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GENRE UPENORA 413
taie et médiane, dont la première, tout près au bord antérieur est formée par la branche costale, sortant de la sous-costale tout près à la base ou plus distante jusqu'au milieu de son cours. La branche abdominale est toujours double. Les écailles couvrant les ailes sont quelquefois d'une apparence particulière, assez allongées et entremêlées de vrais poils filiformes, donnant de cette manière à la surface un aspect différent de parties d'un lustre soyeux, interrompues par des stries plus opaques, semblables à une peau velue. Les pattes sont fines, médiocrement longues; les hanches couvertes, comme la poitrine, de longs poils ; les cuisses et les jambes moins velues, grêles, les jambes postérieures dans plusieurs genres sans la paire supérieure des éperons; les antérieures en même cas avec un éperon supérieur très- grand.
Les chenilles des genres européens sont assez velues, celles des indigènes jusqu'à présent inconnues ; les chrysalides, enfermées dans un cocon ovalaire, fait par les poils de la chenille entremêlés aux fils de soie constituants, ont la figure générale ovalaire, plus ou moins allongée, souvent couvertes de poils;
La couleur dominante des papillons est la blanche, quelquefois jaunâtre, souvent avec des stries transversales onduleuses grisâtres ou noires. La plupart des espèces vivent dans l'Ancien Monde, peu sont connues d'Amérique et principalement le territoire de notre République est pauvre d'espèces. Je n'en connais pas d'autres que la seule suivante :
Genre Upenora
Ce nouveau genre se rapproche beaucoup au Penora de "Wal- KBR, dont il diffère principalement par la présence de quatre éperons assez grands aux jambes postérieures. La figure générale est complètement la même ; le corps très-grêle, les ailes assez grandes, les antennes du mâle fort plumeusesj de la femelle un peu moins ; les palpes fins, avancés; la spiritrompe de la longueur du thorax ; celui-ci couvert de longs poils au dos ; l'abdomen cylindrique, un peu plus long que les ailes postérieures. Ailes antérieures triangulaires, le bord antérieur et externe arqués, l'interne droit, les deux angles arrondis ; nervure récurrente avec une cellule allongée accessoire, branche sous-costale bien séparée de la costale, avec trois rameaux au
414 LÉPIDOPTÈRES LIPÀRIDES
bord costal, dont le premier se rapproche de nonyeatt à elle, formant la cellule allongée avant le coin antérieur de la cellule discoïdale ; le troisième rameau costal très-court, uni avec la cellule à fourchette dans Tangle terminal; trois autres rameaux postérieurs au bord externe ; branche médiane aussi arec trois rameaux ; branche dorsale simple, le rameau antérieur représenté par une plissure plus fine que le postérieur restant. Ailes postérieures assez allongées au-dehors, la branche costale séparée de la sous-costale par toute leur étendue, laissant une petite cellule triangulaire à la base entre elles, mais bientôt très-rapprochées pour se toucher intimement, sans s'unir dans un tronc commun ; depuis séparées de nouveau et peu à peu plus distantes jusqu'au bord ; la sous-costale divisée en deux rameaux* Nervure récurrente avec un seul rameau dirigé au botd externeet prolongé dans l'intérieur de la cellule discoïdale; branche médiane divisée en trois rameaux ; branche abdominale double^ les deux rameaux très-rapprochés l'un à l'autre (Atlas, pi. XVII. fig. 15). Pattes longues, nues, même les hanches; jambes antérieures avec un long éperon dans l'angle du genou, sans éperons» terminaux; jambes du milieu avec deux éperons assez grands» jambes postérieures avec quatre assez forts.
La seule espèce connue se trouve à Buénos-Ajres.
Upenora finmlda
U, luridO'testaceay grisescens; alis semi-hyalinis concoloribuSy margine interno omnium longe fimbriato, Exp. alar. V T" (4 cm.).
La figure générale et la grandeur sont complètement celles de la Penora festivà Walker (Cat, Brit, Mus. Heter. IV. 821. 2. — Cram. pap. exot. II. pi. 112. C), mais les pattes sont un peu plus fortes et les jambes postérieures pourvues de quatre éperons, non de deux comme chez le genre Penora,
Observation. — Notre espèce ressemble beaucoup à la Liparis visum d'HuEBNER fZutr, III. 35. 272. fig. 543. 44), que Walker porte à son genre Lymantria fCatal, Br. Mus. Heter. VII. 1742), et Herrich-Schaefper aa genre Gynophora (Samml, ausserewr. Schm. 1. 18. 8 page 70), mr is la figure générale et les dessins des autres espèces du genre, que Tauteur donne comme congénères, sont si différents, que je crois être mieux de les séparer de la nôtre, avec laquelle il faut unir probablement le Liparis visum de Mon-
FAMILLE DES LITHOSIADES 41ô
tevideo dans notre genre nouveau. Les cuisses et les jambes nues, sans poils, porteraient notre genre à la famille suivante, par Tapplication précise des caractères distinctifs donnés par Herrigh-Sghaeffer fSammL aussereur. Schm, l, page 12, n* 31), mais alors il faut aussi transporter le genre Pe- ^'^ora à la même famille.
DK-NEUVIÈME FAMILLE
Li I T HO S I A 1» A
Ces papillons forment nne espèce de transition entre la fa- ^ï^îlle précédente et la suivante, par leur stature allongée gra- <^i le correspondante avec celle des genres d'égale figure des Li- P^i-rides et par les couleurs vives et les dessins élégants analo- S"0.es à ceux des Arctiades. Cependant leur corps est un peu va- ^^able de stature, mais en général grêle, la tête petite, le thorax P^u robuste et Tabdomen cylindrique. Sur la tête manquent les y^nx simples, comme chez les Liparides, et les composés sont ï^'txs, assez grands; les palpes sont 'grêles, pointus, tantôt très- ^^oiirts, tantôt surpassant un peu le front; la spiritrompe est ^ssez bien développée et même de la largeur du corps. Les an- ^^nnes sont assez longues, fines, mais seulement dans quelques g'^nres, celles du mâle pectinées, quoique jamais aussi largeur eut que chez quelques Liparides ; souvent manquent complè- ^^xnent les dents ou les branches latérales des articles, et des soies fines les remplacent, comme toujours chez le^ femelles. L«^s ailes sont un peu plus fortes de texture, mais les antérieures plus étroites ; souvent de figure oblongue ou allongée plus O'U. moins triangulaire, les angles terminal et interne arrondis, ^^ bord externe beaucoup plus court que l'interne ; les postérieures généralement un peu plus larges, se rapprochent à la figure circulaire avec la base un peu plus étendue. Leurs nervures subissent beaucoup de variations et dans les antérieures souvent une réduccion du nombre des rameaux marginaux externes. Une cellule accessoire au coin antérieur de la discoïdale ^st souvent présente. Le crin et le frein, pour les réunir entre ^^les existent toujours. Les pattes grêles assez longues ne sont jamais velues, généralement couvertes d'écaillés fines; les jambes antérieures assez courtes, pourvues d'un éperon petit et ^ourt dans l'articulation du genou ; les postérieures très-longues, avec deux ou quatre éperons de grandeur modérée.
416 LÉPIDOPTÈRES LITHOSIADES
Les chenilles des espèces ettropéennes sont yelues et souven décorées de belles couleurs, leur stature est grêle^ sans autres décorations remarquables. Aussi les chrysalides ne donnent
des caractères particuliers ; elles sont généralement courtes, as sez épaisses, ovalaires et renfermées dans un cocon régulière ment ovalaire. Nous ne connaissons rien de la métamorphos de nos espèces indigènes.
Le nombre des espèces trouvées jusqu^à présent dans notr
République est assez considérable, en comparaison avec le peti
de la famille précédente. Nous acceptons les genres suivants
I. Costa alarum posticarum a mb-costa per totum curmm séparai
A. Haec œsta ante basin cum sub-œsta connivens.