TUFS TRACHYTIQUES
dislance k l'est du sommet de la montagne, et au nord du Chili, k rOuest, il est évident que la formation doit se croiser avec la direction générale de la montagne et la couper dans un certain endroit jusqu'à présent inconnu, ou être brisée en différentes parties distinctes. Nous savons par les recherches de M. D. Forbes que des couches jurassiques semblables se trouvent, depuis le lac de Tilicaca jusqu'au désert d^Atacama, presque parallèles à la côte de rOcéan Pacifique, et aboutissant sous le 22® 20' L. S. à la chaîne des cônes trachytiques, qui commence de ce point et court vers le Sud, dans la même direction que les cônes du plateau argentin du Cerro San Francisco el Gerro Bonete. Cette direction des cônes trachytiques est presque la même qu'a prise la formation jurassique en Bolivie, et correspond aussi à celle des couches jurassiques dans les Cordillères du Sud ; car dans les deux localités ces couches sont du côté oriental du sommet des Cordillères, et non pas du côté occidental, comme au Chili.
Aux couches sablonneuses rougeâtres, mêlées avec des bancs de gypse laminaire, succèdent, tout près du passage de la Cumbre, des roches mécaniquement accumulées, que Darwin donne comme un conglomérat porphyrique, alte^ nant avec des couches argileuses ; les couches passent de l'autre côté du haut de la montagne à l'Ouest, et descendent assez loin en bas, comme pierre principale, dans la vallée du rio Juncal, suivant la route que le voyageur prend jusqu'à San Felipe de los Andes, première ville considérable de la République Chilienne. Stelzner parle de ces pierres comme de tufs trachytiques, interrompus par des rocs de trachyte de Tespôce nommée andésite, lesquels prennent souvent l'aspect de bancs, pénétrant aussi dans les couches jurassiques avec leurs ramifications et les couvrant dans quelques endroits. Même dans les culots de porphyre se trouvent de semblables brèches d'andésite, mais seulement du côté occidental de Taxe granitique ; il s'y trouve aussi des ro-
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ches éruptives plus modernes, par exemple, des spililes comme ceux de la Sierra d'Uspallata, qui se touchent avec des couches jurassiques et reposent sur elles. Les trachytes sont des andésites d'amphibole, avec des cristaux bien formés d'amphibolite, dans une pâte grise, mêlée de cristaux d'un feldspath tricline ; on trouve de nombreux cailloux de cette pierre dans le lit du rio de Mendoza, même en dehors de la montagne, tout près de la ville du même nom, d'où j'en ai apporté plusieurs échantillons k Halle dans mes collections. II est digne de remarque que seulement le cdté occidental des Cordillères^ prenant Taxe granitique comme le versant des deux côtés, est riche en pierres éruptives des roches trachytiques ; ces mêmes rocs manquent du côté oriental, où prédominent les porphyres presque complètement. D'abord ils se trouvent de ce côté de nouveau dans la Sierra d'UspalIata, en dehors des Cordillères et séparés d'elles par la vallée qui s'étend entre eux et la Sierra. Pour poursuivre cette courte description des Andes, entre Mendoza et Santiago du Chili, plus au Nord et au Sud, nous devons recourir encore aux recherches des deux voyageurs susnommés, qui nous donnent quelques indications; et aussi, aux relations de M. P. Strobel, déjà mentionnées note 46 . Ces communications ultérieures prouvent que la même construction générale se conserve dans tout le tracé des Cordillères des provinces de San Juan et de Mendoza, jusqu^au commencement de la Patagonie. Dans la province de San Juan, M. Stelzner a examiné la montagne, prenant sa route par la vallée de Los Patos, pour faire l'ascension du passage du même nom et descendre par la vallée du Rio Putaëndo Ik San Felipe de los Andes, retournant par le passage de La Cumbre^ que nous avons analysé auparavant, à Mendoza. L'auteur décrit les rocs qui existent le long de cette route, comme identiques k ceux de la vallée du rio de Mendoza. La montagne commence k TEst par des porphyres, surplombant le fond de la vallée du rio de los Patos, où est située la