‹ Description physique de la République Argentine (volume 4)Chapitre 102 sur 450 · Acraea Hlamlta, Atlas, pi. IV, fig · texte numérisé non relu

Acraea Hlamlta, Atlas, pi. IV, fig

A, alis pellucidis, lurido-testaceis, venis nigrisj fascia tmdulata in/hiscatay nec non dtiabus dimidiis ahrum anticarum. Expans. UaT.2'\'H'' (6,6-7,0 cm.).

BuRH. Reis. d. d. La Plata-StoaU tom. 2, pag. 168.

Ailes couvertes de petites écailles jaunes sales, laissant entre feUes la membrane transparente à découvert; les nervures brunes, comme aussi la bordure externe, quoique d'une teinte plus faible. Corps noir, luisant au-dessus, les côtés couverts des écailles jaunes, aussi les ptérygodes, des points du prothorax et de la tête. Ailes antérieures avec une bande brune, onduleuse, diaphane, occupant la partie basilaire des cellules Marginales et deux autres abréviées en arrière, à la fin et au Milieu de la cellule discoïdale. Ailes postérieures avec une ^aude semblable plus étroite , occupant aussi la moitié basilaire des cellules marginales et des lignes fines radiaires dans Ces mêmes cellules. Dessous des ailes comme en dessus.

Variation. Couleur brune dominante sur les ailes un peu plus foncée, quoique toujours diaphane; sur les ailes antérieures 9.Uatre taches jaunes allongées comme chez les deux espèces Pi'écédentes et une bande terminale jaune de la même figure ^^e chez les autres ; ailes postérieures avec la bande, une large ^^^îrdure externe et lignes radiaires dans toutes les cellules ^ï^nes. ^

J'ai rencontré cette espèce le premier, en 1859, à Tucuman, ^^ elle n'était pas rare ; elle se trouve aussi à Buénos-Ayres.

Xia chenille fut découverte par M. Berg; elle vit sur Ama^

^<^ntus chlorostachys, Evalus viridis et ai^tres plantes ; sa couleur

^st jaune, avec une raie noire sur lés côtés ; chaque anneau

Poirte des grandes épines, noires sur les trois premiers, rou-

ë^s sur les autres, les épines couvertes de longs poils rouges,

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qui surpassent tout le corps. La tête est noire, luisante, sans épines, couverte de petits poils jaunes ; les pattes antérieures blanchâtres, avec des anneaux noirs; les autres charnues noires, avec une tache blanchâtre peu marquée au côté externe. J'ai donné une figure pi. IV, fig. 7, et de la chrysalide fig. 8. Oelle-ci est blanche, avec des dessins fins noirs, et deux rangs d'épines dans les deux raies longitudinales noires du dos.

Observation. — Ua caractère panicalier des Heliconlades existe dans la figare de la nervure récurrente des cellules discoidales de deux ailes. Cette nervure est fortement anguleuse, avec le coin de Tangle dirigé à Tintérieur, et de ce coin sort un petit rameau comme le commencement d'une ligne diamétrale de la cellule vers la base des ailes. Chez quelques genres, par exemple Melinaea et Mechanitis, ce rameau passe presque par un tiers de ladite cellule, mais généralement il est plus court. Chez d'autres, comme Lycorea et Heliconia, la nervure récurrente des ailes antérieures est bianguleuse et de chaque angle sort un rameau très-court ve/s la base de Faite. Dans les ailes postérieures avec un seul angle de la nervure récurrente, le rameau est plus long et plus fort. Il se prolonge dans les quatre ailes en plie de la membrane de la cellule discoïdale et me semble avoir été le guide d'une plissure des ailes avant Téclosion de la chrysalide. Chez les genres à ailes transparentes, manque l'angle de la nervure récurrente des ailes postérieures, et avec lui aussi le petit rameau, qui sort de l'angle. Enfin le genre Acraea est sans angle et sans rameau de ladite nervure des quatre ailes.

CINQUIÈME FAMIILE

IVimPHAiiiDAc:

La famille des Nymphalides, répandue sur toute la surface habitable du globe, est une des plus grandes entre les papillons diurnes, aussi une des plus difficiles à déterminer en peu de mots. Quoique la stature générale soit assez bien caractéristique par la grandeur de la tête, avec son occiput bien prononcé, ses palpes assez grands, fort avancés et rapprochés, et les antennes longues; son thorax très-ramassé avec des ailes antérieures larges, triangulaires, souvent dentelées au bord externe, et les postérieures grandes, plus ou moins circulaires, avec une forte saillie abdominale, des dentelures de la bordure externe, et même quelquefois avec une queue ; enfin son abdomen court

mais assez épais, au moins en avant, imitant plus ou moins la figure ovalaire ; aucun de ces organes ne donne un caractère exclusivement particulier de la famille et seulement l'ensemble desdites qualités peut caractériser un Nymphalide. Il est vrai que la cellule discoïdale des deux ailes est souvent ouverte, sans nervure récurrente, mais il y a aussi beaucoup de genres où cette cellule est fermée, soit dans les ailes antérieures seulement, comme chez les genres Colaenis et Agraulis, ou même dans les postérieures, comme chez les sous-groupes des Argynnides et Brassolides. Un peu plus fixes sont la distribution des nervures des ailes et leur forte constitution, se levant beaucoup au dehors de la membrane de l'aile et donnant aux ailes une texture très-forte, plus forte que généralement dans les autres familles. Dans les ailes antérieures la costale termine presque toujours aux deux -tiers ou trois -quarts du bord antérieur. La sous-costale se divise peu à peu en sept rameaux, dont quatre, très-rapprochés Tun à Vautre, se dirigent au bord antérieur jusqu'à l'angle terminal, et trois au bord externe, le dernier de ceux-ci sortant de la nervure récurrente, si cette nervure existe. La branche médiane termine avec trois rameaux et la branche dorsale est toujours simple. Les ailes postérieures ont une costale simple, la branche sous-costale se divise en trois rameaux, la médiane en même nombre de rameaux et l'abdomii^ale en deux, dont l'interne est un peu plus court et plus faible ^ue le principal.

Les pattes sont d'une concordance générale par Tétat rudi-

ïûentaire de la première paire. Celles-ci vêtues chez les mâles

^'nne frange latérale externe de poils, qui manque aux femelles,

^ût le tarse souvent articulé chez les deux sexes, mais toujours

^u peu plus long et mieux articulé chez la femelle. Dans les

Quatre pattes postérieures les éperons sont assez grands et les

ïambes et les tarses bien épineux au côté interne ou inférieur.

Les deux ongles sont toujours simples, un peu élargis à la base,

terminant par un crochet très-aigu et accompagnés de deujc

paronyches tantôt grands, tantôt petits, souvent divisés par une

^cision à deux lamelles, dont la supérieure est plus étroite et

pointue, l'inférieure plus large et arrondie (Voyez pi. I, fig. 23).

C'est une exception remarquable, quand les ongles sont libres,

sang appendices, comme chez le genre Agraulis,

I^'une manière semblable les chenilles montrent aussi beau- <H)up de différences en ne suivant pas un type fixe. Chez la

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plupart des Nymphalides les chenilles sont épineuses, pourvues sur chaque anneau du corps d'épines longues, généralement dentelées ou couvertes avec des épines secondaires plus petites. Souvent le premier anneau a deux épines, les deux suivants en ont quatre et les autres six, les épines dorsales dirigées en haut, les autres obliquement distantes aux côtés. La tête est tantôt sans épines, tantôt armée avec des fortes. Beaucoup de chenilles des Nymphalides sont velues, mais les poils généralement courts, quelquefois plus longs en faisceaux, lesquels remplacent les épines par leur position. Les chenilles sont vêtues de poils fins chez les Morphoides des genres Caligo et Brassolis, avec de fortes épines sur la tête seulement ; velues de faisceaux de longs poils et sans épines sur la tête chez le genre iforpAomême. — Les chrysalides des Nymphalides sont presque toujours anguleuses, avec des oreilles longues ou courtes sur la tête, et les côtés du corps carénés ; très-souvent aussi ornées de taches métalliques, d'or ou d'argent. Leur figure n'est pas courte et ramassée, mais plutôt allongée, sans être grêle, parce que les enveloppes des grandes ailes donnent au corps antérieur une assez grande extension. Elles sont toujours suspendues, la tête en dessous.

La distribution de la grande famille en sous-familles est encore plus difficile que la détermination fixe de la première. Nous donnons ici un arrangement des indigènes, sans le croire pour parfait de la famille entière, et renonçons sur leur définition courte par un seul caractère, parce qu'il est impossible de les distinguer de cette manière sans connaître les chenilles et les chrysalides. En général, les premières sous-familles ont des chenilles armées de fortes épines et les dernières des chenilles sans épines, mais une tête armée de cornes ou épines et une queue double à fourchette.

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