‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 465 sur 583 · DANS LA BANDE ORIENTALE · texte numérisé non relu

DANS LA BANDE ORIENTALE

che opaque cornée, et d'autre part le grès reste mou et renferme des masses tendres de lait de montagne. On dit aussi qu'il contient du bois pétrifié, mais je doute de l'exactitude de cette remarque. On trouve en effet, en terre, dans toute la partie du pays, sur la côte du rio Uruguay, des troncs et des branches d'arbres changés en pétrifications siliceuses ; ces pétrifications se forment assez vite, sous nos yeux, parce que tous les ruisseaux et toutes les rivières, qui se jettent dans l'Uruguay, contiennent en grande quantité, en dissolution, cette substance, qui se trouve attirée par les objets organiques et principalement par le bois exposé à l'influence des. eaux qui en sont saturées. Ces masses pétrifiées, dont nous avons beaucoup d'exemplaires dans notre Musée public, sont des produits de l'époque actuelle, quoiqu'elles ressemblent souvent beaucoup aux pierres siliceuses plus anciennes, et renferment même des pétrifications d'une autre formation antérieure. Nous avons un morceau de cette pierre siliceuse qui contient une dent de Mylodon, trouvée dans le

port de Gualeguaychù pendant la construction d'un môle, mêlée avec des débris modernes de différentes provenances. On doit prendre garde de ne pas attribuer un âge plus grand à des morceaux semblables; car les restes des animaux diluviens, ou même des tertiaires, sont trans- I>ortés par les cours d'eau douce dans le dépôt moderne, et ne prouvent rien pour l'âge des pierres qui les renferme. Un voyageur prussien, M. Sellow, qui parcourut, il y y a plus de cinquante ans, la Bande Orientale de l'Uruguay, a rapporté k Berlin une collection riche d'échantillons de pierres trouvées dans cette République; et le célèbre minéralogiste Weiss les a décrites dans ]es Actes de VAcad. Roy. de Berlin, de l'année 1827 (publiées en 1830, page 417, seq.)t J'ai donné un extrait de cette publication dans mon Voyage, tome I, page 68, seq., qui prouve que la même formation sédimentaire,^dont nous parlons, se trouve à

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