‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 422 sur 583 · DES TEMPÊTES VIOLENTES ONT CONTRIBUÉ · texte numérisé non relu

DES TEMPÊTES VIOLENTES ONT CONTRIBUÉ

province ; mais on ne peut admettre le transport d*un squelette entier de Tinlérieur jusqu'à l'embouchure du fleuve par ses eaux. Car où nous trouvons aussi assez souvent des squelettes entiers dans la même province, nous sommes obligé d'admettre que les animaux ont vécu dans les lieux où leurs squelettes sont enterrés. Il est même possible que quelqu'un de ces animaux vivants ait été tué par les eaux soudainement arrivées, que son corps ait été enterré par la vase mêlée avec les eaux, ou qu'il se soit engagé inconsidérément dans les parties marécageuses tout près des anciennes côtes du fleuve ou de la baie, qui sans doute existaient à l'embouchure de ce grand fleuve, comme elles existent aujourd'hui à celle du fleuve Amazone. Nous serions très -disposé à croire que des marais de cetfe nature (pantanos) ont été le tombeau de beaucoup d'aoi^ maux de cette époque.

De même aussi, des tempêtes soudaines, plus fortes que les pamperos actuels, peuvent avoir enterré dans le sable mouvant quelqu'un de ces animaux. J'ai décrit, page 38 ^ une forte tempête de ce genre, comme il en apparaît en — core quelquefois à Buénos-Ayres, et je ne doute pas quLl n'en existât de semblables aussi dans les temps qui oo-*précédé l'époque actuelle. Il est très-possible qu'une sem — blable tempête, passant sur un terrain sablonneux, a pi^ envelopper et tuer quelques-uns de ces grands animauL.-. mais c'était toujours des cas exceptionnels et on ne peutpa.^ admettre que de semblables tempêtes aient formé la coucha entière diluvienne, comme Bravard voulait essayer deL^ démontrer. Il est un fait bien constaté, c'est que les fo physiques de notre globe ont été toujours les mêmes, sa quelques différences graduelles, et cette considération no fait admettre la possibilité d'ensevelissement des anima dans les sables mouvants, comme cela arrive encore à prése*/?/ quelquefois dans le Sahara d'Afrique ; mais la plaine argevtine n^a jamais été un Sahara dans sa généralité, et les

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