Colaenis JTulia Fabr
C. alis $upra fulvis, margine omni nigro ; anticis fasda trans" t^ersa nigra, posticis in margine pallide lunulatis; subtus obscure tesiaceis. Expans. alar. 3" (7,8 cm.)
Fabr. Entom. syst., III, 1, 180, 558. — Godart, Enc. méth.
IX, 244, 1. — Sbpp, Pap. de Surin, page 17, pi. 5. Pap. Aldonea Cram. pap. exot. III, pi. 215. A. D. E. Dryas phalerata Julia Huebn. exot, Schm. I, pi. 43.
Ailes très-étroites et allongées, au-dessus de couleur fauve d'orange, avec une bordure noire et une bande étroite des antérieures, du milieu de la bordure antérieure au milieu de l'externe ; la bordure externe des ailes postérieures ornée de petites lunules fauves, deux dans chaque cellule marginale. Dessous des ailes d'un jaune brique pâle, un peu brunâtre, avec une tache plus foncée au milieu des antérieures et une bordure plus pâle sur les postérieures. Corps fauve en dessus, blanc en dessous; front blanc; antennes noires, leur premier article blanc en avant, la massue jaune. — Toutes les bandes noires de la femelle un peu plus larges et plus foncées.
La chenille, figurée par Sepp (1. 1.) est brune, avec des taches pâles sur le dos et les côtés ; les anneaux portent des longues épines épineuses plus obscures, dans la même position comme chez les genres Heliconia^ Acraea et Agraulis. Elle vit sur différentes espèces de Passiflora. La chrysalide conserve la même
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couleur brune tachetée de pâle ; son corps est un peu courbé, la tête munie de deux courtes oreilles et l'abdomen au-dessus d'une série de tubercules.
Le papillon est un des plus communs de l'Amérique Méridionale et se trouve encore à Buenos- Ayres.
Observation. •— Le genre Eueides, très-ressemblant à Colaenis Julia, de laquelle E, Aliphera Godârt (Huebn. exot. Schm. 11, pi. 21] semble être ane répétition diminutive, possède une nervare récurrente fermant la cellule discoidale des deux ailes, et appartient par ce caractère aux Heliconiades.— Tout dernièrement M. Fred. Mueller, de Itajahy, sur Tîle Sainte-Catherine du Brésil, a publié quelques remarques sur les chenilles des papillons qui vivent sur les Passiflores (Stettin. ent. Zeit. 4877, 492) pour prouver que les genres Colaenis et Àgraulis doivent entrer aussi dans la même famille avec le genre Heliconia. Quoique le raisonnement de l'auteur soit ingénieux et ses arguments soient bien fondés sur des observations nouvelles des chenilles, je préfère conserver mon propre arrangement des genres, parce que les vues systématiques sont de tout personnelles et d'aucune manière aussi certaines que les observations sur lesquelles ils sont fondés.