Helias Asenalon STAUDINGER
H. fusca, alis obsolete nigro-fasciatis, anticis punctis quibusdam pellucidis ad costam et in disco ; posticis margine externo undulato. Exp. alar. 10-13” (2-2,4 cm.).
Var. a, superficie alarum squamulis sparsis albidis, punctisque pellucides 2-6 anticarum ; cils alarum griseo-variegatis. Helias Ascalon, Verh. d. zool. bot. Gesellsch. 3. Wien.
1875, S. 116. sub 31.
Var. b, vertice et palpis supra squamulis aureo-flavis ; punctis
pellucidis centralibus nullis ; ciliis nigris. Helias aurocapilla, ibid. 117.
Var. e, lota fusco-nigra, punctis pellucidis costae obsolelis.
Hesp. musculus Burx. Rev. et Mag. de Zool. 18%. 61.
Espèce très-commune dans les environs de Buénos-Ayres, répandue par les provinces orientales de la République et le Brésil Méridional, jusqu'à Novo Friburgo ; aussi assez variable de couleur et de dessin. La variation typique la plus commune est la seconde (b,) avec la surface de la tête et des palpes d’écailles d’un jaune d’or, ayant aussi les antennes jaunes audessous. Stature presque celle de l'espèce précédente. Tout le corps et les ailes d'un brun-noirâtre, sur les ailes quelques traces des bandes transverses plus foncées en noir de velours, entremêlées çà et là d’écailles fines gris-blanchâtres et généralement deux points transparents à la côte entre les rameaux antérieurs externes de la sous-costale. Bord externe des ailes antérieures fortement courbé au dehors, des postérieures distinctement onduleux, formant cinq à six dents obtuses arrondies, séparées par des échancrures arquées. Dessous du corps et des
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ailes un peu gris-noirâtre, sans bandes distinctes, aussi avec quelques écailles grises parsemées.
Dans la variation a il y a des écailles grises augmentées, principalement vers le bord externe des ailes, et la même couleur offrent les franges des ailes alternantes de gris et de noir ; le gris dans les échancrures, correspondantes aux cellules marginales, le noir aux dents obtuses correspondantes aux nervures entre les cellules. Avec cette prépondérance des écailles grises augmentent aussi les points transparents, s’en trouvant trois ou même quatre à la côte et deux ou trois au milieu des ailes antérieures dans la base des cellules marginales correspondantes à la cellule discoïdale et dans cette cellule même. Le sommet de la tête et les palpes portent des écailles grises au lieu des jaunes dorées et la surface inférieure des ailes est aussi très-riche d’écailles oris-blanchâtres.
Enfin la variation troisième (e) est toute noire-brunâtre, sans écailles grises disséminées et sans celles d’un jaune d’or sur la tête, quoique ici très-souvent reste un peu de la couleur jaune à la base des poils couvrants.
OBSERVATION. — Une quantité considérable d'exemplaires ne laisse aucun doute, que les deux dites espèces signalées par M. STAUDINGER, sont des variations d’une seule. Avec trois individus que l'auteur à tenus à sa disposition, il n’est pas possible de fonder précisément une espèce d’un groupe si variable comme les petites Hespériades en général. Très-probablement la Helias Ascalaphus du même auteur (LL. 116, 31) est aussi une variation de l'espèce décrite, mais sans avoir vu des exemplaires authentiques je n’ose pas affirmer cette question définitivement.