II, 102 C
BoisD. et Lbc, Lépid. d'Am. sept. pi. 12 et 13. — Ej. Spec. gén. I. 355.197.
Papillon très-commun dans toute TAmérique tropicale et soas-tropicale, répanda de la Carolinie jusqu'à la Patagonie
(*) Pour citer cette œuvre proéminante, il faut auméroter les planches de chaque tome d'après la table systématique qui raccompagne : c'est ainsi que j*ai fait pour obtenir les nombres adjoints en haut. Au reste je citerai seulement des ouvrages qui dounent une description ou la figure de l'espèce.
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supérieure, d'où notre collection l'a reçu ; aussi depuis longtemps connu, car il est déjà figuré dans le Thésaurus de Seba, planche 38, fig. 6 et 7.
La couleur dominante du dessus est d'un noir foncé, traversée obliquement par une bande jaune de taches assez larges, occupant aux ailes antérieures le milieu, et aux postérieures la base, sans être séparée ici en taches. La troisième tache de cette bande des' ailes antérieures est plus longue que les autres, excavée au bord antérieur et accompagnée de trois petits points jaunes à la bordure antérieure. La bande est accompagnée dans sa partie postérieure par une série de lunules jaunes, tout près de la bordure externe, lesquelles se changent sur les ailes postérieures, en taches paraboliques dirigées à l'angle anal. Ces mêmes ailes ont des dents à la bordure externe et une longue queue spatulée ; cette queue porte généralement ttue tache jaune et les échancrures entre les dents une bordure fine de la même couleur. En outre se trouve l'angle anal marqué d'une lunule rouge, accompagnée d'atomes bleuâtres. La tête et le corps sont noirs au-dessus, avec deux lignes jaunes ^^ thorax. La surface inférieure des deux parties du tronc est j^iine, mais la spiritrompe et les pattes sont noires, ainsi que ^^s antennes. Les ailes antérieures sont jaunes en dessous, '^ais plus pâles que sur l'autre surface ; les nervures restent ^ssez largement noires, et dans la cellule discoïdale on voit î^atre lignes de la même couleur; toutes les bordures sont '^oîres, et l'externe ornée de huit taches jaunes elliptiques. Des ^^les postérieures, la base est jaune jusqu'au milieu, où court '^^e bande noire ornée de deux petites taches d'un rouge brique ^5* ^ne rangée de lunules d'atomes bleuâtres, auxquelles suivent ^^^ grandes taches jaunes allongées et des bordures fines de la ^ême couleur dans les échancrures entre les dents. La queue ^^t aussi ornée d'une tache jaune. Enfin, l'angle anal a une ^^Hule rouge un peu plus grande que la supérieure, se termi- ^B,nt à chaque angle en jaune.
Les deux sexes sont tout semblables de couleur et de dessin, ^^ulement le mâle est plus gracile, principalement l'abdomen. On les distingue facilement par la différence sexuelle de la pointe abdominale en dessous.
J'ai souvent examiné la chenille et la chrysalide, donnant ici Une figure de la première pi. II, fig. 1. Leur description se trouvera dans le texte de l'Atlas. Elle mange les feuilles des oran-
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gers et est très-commune dans tous les jardins aux environs de Rio-de-Janeiro et Novo Friburgo, où j'ai fait mon dessin. A Buenos- Ayres nous l'avons aux mêmes endroits, aussi à Mendoza je l'ai observée et dessinée (fig. 3). Elle est ici un peu plus petite et montre quelques différences, que j'expliquerai plus tard.
Ce n'est pas surprenant que l'espèce si largement répandue, du40*»L.'N. jusqu'au 42*' L. S., montre des variation endémiques. Plusieurs auteurs ont fondé sur ces variations des espèces qui ne me semblent pas assez sûres pour être acceptées. On peut dire que le caractère dominant de ces variations s'exprime dans la grandeur générale du corps et dans la largueur de la bande des taches jaunes de la surface des ailes, qui deviennent plus étendues chez les individus tropiques que chez les subtropiques. Ainsi les individus^ chassés par moi-même à Rio-de-Janeiro, sont de 14 - 16 centimètres de largeur, ayant leurs ailes étendues, et ceux de Buenos- Ayres pas plus de 12; se réduisant ceux de la Patagonie et de Mendoza à 10 - 11 centimètres. De la même manière dégrade la largeur de la bande jaune, laquelle chez les grands exemplaires de Rio-de-Janeiro ascend au bord interne dorsal des ailes antérieures, à 1,3-1,5 centimètres et reste dans les exemplaires de Buenos -Ayres et Mendoza au-dessous de 0,5 centimètre, ne surpassant pas quelquefois 0,4 centimètres.
Lesdites espèces que je peux regarder seulement comme variations endémiques, ou si l'on veut comme sous-espèces, sont d'après ma manière de voir les suivantes :
1. P. Crespliontes, Cram, II, pi. 165 A. et 166 B., appartenant à l'Amérique du Nord.
2. P. Cpeepliontinus, Mart. Psyché, tab. 3, f. 8 et tab. 4, fig. 10. — P. Arisiodemus Esper, ami. Schm., tab. 59, fig. 2. — BoisD. Spec. I, 357, 199. — Sagra, hist. nat. de Cuba. VII, 483, tab. 14, f. 2. — P. Temenes God. Enc. méth. IX, 63, 104. Des Antilles.