Genre Hypopta Huebner
Nous mettons provisoirement ce genre particulier à la fin des Bombycides, parce que nous ne connaissons pas exactement sa place naturelle.
L'espèce, figurée et décrite récemment par Huebner {Zntr, z. Samml. exot. Schm. I. page 25, n» 73, fig. 145, 6) sous le nom de Hypopt» ambigiia, est d'une figure assez différente des genres typiques de ila famille, mais comme les ailes sont dépourvues du crin et du frein pour l'union entre eux, et les autres caractères du corps correspondant aussi au type des Bombycides, je lui ai donné cette position, sans être sûr qu'il appartient vraiment à cette famille.
La stature générale du mâle, le seul sexe jusqu'à présent connu, se rapproche beaucoup à celle d'un Oeceticus (page 395), et je n'hésiterais pas d'associer l'insecte à la famille des Oeceticides, si l'absence du crin et du frein des ailes ne faisait une opposition évidente à cette association. Les antennes sont bien pectinées jusqu'à la fin ; les palpes et la spiritrompe complètement rudimentaires, invisibles ; le thorax est assez robuste, fort velu, mais l'abdomen extrêmement grêle, fort conique, de double longueur des ailes postérieures, velu en avant, couvert de poils courts en arrière, avec un petit pinceau terminal. Les ailes sont étroites, les antérieures largement arrondies au bord
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externe, sans angles prononcés ; les postérieures brusquement élargies à la côte, arrondies à l'angle anal. Les nervures des antérieures forment une très-petite cellule appendiculaire au coin antérieur de la cellule discoïdale, et de cette cellule appendiculaire sortent quatre rameaux de la sous-costale, le troisième et quatrième unis à la base par une courte tige commune, le cinquième rameau de la sous-costale prenant son origine à côté de cette tige, du commencement de la nervure récurrente. La cellule discoïdale est large et divisée par un pli longitudinal, qui se continue au bord externe. La branche médiane forme aussi une cellule appendiculaire plus petite au coin postérieur de la cellule discoïdale, d'où sortent trois rameaux marginaux et un quatrième plus en arrière, rapproché plus à la base de l'aile, et ce rameau se touche avec l'angle postérieur obtus de l'aile. Branche dorsale double, les deux rameaux unis à la base, l'aittérieur plus faible que le postérieur, courbé à la fin et s'unissant de nouveau les deux avant le bord de l'aile par une courte nervure transversale, de laquelle sortent deux petits rameaux au bord interne. Les ailes postérieures brièvement elliptiques^ la côte fortement élargie en avant, cet élargissement soutenu par la forte branche costale, également courbée ; branche sous-costale fine, séparée de la costale par tout son cours, divisée à la fin en deux rameaux faibles, unis entre eux et avec la costale par une nervure récurrente fine, qui se continue jusqu'à la branche médiane ; celle-ci divisée en quatre rameaux. Branche abdominale double, les deux rameaux séparés jusqu'au bord de l'aile. Pattes assez grêles, les jambes et les cuisses fort velues, les jambes postérieures avec quatre éperons, les tarses couverts de courts poils.
Tous les exemplaires jusqu'à présent chassés sont mâles, la femelle inconnue vit sans doute très retirée, ou est peut-être même aptère. L'espèce est commune dans la campagne de la province de Buenos- Ayres et se trouve généralement sur l'JBryngium campestre; sa diagnose est la suivante :
il. pallida, alhescens; dis griseo-fasciolalis^ alternatim albis et griseis. Exp, alar, 1 J (3,4 cm.).
Les dessins gris des ailes antérieures forment quatre bandes, assez bien distinctes à la côte, avec des points entre elles à la côte même ; plus faibles et indistinctes au bord interne. Ailes postérieures avec l'indication faible de trois bandes au bord
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antérieur. Franges des quatre ailes alternantes grises et blanches, très-larges pour la grandeur des ailes.