CONSIDÉRATIONS SUR LES CHENILLES
Ailes supérieures brunes au-dessus, avec deux raies fauves basilaires assez larges, l’une dans la cellule discoïdale, l’autre en arrière de la même cellule. Partie terminale avec quatre taches blanches, dont trois forment une ligne transversale et la quatrième est située plus près de l'angle terminal. Ailes postérieures avec une raie fauve en arrière de la cellule discoïdale, plus rapprochée à l'angle antérieur. Dessus des ailes d’un gris-blanchâtre, avec un reflet violet, quelques nuages plus foncés et une infinité de points noirâtres ou bruns. Antennes noires, corps brun en dessus, grisâtre en dessous; pattes de la même couleur.
L'espèce est répandue par tout le territoire oriental de la République Argentine et se trouve aussi à Buénos-Ayres.
OBSERYATION. — La position systématique du genre a été objectée dans beaucoup de discussions ; les pattes antérieures presque parfaites de la femelle portent le genre aux Erycinides, avec lesquels toute l’autre configuration n’est pas en harmonie, et la chenille semble rapprocher le genre aux Piérides. Mais regardant la figure générale du corps et des ailes, les comparant avec la plus semblable des autres papillons diurnes, on trouve une ressemblance générale avec les Nymphalides, auxquels renvoient aussi la chrysalide et les caractères principaux des ailes. Je le regarde comme un type de transition, unissant dans son organisation les caractères de différents groupes, sans s'associer parfaitement à aucun des plus voisins. Cependant la figure générale le porte aux Nymphalides.