' de longitude et 32" 56' de latitude, nombres très-rapprochés de ceux de Page, et que Ton peut par suite considérer conune assez justes. Les observations du capitaine Friesach portent 60-40' AS" ouest de Greenwich et 32" 56' 54" lat. S. Elles confirment donc l'exactitude de la position indiquée. Friesach donne pour déclinaison magnétique 11" 20' et pour inclinaison 30" 31'.
88 (333). L'Académie des sciences exactes existait d*abord comme Faculté de rUniversité, mais elle en fut détachée plus tard et placée sous ma direction. Je me suis vivement intéressé à son existence, et j*ai consacré une partie considérable de mon travail à la fondation du Boletin pour 1874. Mais je me suis bientôt aperçu que toutes sortes de contrariétés m'étaient suscitées par les nouveaux fonctionnaires, et je me suis vu amené à me démettre de la direction. Le gouvernement semble s'être décidé alors à abandonner l'Académie comme Institut indépendant, pour la réunir de nouveau à l'Université sous forme de Faculté.
89 (338). Azara, dans son Voyage et dans son Uist. du Parag., 1. 1. p. 165, désigne ces Indiens par le nom de Indios Pampas. Il ajoute qu'eux-mêmes se donnent le nom de Puelches, et qu'à la conquête du pays les Espagnols les appelèrent Querandis. U. Schmidt les nomme Carendis.
Azara le premier les rattache avec raison aux Aucas (p. 176), mais il se trompe lorsqu'il y rapporte aussi les Patagons de l'est, les Balchitas, Ukiliches et les Telmechis, comme le prouve la structure du crâne. Les Querandis ont été visités récemment par l'ancien chef militaire des frontières, le colonel D. Lucio Mansilla, et il les a décrits dans son Excursion à los Ranqueles. Buenos-Ayres, 1873, in-8, et d'après lui, A. Kahl, dans La Plata Monatsschrift, II Jahrgang, No. I, 1874. D'après l'étude craniologique faite depuis peu par Virchovv, ils sont essentiellement différents par la forme de leur crâne des Tehuelches qui habitent sur le bord de l'Atlantique et auxquels se rattachent les Patagons décrits comme géants; cette distinction est encore confirmée par le mode d'existence entièrement différent des deux peuplades, parleur hostilité réciproque et par le naturel plus doux des Tehuelches {Telmechis comme les appelle Azara, p. 178). A cette dernière tribu appartiennent les anciennes sépultures du Hio Negro, ainsi que les ustensiles qui y ont été trouvés, sur lesquels mon jeune ami D. Franz Morcno a publié un travail dans la Revue d'anthropologie de Brocay t. III, 1874, et dans le Boletin de la Academia de Cienc. Exact. , t. I,p. 130. Voy. aussi Sitzungsbericht d. Berl. Gesellsch. fur Anthrop., etc., du 14 mars 1874, p. 26, note 9.
90 (338). M. Avé-Lallemanl, directeur de la Société, a donné sur les mines d'or de la Sierra de San-Luis plusieurs articles dans La Plata Monatschrifty H Jahrgang. N« 4, 8, 9 et JO.
91 (339). J'ai publié dans les Àbhandl. des Ifaturf, Gesellsh. su Halle, Band VI et VII, deux articles sur le tremblement de terre de Mendoza; j'y renvoie le lecteur.
388 NOTES 9i~ 97.
92 (3iO). Les trois observations auxquelles je me réfère dans le texte s^ les suivantes .
Woodbine Parish donne dans un appendice à son livre : Bueno»-A^ from the conqt^est : 69* 6' ouest de Greenwich comme position de la ville, qui ramené au méridien de Paris s'exprime par 7i' 26'.
Le lieutenant Mac Rae, dans Gillies naval astronom. Exped., donne cùoa position de Mendoza 6S^ 51* ouest de Greenvi^ich soit 71* 11' ouest de Piri
Le capitaine Friesach, au contraire, a placé la ville par 68* 18' Sf ouest de Greenwich soit 70* 38' ouest de Paris.
La moyenne de ces trois observations est le nombre admis dans le teile 68*45' 9" ouest de Greenwich soit 71* 5' 9" ouest de Paris, avec lequel, od l voit, concorde presque exactement la détermination de Mac Rae, laquelle es sans doute la plus juste. M. P. Moneta a fait connaître plus tard comme résnJti de ses recherches 71» 07' 04" (68« 47' 4" ouest de Greenwich) et32«53' 5' ialS
J'ajouterai encore que l'ancienne position de San-Luis est donnée codum une moyenne des observations de La Berge et Friesach, et que celli moyenne se rapproche plus de l'observation du dernier : 66* 4' 36", que en celle du premier : 66» 17' 19". M. P. Moneta ma communiqué, comme résultat de ses propres observations, les chiflres admis dans le texte : 6^ 15 49", qui se rapprochent plus de ceux du premier.
Je dois encore mentionner une erreur qui a conduit M. le Dr. Aug. Petermann à ajouter une note à sa carte sous mon texte, fixant l'altitude de Umdoza à 707 mètres d'après le nivellement du chemin de fer projeté. Ce nombre contient une faute d'impression, et il faut lire 770 mètres, couibk meTont assuré les auteurs du mémoire.
93 (342). On trouvera des renseignements détaillés sur l'industrie minière de la province de San-Juan et sur les fonderies de la république dans deux écrits du major J.-F. Uickard qui a été quelque temps tlirecleor des travaux à Tonlal, et était inspecteur des mines du gouvernement national- Voici leurs titres :
A mining Joum^y, etc., with explorât, in the Silv. Min. Dùttr.ofik Prov. San-Juan and Mendoza y Londres, 1863, in-8. — Infonne sobitkt districtos minérales, etc., de la republica Argentina. Buenos -Ayrcs, 1869, in-8.
94 (342). Je renvoie au mémoire déjà cité (note 40), du propriétaire Klappenbachy Garmelidia.
95 (3i4). Consultera ce propos l'article de M. F. Schickendantz, ilinrleor (le l'établissement de Pilacio, dans Petennann's geoijr. Mitth.y 1868, p. \^-
96 (3 15). Comparer l'arliclc du professeur Neumann dans la Zeitsckr.ffif allgemeine Erdlcunde, N. F., t. I, p. 5(3, et ma description iM., t. li. p. 169 et 257, ou dans mon Reise, t. II, p. 209.
97(353). Connue le chiffre exact de la valeur d'un degré carré en mill^ géographiques carrés doit varier pour chaque degré de latitude, j'ai pn^ une moyenne qui est un peu trop petite pour les provinces du noni et on peu trop grande pour relies du sud. Il eût été plus juste de faire plus tl^'d'*"*
groupes, et d admettre pour les carrés de 22 à 32« environ 220 milles carrés, patar les dix degrés suivants 200, et pour les autres 180. Mais ceci eût rendu le crâlculplus difficile sans modifier beaucoup le résultat.
OS (358). Je ferai remarquer que les ^5392 milles géographiques carrés qu^ j'ai obtenus pour le territoire entier de la république Argentine concordent presque exactement avec le chiffre que M. Arrowsmith avait donné auparavant d*après Woodbine Parish. 11 admet, en effet, 726000 milles ang\a.is carrés, donti équivalent à un mille géographique, et par suite i6milles carrësàun mille géographique carré. En divisant ce nombre par 16 onobtient 45 375, chiffre très-rapproché de 45 392 que j'ai trouvé. J.-E. Wappâus, dans sa description de la république Argentine (Stein's Handlmch der Géographie y\ Theil, 3 Band, S. 936; donne seulement 12000 milles carrés, chiffre qui me parait être trop faible.
M. le D' Aug. Petermann, à l'occasion de son dénombrement de la population de la terre, dans le cahier complémentaire n° 35 des Geogr, Mittkeily a fait faire récemment un calcul de la superficie de la république Ai^gentine, dont le résultat a donné 39 445 milles allemands carrés. Mais ou n'a pas tenu compta de la Patagonie, dont le territoire, d'après le même au- • teur, embrasse 17 700 milles carrés et avec le résultat antérieur donne une somme totale de 57 144, chiffre de 12000 milles carrés plus grand que celui admis par moi et Arrowsmith. Je ne veux pas décider lequel des résultats mérite le plus de conOance, et je n'ajouterai rien de plus.
Quant à la carte de la république Argentine publiée par le même célèbre géographe dans le n<* 39 des cahiers complémentaires et pour laquelle, sur son invitation spéciale, j'ai écrit un texte peu étendu, c'est évidemment un beau et excellent travail auquel on peut seulement reprocher d'avoir quelquefois accordé trop de confiance à des sources tout à fait insuffisantes. J avais prévenu à l'avance M. le D^ Petermann au sujet de quelques matériaux, et avais manifesté le désir qu'il m'envoyât la carte avant de la publier, pour la revoir et en faire la base de mon texte. Mais on n'a pas répondu à mon désir. Je me suis vu forcé, sur des instances répétées, de composer le ï^^'fte sans avoir vu la carte; aussi en est-il résulté que les deux travaux diffèrent en plusieurs endroits l'un de l'autre. Une note ajoutée à mon texte par .M. Habenicht signale ces différences. Elle indique que le tracé des Cor- <iillères du plateau au nord jusqu'à l'Aconcagua est défectueux, puisque «^ntre 28« 30' et 32° lat. S. on a dessiné un second plateau allongé ^ui n'existe pas. Les lacs où aboutissent le Rio Dulcect le Rio Primero sont aussi trop grands, puisque l'un et l'autre, la lagune Porongos et le Mar Chi- 'luita, ne sont que de grands marais avec une petite lagune au centre, exac- **înient cêmnie la lagune beaucoup plus grande de Revedero sous le 3i* de '^1- S. La lagune Armago sous le 35* et la lagune Curaco sous le 38« ont aussi un pourtour plus petit que celte gi'ande lagune, et ont été représentées a tort sur la carte comme plus étendues. En effet, plus les rivières dont elles "^nnent l'extrémité sont placées au sud, plus elles deviennent pauvres en ♦•au Pl par suite incapables d'alimenter de grands lacs. En outre, les salines
des provinces de Catamarca et Sau-Juan (28° et 31° lat. S.) ont été grar^ys comme des lacs, bien qu'elles ne contiennent pas d*eau et qu'il ne s*y fonnr des flaques isolées qu'après de fortes pluies et pour peu de temps. Eofio les noms de localités, empruntés en grande partie à Tatlas de Martin dt* Moussy, ainsi que la nature du pays, manquent d'exactitude et reposeoi plus sur lafantaisie que sur les observations de l'auteur, comme toutes ses cartes.
ERRATAo
ligne
iG8i lisez
quatre —
quinze.
Balbao —
Balboa.
idem. —
idem.
Gorba —
Gorda.
Luguii —
Lujan.
fer —
pierre.
couleuvre —
loutre.
tout que —
tous ceux que.
Puerto —
Puerto.
deux cents —
deux mille.
non! —
sud.
mois, etc. —
le lieutenant Muster», ^ ' visité rcccmmeut ce* t^ jçions, confirme rcxi^lcnrt de r«llc forêt. (Voj ^ note 80, pajçi» 377).
TABLE DES MATIÈRES