DISTANCE ET NOMBRE DES STRIES
transversales formant des petits carrés, et que par cette qualité sort l'apparence treillissée des écailles. J'ai cru voir aussi quelquefois la même configuration, mais des observations ultérieures plus exactes des grandes écailles bien disséquées m'ont prouvé que les prétendues stries transversales n'existent pas, et que leur apparence se produit par les stries transversales de la lame inférieure de Técaille transparente, visibles par la lame supérieure toute claire. Plusieurs fois j'ai disséqué une grande écaille de Castnia en morceaux, divisant la lame supérieure de l'inférieure, et alors j'ai vu avec évidence qu'il n'existe pas des stries transversales entre les longitudinales de la lame supérieure, et que seulement dans la lame inférieure de telles stries sont présentes (*).
La distance des stries et filets de la lame supérieure me semble être égale dans toutes les écailles, et certainement la diflférence est très-petite si elle existe partout. Je me suis convaincu que la distance est de î|ô jusqu'à ^ d'une ligne dans une grande écaille de Castnia de demi-ligne de large; j'ai compté trèsclairement quatre-vingt-dix stries distinctes. Des stries un peu plus fines paraissent dans la petite Pyralide : Nomophila hybri^ ^Ms, et c'est pourquoi je pouvais calculer leur nombre à deux cents pour la même largeur. Une somme plus grande ne me semble pas vraisemblable. Dans la grande écaille de Castnia j'ai vu, en outre, une qualité remarquable non visible dans d'autres écailles ; les bordures latérales n'étaient pas comme toute la surface médiane striées longitudinalement, mais ornées de petites stries courtes plus fines, obliques, parallèles entre ^Ues et aussi régulièrement posées que les longues du milieu, quoique d'une distance moindre. Comme les écailles de la base de l'aile de l'espèce examinée ("Cosinta Phalaris) sont très-larges, ^^ec un pédicule assez long et une bordure terminale ronde, probablement cette figure particulière a produit aussi une configuration particulière des bordures latérales, en concordance avec les grandes singularités du genre d'où vient l'écaille.
Il reste à dire quelques mots sur la différence formelle des
n U description des écailles donnée par Ltoiœt, et citée plas haut, parle d'une lame troisième intermédiaire qui, d'après mes observations, n'existe pas. Ses fî^^res Qiootrent quelques écaiUes cassées où les deux lames sont bien visibles, montrant évidemment les stries irré^^lières de la lame inférieure, que l'observateur a pris pour ^ iame interne.
écailles, confessant qu'un poil seulement distingue la figure générale de l'écaillé et qu'il se trouve une transition presque insensible d'un type à l'autre. L'écaillé est plate, le poil est rond ; celui-ci est un fil, celle-là une lame ; voilà tout ce que l'on peut dire sur ces deux types de téguments des insectes. En vérité, on trouve les deux types ensemble presque dans chaque papillon, avec la restriction que les écailles occupent principalement les ailes et les formes plus ou moins semblables aux poils, le corps et principalement les pattes et les organes de la bouche. Mais aussi cette restriction n'est pas une loi fixe, il y a beaucoup de papillons avec des écailles sur le corps et d'autres avec des poils sur les ailes, au moins à la base; principalement chez les Bombycides se trouve un tel vêtement, les écailles des ailes se changeant insensiblement en poils sur le corps.