SOUS-FAMILLE
Tltamyrididae
Cette dernière sous-famille des Hespériades contient les es-
P^ces les plus particulières, qui se rapprochent déjà par leur
configuration au type des Sphingides, principalement par le
S^os corps et les ailes relativement petites. Ce sont les carac-
^^res principaux des Thamyridides. Leur corps est vraiment
^ûe répétition plus petite du corps d'un Sphingide ; les grands
yeux saillants, les antennes fortes terminant en massue épaisse,
le thorax très-ramassé et l'abdomen conique d'égale longueur
ou surpassant même un peu les ailes postérieures composent
l'ensemble de cette analogie de la configuration. Il faut noter,
comme caractère particulier de la sous-famille, que ce corps
gros ressejnble presque nu, en opposition avec les poils longs
294 LKPIDOPTÉRES HESPÉRIADES
des groupes précédents, par la petitesse des poils fins qui le couvrent, prenant un aspect plus de soie que de laine, ou de la
peau velue d'un Mammifère, à laquelle on peut comparer 1 -es
téguments des Eudamides. Chez les Thamyridides on voit cl^^urement toutes les parties qui composent le thorax et l'abdom^^n, comme différentes pièces à la surface, quand chez unEudamL-^e toutes celles qui composent le thorax sont couvertes sous la couverture dense des longs poils. Ceux-ci, courts et fins, d^^s Thamyridides, donnent au corps un aspect net, mais solide,, et un reflet soyeux, qui manque complètement à la plupart dLes autres Hespériades ; seulement quelques Pamphilides, comaaie le genre Thracides^ peuvent se comparer, à ce regard, avec les Thamyridides typiques. Il s'associe à cette figure extraorclinaire aussi une coloration toute particulière, car les espèces les plus typiques des Thamyridides sont noir de velours ou noîrbleuâtres, décorées avec des taches ou des stries et des bordures blanches et rouges, couleurs qui ne trouvent presque jam.stis de telle extension chez les autres Hespériades. Il y a chez Xes Thamyridides des espèces avec'une tête rouge de vermillon, ^^ des grandes portions du corps aussi de la même couleur, oii espèces noires tellement rayées de blanc qu'elles ressemblais* dessinées au type d'un zèbre et non à la coloration homog^n^ des autres espèces plus typiques des Hespériades.
En particulier, les organes du corps ne diffèrent pas tant d.^ type général de la famille, comme le dessin et la coloration • Les antennes terminent en massue forte, tantôt pourvue a^v^ec un crochet fin, tantôt sans crochet et arrondie à la fin. I^^^ grands yeux sont nus et les palpes assez courts, épais p^^ leurs écailles fines ressemblant aux poils, laissant sortir to^^" jours très-peu au dehors le dernier article court et nu. Le thojr^^ montre clairement les longues ptérygodes et l'écusson boml>^' comme parties constituantes de sa surface. A l'abdomen <^^ voit les anneaux bien séparés et aux ailes les nervures. C^^ organes sont chez les espèces typiques petites, les antéricar^^ courtes, quoique assez étroites triangulaires, avec le bout ^^ peu arrondi ; les postérieures également triangulaires, un p^^ allongées en arrière, avec l'angle anal tronqué obliquement» formant un petit coin au côté externe. Enfin, les pattes soJ^'' longues, fortes, couvertes de poils courts, comme tout lecorp^» et pourvues de quatre éperons aux dernières jambes,
La chenille connue, figurée par Stoll (Suppl. au Cram. p^'