Endoxyla strisllata
E, fuscO'Cinereay trunco squamis albis intermixtis; àlis cinereis, fmco^reticulatis; anticis vitta longitudinali angtUata fusco-^igra,
Mas : minoTy antennarum ramulis pectinatis plerumqtAe rufis^ ra-
rius fusds. Exp, al 2J" (6. cm.).
Femina major ^ antennis totis fusco-nigris. Exp. alar. S-S^" Endoxyla strigillata Fblder, Novara Reise^ Lépid. pi. 81. fig. 5 (variation du mâle avec les antennes toutes brunes).
Couleur du corps et des pattes d'un gris-brunâtre, les tarses non anûelés de blanc ; sur le dos quelques écailles blanches entremêlées, principalement sur les ptéry godes. Ailes grises, claires, demi-transparentes, signées de lignes transverses réticulaires noirâtres, les antérieures avec une raie anguleuse longitudinale brune-noirâtre ; la partie basilaire d'elle sur la côte des ailes, la moyenne sur la branche médiane et la terminale dirigée obliquement en avant sur les rameaux de la sous-costale. Base des ailes postérieures sans dessins. Chez la femelle plus grande, les trois parties de la raie noirâtre des ailes antérieures sont mieux séparées et chacune élargie en arrière au commencement.
L'espèce se trouve assez souvent à Palermo de Buenos- Ayres, où la chenille vit dans les troncs des vieux saules (Salix Hunh boldtiaîM).
GENRE CHRYSOPYGA 409
Entre la famille précédente et la suivante se pose naturelle* cnt, comme type intermédiaire, celle des Pyromorphides imorpliiiia Hbrr.-Sghaeffer Samml. amsereur. Schm. I. psi^. 3, n®5), se rapprochant aux Cossides par la double nerirure dorsale des ailes antérieures, et aux Liparides par les psi-ttes fort velues, couvertes de longs poils jusqu'à la fin des tsi-xses. Comme nous avons dans notre territoire de cette famille, l'U-e Tauteur même donne pour douteuse {l. L page 6, note 8), ii-niquement un seul genre, j'ai préféré de traiter seulement ce S'élire ici, sans entrer dans la description de la famille inconnue à- jKnoi de sa valeur.
1. Genre Chrysopyi^a Herr.-Sghaeffer Samml. aussereur, Schm. I. 6.
Ce genre singulier est remarquable par deux caractères aber-
rsfc,3its de la nervure des ailes, les antérieures pourvues d'une
iouble nervure dorsale, et par l'union intime de la branche
foetale avec la sous-costale des ailes postérieures. La stature
Ç^nérale est celle d'un véritable Bombycoïde. Le corps robuste,
fc>x7fc velu ; les ailes non très-longues, assez larges, fortement ar-
roxidies au bord externe, sans angles internes et anales pro-
i^ Onces ; les antérieures couvertes de longs poils onduleux pres-
l'O.e sur toute la surface ; les pattes fort velues, même les tarses.
L«^8 nervures des ailes antérieures sont assez fortes et la costale
l>ien séparée de la sous-costale, celle-là terminant très au-de-
^oxs, à plus des trois-quarts de la longueur de l'aile. La sous-
costale termine avec cinq rameaux, dont le premier et le second^
coxirant à la côte, sont très-rapprochés, les trois suivants succes-
si^vement détachés d'une tige commune, le cinquième étant le
plus court. La cellule discoïdale est large, fermée par une ner-
vviie récurrente anguleuse, d'où sortent deux rameaux, l'un
^^rs la base comme un pli fin, l'autre au bord externe. La
^r^anche médiane se divise en quatre rameaux successivement
plus longs, dont le premier sort de la branche avant la nervure
récurrente, cette nervure s'unissant à lui. La branche dorsale
est double, et des deux rameaux, le postérieur un peu plus fort
Vie l'antérieur. Les ailes postérieures sont un peu plus courtes
l^c les antérieures, complètement arrondies au bord externe ;
leur branche costale est séparée de la sous-costale seulement un
410 LÉPIDOPTÈRES PYROMORPHIDES
peti à la base, formant les deux une cellule étroite allongéetriangulaire ; depuis elles s'unissent dans une tige commune jusqu'à la fin de la cellule discoïdale, où elles se séparent en deux rameaux peu à peu plus divergents, qui représentent là sous-costale. La nervure récurrente est anguleuse, complètement comme dans les ailes antérieures et divisée de la même manière, par une nervure fine longitudinale. La branche médiane se divise en quatre rameaux marginaux et la branche abdominale est double, comme la dorsale des ailes antérieures. Le crin est présent aux ailes postérieures, comme le frein aux antérieures. (Voyez pi. XVII, fig. 14 de l'Atlas.) Les pattes sont courtes, fort velues, les jambes postérieures pourvues seulement de deux éperons très-courts ; les tarses couverts de longs poils au-dessus, principalement à la fin. L'abdomen du mâle est conique, de la femelle ovalaire, très-épais à la fin, couvert ici de poils denses formant une sorte de bouffette.
Observation. — Le genre a été pris par Herrigh-Sghaeffer, le représentant d'une famille particulière, comme nous avons déjà dit plus haut, à cause de la branche dorsale double et de la branche costale dite manquante des ailes postérieures. Je ne méconnais pas la difficulté de poser un genre ayant ces caractères auprès des Liparides, avec lesquels sa figure générale est en harmonie, mais je ne puis pas faire de lui une famille particulière à côté des Sésiades et Zygaenides, comme a fait Herr.-Sghaeffer, parce que le genre Chrysopyga se touche à eux seulement par quelques caractères diagnostiques. Qui veut accepter cette famille particulière des Bombycoïdes, il faut la porter entre les Cossides et les Liparides, dont Chrysopyga est voisine» non-seulement par des caractères diagnostiques, mais aussi par la figure générale.
Autres genres non moins particuliers de cette famille sont :