COUCHES DANS LE LIT DU RUISSEAU SALTO
une petite couche d'argile sablonneuse rouge-jaunèlre d*un mètre d'épaisseur, sans fossiles, et plus bas une autre couche également épaisse, plus grisâtre, qui contient quelques valves de grandes huîtres. Au-dessous de celte seconde couche j'ai examiné une troisième couche différente, composée de grandes masses irrégulières calcaires, séparées entre elles, mais accumulées les unes sur les autres, toutes composées de valves de VArca Bonplandiana.^lns au moins détruites, mêlées avec des moules parfaites de rintérieur de cette même coquille. Cette couche, qui n'est pas un dépôt de cailloux, mais un produit de concrélions primitives formées indépendamment Tune de l'autre, délimite presque la moitié de la hauteur des escarpements; au-dessus d'elle l'argile diminue, comme substance fondamentale, et au-dessous le sable, en masse très-fine jaur verdâtre, qui se divise, par quelques nuances de la couleur, en trois étages. En prenant toute la hauteur de cette partie d'escarpement à 10 mètres, l'étage supérieur. assez foncé et contenant un peu plus d'argile, en occupe i mètre. Au-dessous, commence le second étage, d'une couleur plus claire ; on y remarque quelques trous, provenant sans doute de la chute de masses étrangères. Cet étage a une épaisseur de 5 mètres, et le troisième inférieur encore plus clair de 4 mètres. Dans celui-ci on trouve beaucoup de débris de poissons, mais tous tnV décomposés et polis, comme triturés depuis lonjçtempj par le mouvement de Teau. J'y ai vu aussi quelque> petites codches superposées d'argile pure, correspondant aux couches semblables plus au dehors dans Toscan^ ment du rio Paranà, de 8-10 millimètres d'épaiss<*uf Enfin la base de toutes ces couches formait un banc de marne verdâtre, que j'avais vu aussi dans le même nive^^^ do l'escarpement de la rivière voisine, et dans cette courlH' on trouve beaucoup de moules •d\4rca et VenuSy n»ai> aucune coquille bien conservée. En général, des fossiles ^^