GENRE JUNONIA
Junonia Lavinia CRAMER.
J. alis supra fuscis, fascia angusta intra-marginali rufa, ocellisque duobus ante fasciam. Exp. alar. 2,-2%" (6-6,4.).
Mas.: alis posticis supra cœruleo-cinereis.
Fem.: alis omnibus luteo seu rufo-fuscis.
Var. a. Colore alarum saturatiori, fundo valde obscuro ; posticis subtus fascia media dilutiori et ante ocellos ferruginea.
Crau. pap. exot. I, tab. 21, C. — Far. Ent. syst. Suppl. 424. — Gon. Encl. méth. IX, 318, 53.
Pap. Evarete Cram. l. 1. tab. 203. C. D.—Huesx. ausl. Schm.T, tab. 52, fig. 1-2.
Pap. Flirtea Fasr. Ent. syst. IT, 1, 90, 281, mas. Pap. Esra. Fagr. ibid. Suppl. #25, fem.
Var. Bb. Coloredilutiore, fundo jusco-testaceo ; alis subtus testacers, faciis augustis obscurioribus.
Pap. Genoveva Craw. l. 1. tab. 290. E. T.— Hamadryas decora Evarete Huesx. |. |. fig. 3-4.
Espèce très-variable de couleur, mais assez fixe de dessin, est répandue par toute l'Amérique Méridionale, depuis la Nouvelle-Grenade jusqu'à Buénos-Ayres, où elle se trouve assez communément.
La couleur du fond est un beau brun; plus foncé noirâtre chez les individus du Nord que du Sud, où elle se change peu à peu en brun-clair, comme l'espèce se trouve généralement chez nous à Buénos-Ayres. Nous avons dans la collection du Musée des exemplaires de Cordova, des Missions et de Rio-de-Janeiro, qui présentent une couleur successivement plus foncée, mais aucune n’est pas si noire, comme la figure de CrAMER, pl. 21, C. D. et encore bien moins que celle de la pl. 203, C. D., différences qui me semblent prouver que les individus de Surinam sont généralement plus obscurs que ceux du Brésil. Sur la surface supérieure on voit, dans les ailes antérieures, deux taches rouges entourées de noir sur la cellule discoïdale, et à la fin de la même cellule une bande noire anguleuse, qui se perd chez les individus obscurs, presque complètement dans la couleur du fond. Au dehors de cette bande, la couleur devient rouge et dans cette partie des ailes se trouvent deux yeux noirs avec une pupille
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blanche dont l’antérieur est plus petit que le postérieur. En avant de l’antérieur est, au bord externe, une petite tache blanche accompagnée à chaque côté d’une brune ; enfin, avant le bord externe sont trois lignes brunes concentriques au bord, dont l’interne est la plus forte, séparées entre elles par un fond grisâtre. Les ailes postérieures sont du même teint que les ailes antérieures chez la femelle, mais d’un fond grisbleuâtre obscur chez le mâle. A la bordure externe de cette couleur sont situés deux yeux de paon avec une large pupille noire et une bordure circulaire externe de la même couleur, l'œil antérieur étant plus grand que le postérieur. Ces yeux sont suivis d'une bande rouge plus ou moins foncée et au dehors d’elle viennent les mêmes trois lignes noires, séparées de gris, comme dans les ailes antérieures, mais plus claires et un peu plus distantes entre elles.
La surface inférieure est chez les individus de Buénos- Ayres très-claire, jaune-grisâtre, mais elle devient brune-ferrugineuse chez ceux du Brésil, et enfin brune-noirâtre chez ceux de Surinam. On voit dans ce fond les mêmes dessins de la surface supérieure dans les ailes antérieures, quoique beaucoup plus faibles, sauf les deux yeux, qui sont très-bien visibles. Sur les ailes postérieures, la partie basilaire montre quelques bandes transversales plus foncées et principalement avant les deux yeux, une plus large. Ces bandes sont de couleur ferrugineuse chez les exemplaires brésiliens, mais brun-grisâtre chez ceux’ de Buénos-Ayres. Les yeux sont un peu plus petits que ceux de la surface supérieure et la bordure externe montre les mêmes lignes obscures de la couleur des autres bandes. Le corps et les antennes sont bruns au-dessus, d'un brun-clair ou jaunâtre au-dessous, comme aussi les pattes.
OBSERVATION. — M. C. FELDER, ami d’une séparation extrème des variations et d'espèces. a séparé celle-ci aussi, distinguant comme huit différentes variations et les nommant avec des noms propres. Nous remettons le lecteur à son exposé dans le Voyage de la Novara (Lépid. tome III, pages 400 et 594, suiv. et: Wien, Ent. Mon. Schr. VI, 110), où il trouvera la définition de chaque variation, les noms étant répétés aussi par KirBy dans son Syn. Catal. Diurn. Lép, 189. Cet auteur distingue deux espèces, nommant l'une Lavinia et l’autre Genoveva, d'après CRAMER ; mais les nombreux exemplaires examinés par moi m'ont prouvé que tous sont de la même espèce et unis par des variations intermédiaires. La figure de Cra-
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MER, pl. 203, D. ne montre pas d'yeux sur la surface inférieure des ailes postérieures et reproduit une couleur brune obscure presque homogène. Un tel exemplaire je ne l'ai pas vu. Mais comme Kirgy cite à côté de cette figure celle de Huegxer I. 1. 1, 52, fig. 3-4, qui a les yeux, je ne crois pas ce manque d’une importance spécifique, supposé naturel et non une erreur du dessinateur.