JOURS TRÈS-HUMIDES
sont les mois secs, et les autres les mois humides: la différence entre les deux thermomètres s'éleva nt dans les mois secs au-dessus de 3**,0, et restant généralement, dans les mois humides, au-dessous de 3**,0.
La différence la plus grande entre les thermomètres sec et mouillé, observée jusqu'à présent à Buénos-Ayres, est de I2*',5 Celsil's, ou 10° Réaumcr. Une telle différence se présente très-rarement, et je ne l'ai pas observée moi-même: mais l'observateur, dont je parle plus haut, m^a dit Tavoir constatée pendant la saison très-sèche de février 1868, qui a une différence moyenne, pour le soir, s'élevant encore ii I0**,7. D'un autre côté, il n'est pas rare, en juin et juillet, quand les jours sont brumeux et qu'il tombe toute la journée une bruine fine, vaporeuse, de voir les deui thermomètres à la même hauteur, ou même une hauteur plus grande dans le mouillé que dans le sec, quand l'air est saturé au-delà par les vapeurs aqueuses, et contient en suspension des gouttes «Teau condensée. Des journée? semblables se présentent plusieurs fois à Buénos-Ayres, en juin, et même au commencement de juillet, quoique de vtritables pluies ne soient pas rares dans ces deux oiois (rhiver.
Le phénomène indiqué n'est pas le brouillard, mais plutôt une pluie très-fine; le véritable brouillard blanc e>t rare dans le climat de Buénos-Avres, et se montre seulemont le matin, au commencement de l'automne et enhi>er, environ vers sept heures.
Dans de tels jours avec le vent du Nonl-Ouesl, le si^leil se lève clair, mais une heure après le brouillard commemf à se former au haut de l'atmosphère et descend doucement jusqu'au sol, où il reste sur la rivière plus lunetemps que sur la terre. Ici il se perd généralement i >lix li(»uros; très-nirernont il se conserve jusqu'à une heun* Je n'ai vu du brouillard, à d'autres heures du jour, «lu^ (luelquefois, exceptionnellement le soir. Mais la rosée est