‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 517 sur 583 · STRUCTURE DE LA MONTAGNE DE LA CUMBRE · texte numérisé non relu

STRUCTURE DE LA MONTAGNE DE LA CUMBRE

les tufs trachyliques ; la masse de ceux-ci augmente peu à peu, ainsi que leur nombre, à mesure que Ton avance à l'Ouest. Mais les tufs commencent aussi dans cette partie de la montagne, du côté est, du haut de la chaîne, et descendent, sur le côté ouest, assez loin dans le territoire montagneux du Chili, c'est-à-dire au moins jusqu'au pied de la chaîne principale des Cordillères *^

S'il est vrai que nous ayons trouvé de ce côté, au Nord, la structure de la montagne, identique dans les deux points examinés, par contre les relations de roches constitutives se modifient un peu plus au sud du passage de la Cumbre. Nous connaissons celle partie des Cordillères par les recherches de Darwin, faites pendant le voyage au passage du Portillo, qui traverse les deux chaînes parallèles, séparées par la vallée du rio Tunuyan, d'une largeur de cinq milles géographiques-et d'une hauteur de 2400 mètres audessus du niveau de l'Océan Pacifique, renfermant le haut cône du Tupungato (tome I, page 201), l'un des plus réguliers et des plus pittoresques des Andes, et presque de la même hauteur que le Chimborazo. La chaîne orientale du côté des Pampas commence, comme toujours, par des collines de cailloux, sur lesquelles se présentent les conglomérats plus durs, d'une époque plus ancienne, que nous avons décrits plus haut, page 242, comme déposés au commencement basilaire des ravins qui descendent du haut de la montagne. Les premiers rocs en place de ce côté, dit Darwin, sont des porphyres, accompagnés d'autres conglomérats de la même substance. Il les décrit comme une pâte de couleur brune-claire, avec des grains de quarz et des cristaux de feldspath. Au-dessus de ces rocs il a vu, à une hauteur de 400 mètres, des masses éruptives, principalement un banc composé d'un roc grisâtre assez foncé, contenant des cristaux de feldspath vitré, olivin et quelques feuilles de mica, renfermant, çà et là, aussi quelques par- . ties amygdaliformes de zéolite, c'est-k-dire une substance

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