LES TRACHYTES DE LA SERREZUELA
page 285, les cônes les plus remarquables de ces groupes et répétons ici leurs noms, qui sont: La YerbaBuena (la bonne herbe, 1,615 mètres), la Borroôa (1,400 mètres), La Popa (la pôupe, \ ,500 mètres), elCerro de la Cienega (le pic du marais, 1 ,200 mètres). Le trachyte de ces cônes est d'une couleur assez foncée rouge -grise ou jaune -grise; sa pâte a uile structure poreuse, ressemblant quelquefois au ponce; elle contient des cristaux de sanidine, amphibole, augite, oligoklase et mica. Cette pierre ressemble alors, dans sa composition, au trachyte du Morro de San José, par le manque de quarz isolé; le trachyte de la sierra Serrezuela est un véritable trachyte, et non pas un liparite, comme les grands cônes de la sierra de San Luis, dont nous avons parlé plus haut, page 287. Cette différence est importante, principalement si nous considérons le voisinage des deux éruptions trachytiques dans les deux montagnes en question ; elle prouve que, même à une très -petite distance, comme celle qui existe entre la sierra Serrezuela et la sierra de San Luis, dépassant à peine un demi-degré de latitude (peut-être 32'-35'), les matériaux des substances éruptives de la terre peuvent comporter des différences remarquables. Nous avons fait la même observation, en comparant les cônes trachytiques de la sierra de San Luis entre eux ; aussi ces cônes, quoique tout formés de liparite, présentent des différences locales très-sensibles de trachyte.
Les tufs trachytiques, accompagnant les cônes orientaux du groupe, sont formés de la même masse que ces cônes, contenant aussi des cristaux des mêmes substances susnommées.
Il nous reste à signaler au lecteur que, dans le voisinage des cônes éruptifs, on a découvert aussi, dans la sierra Serrezuela, comme dans celle de San Luîs, des mines d'or, principalement près du village Ojo del Agua^ au nord du district trachytique. Les mines se trouvent dans des filons quarzeux, mêlés avec des substances métalliques de fer, qui
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traversent les schistes métamorphiques en diverses direo tions. Le résultat de Texploitation de ces mines n'a pas été très-heureux, et est en tout point inférieur k celles de la sierra de San Luis.
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Nous connaissons la constitution géognostique de cette chaîne, dont j'ai donné la description orographique dans le tome I, page 240, d'après les recherches de MM. J. Ch. Heusser et G. Claraz, qui ont publié les résultats de leur exploration dans un mémoire en deux langues différentes*'. Sans avoir vu la montagne, j'intercale ici un extrait de ce mémoire, pour donner à mes descriptions géognostiques toute l'étendue possible.
Par la description orographique du tome !•', nous savons que la montagne se compose d'une quantité de petites arêtes allongées, séparées complètement l'une de Taulre par des intervalles ouverts, nommés abras par les indigènes. Ces arêtes courent de Sud-Est a Nord-Ouest, comme toute la montagne ; leurs pentes roides, tournées vers le Nord-Est et leurs contreforts très-doucement inclinés au Sud-Ouest. La montagne commence au cap Corrientes, avec un long banc de pierres sous-marines, qui de la côte entre dans la mer jusqu'à une distance d'une lieue, se rattachant au sol de la terre ferme par une simple chaîne de petites ct»llines basses, couvertes d'herbages, et se changeant peu à peu en arêtes pierreuses, devenant successivement plus grandes et plus hautes, jusqu'à la ville du Tandil, où elles prennent leur hauteur la plus considérable de 400 mètres en\iron au-dessus du niveau de la mer. Dans cette partie, la montagne se sépare en deux chaînes parallèles, distantes environ de 6 lieues; Tinlérieur au Sud-Ouest porte le nom delà