‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 169 sur 418 · HUITIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

HUITIÈME FAMILLE

LYCAENIDAE

Des papillons petits, comme ceux de la famille précédente, d’une stature assez semblable mais d’un caractère différent par l’évale perfection des pattes antérieures des deux sexes. Quoique ces pattes soient évidemment plus petites que les autres quatre, elles ont néanmoins les articulations principales parfaites chez les mâles comme chez les femelles, sauf les tarses quoique longs ou même un peu plus longs que les jambes qui sont d’égale longueur des cuisses, car les tarses sont composés seulement chez les femelles évidemment de cinq articles, dont le premier est aussi long que les trois suivants ensemble et le dernier un peu plus long que le pénultième, muni de deux petits crochets simples, séparés par une plantule assez large, à peine accompagnée de très-petits paronyches. Chaque article antérieur termine en bas avec deux fortes épines et le premier avec une série de plusieurs successivement plus fins vers le commencement de l’article. Aussi les jambes sont munies d’égales épines. Chez les mâles, les tarses antérieurs sont presque aussi longs que ceux de la femelle et de la même manière couverts d’écailles, mais leurs articles sont moins distincts, à peine séparés et les ongles remplacés par un simple crochet. Comme les tarses de la plupart des espèces sont de couleur noire, avec un anneau blanc à la fin des quatre premiers articles, cette différence sexuelle et très-peu reconnaissable, parce que les tarses des mâles ont le même dessin que ceux des femelles.

Concernant les autres organes du corps, ils sont de moindre importance. Les antennes sont assez courtes et souvent un peu plus courtes que la moitié des ailes antérieures ; leurs articulations se distinguent bien par un anneau blanc à la fin de chaque article et la massue est allongée ovalaire, ronde et en général peu engrossie. Les palpes terminent avec un article plus fin et souvent aussi plus long que le précédent, ceux-ci

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densement couverts d’écailles. Yeux assez petits, peu convexes, très-souvent couverts de poils. Corps court, le thorax un peu grossi, l'abdomen grêle, toujours plus court que les ailes postérieures. Les ailes d’une texture très-fine, les nervures peu élevées, leur surface toujours couverte d’écailles. Aïles antérieures triangulaires, l'angle terminal assez obtus. Nervure costale simple, courte, terminant près du milieu du bord antérieur. Sous-costale avec trois rameaux antérieurs, manquant le quatrième, qui forme la cellule à fourchette ; les deux premiers sortant de la cellule discoïdale avant leur terminaison, le troisième tantôt vis-à-vis de la nervure recurrente, très-faible et à peme visible sous les écailles, tantôt plus au dehors, entre cette nervure et la pointe terminale. Six cellules marginales externes des ailes antérieures, non comptant la bordure en arrière de la nervure dorsale, qui est assez large. Ailes postérieures plus larges que longues, arrondies au bord externe, très-souvent munies de deux ou même trois queues fines, correspondantes aux deux rameaux postérieurs de la branche médiane et de l’angle anal; saillie abdominale large, soutenue par un rameau de la branche abdominale. Nervure costale courte ; premier rameau de la sous-costale occupant l’angle terminal externe. Six cellules marginales externes, comme dans les ailes antérieures.

Les papillons de cette famille sont répandus sur toute la surface habitable du globe et aussi bien jolis dans la zone tempérée que dans la tropicale. Leur couleur dominante est d’un beau bleu de ciel chatoyant, plus pâle et souvent changé en brun chez la femelle. Mais il y a aussi des couleurs belles rouged’aurore et des dessins tachetés de brun, Généralement la surface inférieure est mieux dessinée que la supérieure, à peu près homogène.

Leurs chenilles sont d’une taille courte, assez ramassée, d’une figure elliptique très-convexe au milieu du dos, avec une borre plane et aiguë, imitant plus ou moins Îa fonre d’un cloporte, leur surface est nue où couverte de poils courts, sans épines et sans autres décorations. Les chrysalides ont la même figure simple, courte ovalaire, sans décorations et sans coins : elles sont soutenues par un lien transversal sur le dos en position perpendiculaire, la tête en haut, comme celle des Papilionides et des Piérides.

L'Amérique Méridionale est assez riche d'espèces, mais sans

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grande variation de genres ; presque toutes les espèces connues appartiennent au genre Thecla et quelques autres au genre lycaena. Nous en avons des deux représentants dans notre territoire. Les genres se distinguent comme il suit :

Theela : alarum anticarum vena subcostali antica tertia ex trunco contra venam recurrentem nascente : alis posticis plerumque caudatis.

Lycaena : vena subcostali tertia inter venam recurrentem et apicem alarum nascente ; «lis posticis nunquam caudatis.

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