‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 368 sur 583 · COUCHES SUPERFICIELLE, DILUVIENNE · texte numérisé non relu

COUCHES SUPERFICIELLE, DILUVIENNE

« car, dans ce voyage, un peu long il est vrai, on ren- « contrerait non seulement toutes les époques géologiques « de la surface de notre globe, mais encore dans le même « ordre où elles se sont formées I^une après l^autre *. »

Pour confirmer cette assertion par quelques faits plus précis, j'ajouterai que la surface supérieure du pays est formée d'une couche demi-sablonneuse, d^une épaisseur peu considérable, surtout sur les montagnes, appartenant à l'époque des alluvions des temps historiques, contemporaines du dépôt des sables du Rio de la Plata et de ses principaux affluents.

Sous cette couche, d'une couleur grise, généralement d'une épaisseur d^un demi-mètre, se trouve aussi^ sur tout le territoire argentin, jusqu^à 35 à 38® latitude Sud, de TEst à l'Ouest, même sur le flanc des montagnes, jusqu'à 4500 ou 1800 mètres d'altitude, une marne rouge-jaune, demisablonneuse, appartenant à l'époque Quaternaire ou Diluvienne, aussi nommée Post - Pliocène. On rencontre cette couche, généralement d'une épaisseur de 40 à 15 mètres, à nu sur les rives escarpées du Rio de la Plata, aui environs de Buénos-Ayres. On la retrouve avec les mêmes caractères jusqu'au pied des Cordillères, k l'Ouest el ao Nord, c^est-à-dire à Mendoza et à Tucuman, et sur toutes les montagnes, à la hauteur indiquée et même jusque 2000 mètres.

Dans cette couche et principalement dans sa moitié inférieure sont enterrés les ossements des grands mammifères éteints, qui ont fait une si grande célébrité aux environs d« Buénos-Ayres et en général à presque toute la Pampa argeo* tine. D'Orbigny, empruntant au langage local le nom de cette couche, Ta dénommée « formation pampéenne» à l'époque même où Darwin la baptisait presque du même nom' «vase pampéenne» (Pampean mud).

Sous cette couche uni generis^ qui constitue le sol de b République Argentine, depuis la chaîne des montagnes i^

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idîl et de Tapalquen jusqu'à la frontière du Nord, se ivent deux autres couches sédimentaires, qui, jusqu'à sent, sont seulement connues dans quelques endroits ^limités, mais qui se manifesteront peut-être aussi plus ] dans toute la plaine Argentine, jusqu'aux pieds des ttts. Ces deux couches appartiennent à la formation terre, et se distribuent comme la supérieure, nommée par RBiGNY la formation patagonienne, et Tinférieure nommée

lui guaranienne.

A supérieure, qui semble correspondre aux couches plioe et à une partie des miocènes de l'Europe, est une fordon marine, où le sable domine mêlé avec plus ou ins d'argile, et contenant des couches supérieures calcait évidemment formées par des coquilles triturées et des açons marins, enfermant aussi quelques couches trèsices d'argile plastique, avec des restes d^animaux d^eau ice et terrestres. On voit cette formation à nu et trèseloppée sur la rive orientale du rio Paranâ, depuis Diante jusqu'à la frontière boréale d^Entre-Rios, et dans toute ?atagonie jusqu'au détroit de Magellan, où elle est presek découvert, formant le sol du pays même, sans cesser itre couverte par la formation diluvienne. Dans l'intéur de la République Argentine la formation patagonienne st pas connue, quoiqu'il semble très-vraisemblable qu'elle ive se trouver aussi sur la plus grande partie de la iine de ce pays, au-dessous de la formation pampéenne. )pinion que cette formation ne s'étend qu'à l'Ouest, jus- 'au méridien de San Luis, n'est pas sûrement établie. La moitié inférieure de la formation tertiaire, nommée la arantennc, se trouve également à nu dans la découpure la rive orientale du rio Parané, le long de la province de rrientes; son aspect est celui de couches sablonneuses argileuses, d'une couleur rouge, contenant en quelques droits, en grandes quantités, des sphéro-siderites envelop- « dans des couches sablonneuses. Jusqu'ici, on n'a trouvé

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