‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 562 sur 583 · PREMIÈRE CHAINE OU LA SIERRA DEL CAMPO · texte numérisé non relu

PREMIÈRE CHAINE OU LA SIERRA DEL CAMPO

fie dire qu^il existe deux travaux spéciaux sur cette montagne, qui me fournissent les détails de ma description, fondée aussi sur une recherche personnelle acquise par mes propres voyages, en visitant quelques parties au nord du centre et du sud de la Sierra ^^

Si Ton compare celle-ci avec celle de la sierra de San Luis, antérieurement décrite, on peut dire que la configuration de celle de Cérdova est beaucoup plus simple, et par conséquent plus facile à décrire, quoique l'étendue en soit beaucoup plus grande et même six fois plus grande que celle de l'autre. Les chaînes se trouvent disposées de telle manière, que l'espace entre elles est plus grand et que la composition subit des variations moindres que celles de la sierra de San Luis; caractères qui rendent cette dernière montagne plus intéressante à étudier, mais aussi plus difficile à bien connaître.

Nous commencerons notre esquisse spéciale par la première chaîne ; il nous suffira de dire que, par sa forme générale, elle est la plus longue et la plus étroite, et s'étend avec son appendice du Nord par trois degrés de latitude. Elle a une hauteur moyenne de 1000 mètres et aucun sommet remarquable; les pointes obtuses, les plus élevées (le la crête, ne dépassent pas 1200 mètres environ. Les pentes à l'Est sont peu escarpées et très-faiblement inclinées ; celles de l'Ouest sont rapides, souvent presque perpendiculaires. La partie du Nord, suivant l'appendice isolé, est un peu plus large et aussi un peu plus haute que celle du Sud, qui est assez étroite et plus basse. Toute la chaîne se divise par sections découpées en plusieurs endroits, dont la première est plus complètement séparée des autres, formant un terrain montagneux, peu élevé, au nord-est de la chaîne, et se composant presque uniquement de granité. Plus au Sud, les autres sections deviennent généralement plus courtes et sont séparées par des ravins étroits, qui laissent passer l'eau des petits ruisseaux, ac^u-

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