LES PORPHYRES DE LA SIERRA D*USPALLATA
la Huerta, existent aussi quelques petites masses porphyriques ^*.
Je n'ai pu voir moi-même le porphyre que dans la Sierra de Uspallata, et l'ai décrit dans mon Foyagre, tome I, pages 253 et 255. Là il se présente avec l'aspect de trois grands mamelons, du côté oriental de la vallée de Los Manantiales, formant les sommets les plus élevés de la seconde chaîne du côté oriental de la montagne, et imitant des cônes assez bas d'une couleur rouge-brune obscure et de texture felsitique, portés par les masses du grauwacke, qui est la partie principale constitutive de cette montagne. Plus loin, j'ai vu le porphyre dans la troisième vallée qui suit celle de Los Manantiales, dont il forme le fondement, s'élevant un peu des deux côtés des escarpements voisins. A cet endroit, le porphyre me semblait stratifié, de la même manière qu'il l'est souvent au Chili ; mais plus au Kord il s'élève dans la même vallée comme un massif non pas haut, mais assez large, interrompu par un ravin qui traverse le chemin, ce qui rend facile Pétude de la pierre assez voisine et permet de la toucher avec la main. Ayant passé ce ravin, on entre dans une autre vallée, la quatrième de la montagne, courant du Sud au Nord, comme les autres, et Ton suit d'un côté des couches de grauwacke, de l'autre des schistes micacés. Il me semble évident que les éruptions porphyriques se sont accommodées à la direction de ces vallées, et ont pris probablement part à leur soulèvement, en s'élevant môme successivement et imitant de cette manière la configuration stratifiée qui les caractérise, au moins en partie. On ne connaît pas d'autres roches de porphyre, jusqu'à présent, en dehors de la chaîne principale des Co^ dillères, où elles prennent une assez grande importance. Je n'ai, par conséquent, rien à ajouter aux faits indiqués; il ne me reste qu'à donner quelques indications sur le temps de leur éruption, qui suit généralement Tépoque paléozoïque, et se rapproche plus de Pépoque carbo-