ORAGES A TUCUMAN. 1S
Le second orage, après le premier observé en août, eut m le <0 octobre venant du Sud-Ouest avec la première uie du printemps; il fut très-court, et se déchargea à heures du soir sur la ville même. Je n'en ai pas obrvé d'autre dans le même mois, mais en novembre j'en
compté quatre : deux à deux, à peu d'intervalle l'un de autre, les premiers, le 3 et le 4 du mois, les deux aues les 26 et 29, tous quatre assez faibles. La première loitié de décembre fut aussi assez pauvre en phénomèîs électriques, mais les 22, 25 et 28, il se déchargea ir la ville trois orages assez forts. En somme, je n'ai )mpté à Tucuman que treize orages électriques pendant les six mois de séjour dans la ville. C'est un nombre âsez faible, car Tucuman est connu dans toute la Répulique Argentine pour la fréquence et la violence de ses irages électriques; aussi les habitants prétendaient-ils que ette année était excessivement pauvre, et on me mourait les traces de la foudre sur les clochers des églises, it sur d'autres bâtiments élevés, pour preuve de la vio^ ence de ces orages dans d'autres moments. Il est vrai |u'à Paranâ comme à Mendoza, j'ai compté le plus grand lombre d'orages électriques en février, et cette observaion me fait croire qu'il doit en être de même à Tucu- Mn; mais, même en donnant en février 8 orages électri- [ues, 4 en mars, 3 en avril, 2 en mai et 1 ou 2 en hi- ^r, le total pour toute l'année ne dépasse pas 30, chif- ^ qui me parait assez faible pour une localité plus chaude •^ plus voisine du tropique, si je le compare à la somme 'es 32 orages observés par moi-même à Paranâ. Nous devons donc admettre que la demi-année de mon séjour à l^cuman fut excessivement pauvre en orages électriques, 't qu'il s'en produit généralement à peu près 40 chaque ^nnée, nombre qui représente la moyenne.
Je ne dirai rien de la formation des orages électriques i Tucuman, parce qu'elle est la même qu'à Mendoza,