‹ Description physique de la République Argentine (volume 4)Chapitre 182 sur 450 · SEPTIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME FAMILLE

Des papillons diurnes d'une petite taille, généralement ornés ^^8 plus belles couleurs et de dessins élégants ; voisins à la fa- ^^ille précédente par l'état rudimentaire des pattes antérieures ^^8 mâles, mais différente par celles de la femelle, qui sont partîtes, ayant un tarse plus long, distinctement articulé, pourvu d'ongles et semblable aux tarses postérieurs. La tête est petite.

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lesyenx modérés conrexes. eénéralemeni nos; les antennes assez courtes, arec une massue peu engrossie, faiblement séparée de la portion basilaire ; des palpes très-courts et petits, généralement ne surpassant pas le front, le troisième article nu, les autres arec une frange d'écaillés au-dessous. Corps assez ramassé, au moins le thorax, mais l'abdomen petit et faible. Ailes en comparaison grandes, principalement les antérieures assez allongées, sourent très-triangulaires ; les postérieures quelquefois pourrues d'une queue, les deux généralement sans dessins des reux de paon, cependant ils existent chez le genre Mesosemia. Les nervures des antérieures particulières par la faiblesse de la branche sous-costale, plus ou moins unie arec la médiane et même arec la costale à leur base, tandis que la costale au contraire est forte, au moins sur la surface inférieure de Taile. Celle-ci sans rameau externe, la sous-costale arec deux ou généralement trois, quelquefois quatre rameaux au côté costale. Cellule diseoïdale large, arec un pli longitudinal et une nerrure récurrente très-faible, couverte sous les écailles ou même manquant. Cellule diseoïdale des ailes postérieures également pliée longitudinalement, avec une nervure récurrente de la même faiblesse, à peine reconnaissable ou manquant. Saillie abdominale étroite, peu développée. Pattes antérieures des maies rudimentaires, courtes, très-relues ; de la femelle parfaites, nues et de la même configuration des autres ; jambes postérieures sans éperons ; tarses grêles, le premier article très-long, le dernier très-peu plus long que le pénultième, avec des ongles très-petits, à peine visibles» séparés par une plantule assez large.

Les chenilles connues sont d'une fisnire assez courte et grosse, velues de longs poils en fascicules ou décorées d'appendices latéraux charnus; quelquefois le premier anneau après la tête armé de deux longues épines. La chrysalide est courte, ovalaire, sans coins, arrondie aux deux extrémités et soutenue par un lien transversal en position érigée.

Les papillons de cette famille préfèrent pour habitation la zone tropicale ; même dans la tempérée existent très-peu d'espèces ; en Europe, par exemple, une seule. Nous en avons dans notre République à peu près une douzaine, toutes répandues plus loin par l'intérieur de l'Amérique Méridionale, visitant principalement les provinces du Nord de notre territoire. Ils demeurent dans les petits bosquets, où ils volent rapide-

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ment entre les feuilles et les herbages du fond, se posant çà et

là quelques moments dans l'ombre, les ailes horizontalement étendues, comme les Phalaenides nocturnes.

Observation. — La famille des Erycinides a été l'objet d'un examen scrupuleux de M. Bâtes, qui a publié le résultat de ses études dans le Jowrn. of the Linnean Society, Zoologie, tome IX, pag. 367, 459. L'auteur partage la famille en plusieurs sous-familles d'après les nervures des ailes; il a fondé une série de genres nouveaux, décrivant plus de 120 espèces, auparavant inconnues, et il nomme à la fin de son travail toutes celles qui jusqu'à ce moment ont été observées, les déterminant à 630, la plupart particulières au Nouveau-Monde. Comme nous avons dans notre République seulement huit espèces, toutes appartenant à la même SQUS-famille, il me semble inconvenable d'étendre mes communications plus loin que le nécessaire, me bornant à décrire les genres avec les espèces, sans regarder les caractères des autres sous-familles.

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