Euptyehia Spartaeus. Ailas, pl. VII, fig
E. supra fusca, ocellis tribus : uno obsolelo alarum anticarum, duobus perfectis posticarum ; sublus ochraceo-cinerea, lineis transversis fuscis, interna obsoleta; alis posticis ocellis sex bipupillatis. Exp. alar 1 2"%1{4 em):
Espèce très-singulière et jolie, la plus grande du pays; d’un brun clair au-dessus, tirant un peu au jaune ; ailes antérieures avec les trois lignes du bord externe plus foncées, mais assez faibles et un point noir dans l’angle terminal, correspondant à
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l'œil de la surface inférieure. Aïles postérieures avec une ligne blanchâtre bien prononcée entre les deux brunes du bord externe, accompagnées de la troisième onduleuse un peu plus faible. Près de l’angle anal, deux yeux noirs, l’un assez grand, bi-pupillé, l’autre plus voisin à l'angle très-petit, mais bien entouré. Surface inférieure d’un jaune-crisâtre, principalement aux ailes antérieures, avec deux lignes transversales brunes, dont l’interne des mêmes ailes est très-faible. Sur le bord externe, les trois lignes d'habitude, entourées de beaucoup de points bruns et entre ces points trois yeux, un plus grand noir dans la troisième cellule marginale, les deux autres très-petits et plus faibles, unis à la figure d’un 8, dans la quatrième; le premier avec double pupille blanche argentée, les deux autres avec une seule dans chaque œil. Aïles postérieures parsemées d'atomes bruns sur toute la surface, les deux lignes brunes transversales bien marquées, mais aussi l’interne un peu plus faible ; les trois du bord externe très-bien marquées. Entre elles et l’interne, six yeux inégaux, chacun avec une double pupille blanche argentée et un cercle jaune; le second œil, le cinquième et le sixième plus grands, principalement le second et après lui le cinquième. Corps brun en dessus, grisàtre en dessous, comme les pattes ; antennes brunes, finement annelées de blanc; palpes comme toujours blanchâtres entremêlés avec des poils noirâtres.
Nous avons un seul individu de cette espèce remarquable, chassé dans la province d'Entrerios; par sa stature et la couleur dominante elle ressemble beaucoup à l'Euptycha Erythris Borsp. et LeconTE, Lép. d’Am. sept. pl. 61, mais les yeux de paon sont plus petits dans notre espèce et différents de nombre et de position.
SEPTIÈME FAMILLE ERVYCINEDAE
Des papillons diurnes d’une petite taille, généralement ornés des plus belles couleurs et de dessins élégants ; voisins à la famille précédente par l’état rudimentaire des pattes antérieures des mâles, mais différente par celles de la femelle, qui sont parfaites, ayant un tarse plus long, distinctement articulé, pourvu d'ongles et semblable aux tarses postérieurs. La tête est petite,
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les yeux modérés convexes, généralement nus; les antennes assez courtes, avee une massue peu engrossie, faiblement séparée de la portion basilaire ; des palpes très-courts et petits, sénéralement ne surpassant pas le front, le troisième article nu, les autres avec une frange d’écailles au-dessous. Corps assez ramassé, au moins le thorax, mais l'abdomen petit et faible. Aïles en comparaison grandes, principalement les antérieures assez allongées, souvent très-triangulaires ; les postérieures quelquefois pourvues d'une queue, les deux généralement sans dessins des yeux de paon, cependant ils existent chez le genre Mesosemia. Les nervures des antérieures particulières par la faiblesse de la branche sous-costale, plus où moins unie avec la médiane et même avec la costale à leur base, tandis que la costale au contraire est forte, au moins sur la surface inférieure de l'aile. Celle-ci sans rameau externe, la sous-costale avec deux ou généralement trois, quelquefois quatre rameaux au côté costale. Cellule discoïdale large, avec un pli longitudinal et une nervure recurrente très-faible, couverte sous les écailles où même manquant. Cellule discoïdale des ailes postérieures également pliée longitudinalement, avec une nervure recurrente de la même faiblesse, à peine reconnaissable ou manquant. Saillie abdominale étroite, peu développée. Pattes antérieures des mâles rudimentaires, courtes, très-velues ; de la femelle parfaites, nues et de la même configuration des autres; jambes postérieures sans éperons ; tarses grêles, le premier article très-long, le dernier très-peu plus long que le pénultième, avec des ongles très-petits, à peine visibles; séparés par une plantule assez large.
Les chenilles connues sont d'une figure assez courte et grosse, velues de longs poils en fascicules ou décorées d'appendices latéraux charnus; quelquefois le premier anneau après la tête armé de deux longues épines. La chrysalide est courte, ovalaire, sans coins, arrondie aux deux extrémités et soutenue par un lien transversal en position érigée.
Les papillons de cette famille préfèrent pour habitation la zone tropicale; même dans la tempérée existent très-peu d'espèces ; en Europe, par exemple, une seule. Nous en avons dans notre République à peu près une douzaine, toutes répandues plus loin par l’intérieur de l'Amérique Méridionale, visitant principalement les provinces du Nord de notre territoire. Ils demeurent dans les petits bosquets, où ils volent rapide-
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ment entre les feuilles et les herbages du fond, se posant çà et
N 3 à là quelques moments dans l'ombre, les ailes horizontalement étendues, comme les Phalaenides nocturnes.
OBSERVATION. — La famille des Erycinides à été l’objet d’un examen scrupuleux de M: Bates, qui a publié le résultat de ses études dans !e Journ. of the Linnean Society, Zoologie, tome IX, pag. 367, 459. L'auteur partage la famille en plusieurs sous-familles d’après les nervures des ailes; il a fondé une série de genres nouveaux, décrivant plus de 120 espèces, auparavant inconnues, et il nomme à la fin de son travail toutes celles qui jusqu'à ce moment ont été observées, les déterminant à 630, la plupart particulières au Nouveau-Monde. Comme nous avons dans notre République seulement huit espèces, toutes appartenant à la mème sous-famille, 1l me semble inconvenable d'étendre mes communications plus loin que le nécessaire, me bornant à décrire les genres avec les espèces, sans regarder les caractères des autres sous-familles.
SEULE SOUS-FAMILLE Lemoniadae
Nervure sous-costale des ailes supérieures avec trois rameaux antérieures ; nervure médiane (radiale inférieure de Bares) non unie à la base avec la sous-costale, les deux bien séparées, principalement dans les ailes postérieures, où cet arrangement est plus clair et positif.