RARETÉ DES CAILLOUX
est aussi rare de trouver des cailloux dans ces giseents que dans le lit du Rio de la Plata ; dans le sable iployé à la maçonnerie, les seules petites pierres que Ton )uve proviennent du fondement de Tîle de Martin Garcia, ir état peu roulé démontre une origine très-rapproée. Celte même absence générale de cailloux dans tous > alluvions de la Pampa prouve que depuis le com- ?ncement de l'époque actuelle les circonstances n'ont s varié et que la différence des dépôts anciens est due liquement à Téloignement actuel de l'influence de la mer r ces dépôts, et aussi k l'élévation du fond de l'estuaire dans
partie interne. Quand se formèrent les dépôts deVAzara biata l'eau de l'estuaire était encore plus salée, et la plus •ande profondeur de cette partie même est démontrée par s ossements de baleine trouvés dans les îles de Temmehure du rio Paranà, dont nous aurons h parler plus rd.
Quant aux cailloux qui manquent au sable du Rio de la lala, comme à la plupart des fleuves de la Pampa argentie, et se trouvent seulement dans quelques petits et dans a partie supérieure de leurs cours, voisins des montagnes *où ils descendent; ils manquent aussi dans les dépôts lluviens de la plaine, mais ils ne sont pas rares dans es dépôts voisins des montagnes et principalement au lied des Cordillères. De même, les chaînes secondaires de 'intérieur de la République et même les petites montafnes du sud-est de la Pampa, qui forment la chaîne du fandil avec leur continuation jusqu'à l'Océan Atlantique, îoni entourées de couches alluviennes très-riches en cailoux. On en trouve de différentes grandeurs, dans toute ^ profondeur de la couche, jusqu'à la couche diluvienne, * même s'enfonçant un peu dans celle-ci. J'ai étudié ces '«nds dépôts, principalement dans les environs de Menozâ et de Catamarca,et je les ai trouvés dans ces deux <îalilés de la même composition et nature ^ Dans le pre-
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162 COUCHES DES CAILLOUX AUX PIEDS DEvS MONTAGNES.
mier endroit je les ai examinés dans Tescarpement d'un petit ruisseau d'une hauteur de 10 mètres, où les couches les plus profondes n'étaient pas percées jusqu'aux pierres originaires de la montagne voisine. Toute cette couche était formée par un sable fin de couleur grise, très-seml)lable à celui du Rio de la Plata, renfermant des cailloux complètement arrondis, depuis la grosseur d'œufs «le poules jusqu'à celle de melons et de citrouilles, formés (le débris de la montagne voisine et accumulés les uns sur les autres, séparés par du sable, sans s'unir en une masse dure. Le lit même du ruisseau se composait de cailloux semblables et laissait soupçonner une profondeur plus considérable de toute la couche. La surface du le^ rain voisin du ruisseau était couverte d'autres cailloux plus grands mélangés à quelques autres d'un diamètre énorme, se touchant les uns les autres, petits et grands, et laissaflt de loin en loin un étroit espace aux petits arbustes elaui Cactus, qui s'étaient fait une place au milieu d'eux avec leurs racines, sans cependant cacher les grandes pierres répandues sur la plaine inclinée *.
La couche correspondante, au pied de la sierra d'Ambale dans la vallée de Catamarca, dans laquelle est balie b capitale, était composée complètement de la même otfnière. On avait fait au milieu de la place une grande excavation pour en extraire les pierres nécessaires ï I* construction d'une église nouvelle. Ces pierres étaient principalement formées de gneiss, d'une forme arrondie, «f* quise par le frottement de l'une avec l'autre dans le lonj parcours qu'elles y avaient fait, et qui avait en même temps produit un sable fin, aujourd'hui distribué dansl^ interstices et autrefois partie intégrante de leur profH* matière. L'eau descendant des montagnes avait imprioi^ le mouvement aux débris plus ou moins grands de pi^ res qui se détachaient, et le contact entre eux pendant \f transport les avait diminués et polis jusqu'k leur doflo^