‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 541 sur 583 · FORMATION SÉDIMENTAIRE PRINCIPALE · texte numérisé non relu

FORMATION SÉDIMENTAIRE PRINCIPALE

vides complets, et commeDce par un plus grand mamelon, assez haut au Nord, presque sous 28"^ 40' L. S., s'abaissant peu k peu, et se terminant par quelques petites collines, au sud de la Villa Argentina (Chilecito). Toute cette pelile chaîne se compose de roches métamorphiques, et ne coniieot pas de richesses métalliques.

L'autre chaîne massive du Nevado est une montagne forte et pittoresque, qui se dresse au-dessus de la Yilia Argentina, avec des escarpements roides, contenant les mines célèbres d'argent et d'or, depuis longtemps connues comme une source de richesse pour le pays.

Pour mieux connaître la hauteur du massif gigantesque du Nevado, j'ai entrepris une ascension du cône et Tai exécutée avec plein succès; j'observai à midi (1 2 heures * \), le thermomètre un jour de décembre, c'est-à-dire dans le mois le plus chaud, il marquait — 1**2'Cels., et le baromètre la hauteur de 377,50 mm. La comparaison aiec le baromètre de la Villa Argentina, k la même heure, donnait alors pour le Nevado la hauteur absolue de 6,024 mètres, et pour la ville celle de Ï,i79 mètres. D'ici jusqu'à la base de la montagne, le terrain s'élève à 1 ,777 mètres, d'où il résulte que le sommet du Nevado se trouve à 4,247 mètres au-dessus de la base de la montagne. A côté d'un autre sommet plus bas, nommé El Espino, existe une riche raine du même nom à la hauteur de 4,910 mètres; une autre mine d'argent, près de ce mont, connue sous le nom de Santo Domingo, est ï 3,833 mètres; et une troisième, nommée Leu Créditas, ï 400 mètres plus bas (environ 3,400 mètres au-dessus du niveau de la mer). Toutes ces mines appartiennent à un seul territoire minier, qui descend presque perpendiculairement dans la montagne et occupe une étendue de 6 à 8 lieues espagnoles en circonférence.

La pierre constitutive du sommet du Nevado est du granité, et la même pierre se trouve encore une fois à si

COUCHES PALÉOZOIQUES DU NEVADO FAMATINA. 337

base ; mais dans l'intervalle, entre ces deux points, sont représentées trois différentes subtances pierreuses, c'est-àdire deux sédimentaires et une de porphyre.

. La première de ces deux subtances, qui par son étendue, forme la plus grande partie de la montagne, est une roche dure, presque compacte, d'une couleur gris-verdâtre, dans quelques endroits plus verte, même noirâtre, ou même gris-bleuâtre, qui présente dans les fissures en strates internes une couleur jaune-rougeâtre. Cette pierre ne produit aucune effervescence, traitée par des acides, et ne contient aucun fossile organique, soit du règne végétal, soit du règne animal; elle se déchire très-facilement en couches feuillées assez fines parallèles, qui présentent dans leur surface de petits points de mica, en assez grand nombre. La présence de cette dernière substance rend la pierre facile à fendre en feuilles ; la couleur jaune ou rougeâtre que prennent généralement toutes les surfaces exposées k rinfluence de l'air et des vapeurs d'eau, est due k rhydrate de fer, qui s'est formé sur ses surfaces par la décomposition de la matière constitutive. L'épaisseur des feuilles et des couches est très-variable, s'élevant d'un millimètre jusqu'à 1-2 mètres ; la position des bancs et des feuilles dénote aussi des variations. Dans quelques endroits, je les ai vus posés presque perpendiculairement, mais cette position est la plus rare ; généralement les couches sont inclinées, plongeant assez fortement k l'Ouest, sous un angle avec la plaine horizontale variant de 60 â 80°; la direction générale des couches est la même que celle delà montagne, c'est-à-dire de 10-20° au Nord-Est. On voit aussi dans différents endroits des couches onduleuses de cette même pierre, s'élevant en forme de grands arcs au dessus comme au dessous de la plaine horizontale. Quoique la direction générale des couches soit la même que celle de la montagne, on trouve aussi des points où leurs directions sont différentes, et ce sont généralement ceux

Bip. AEa. — T. u. Si.

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