‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 203 sur 418 · SOUS-FAMILLE · texte numérisé non relu

SOUS-FAMILLE

Thymelidae

Les membres de cette sous-famille se distinguent des autres plus par la figure générale du corps que par des caractères par-

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ticuliers, quoiqu'ils représentent les types les plus typiques des Hespériades en général. Aïnsi leur tête est toujours très-forte, leur corps ramassé et leurs ailes sont étroites : les antérieures fort triangulaires, souvent sans repli costal des mâles; les postérieures quelquefois munies d’une queue, et les deux paires, ou au moins l’antérieure, avec des taches transparentes au disque, entre les nervures principales. Comme ces taches assez grandes sont un des caractères principaux de la sous-famille et une qualité singulière, qui manque aux autres Diurnes, il faut les examiner un peu plus en détail. Ce sont des parties nues de la membrane de l’aile sans écailles et sans poils pour les remplacer, différentes des semblables parties nues que nous avons trouvées chez les Héliconiades, à cause d’une structure particulière de la membrane même, non complètement transparente, comme celle des Héliconiades, mais opaque, comme du verre brouillé. Examinant ces taches avec le microscope on trouve que la membrane n’est pas lisse, mais couverte d’une infinité de petites feuilles un peu courbées, arrangées en files transverses assez irrégulières, chacune formée par une duplicature élevée de la membrane en forme d’une lamelle presque perpendiculaire. Je suis disposé à croire que ce sont des plis correspondants aux poches un peu modifiées pour la réception des pédicules des écailles, celles-ci manquant complètement aux parties nues des ailes, sans que les poches destinées à porter les écailles se perdent aussi. Au contraire, ces poches ont recu un développement extraordinaire, s'augmentant à des feuillettes plus élevées qu’elles sont, d’après la règle générale. Les petites feuilles sont de semblable structure sur les deux surfaces des aïles, en ne montrant aucun vestige de poils ou d’écailles entre elles-mêmes; la membrane de l’aile est véritablementnue et d’un clair de verre, recevant leur apparence opaque par les feuillettes, qui la couvrent un peu inclinées vers le bord externe de l’aile. Les taches peuvent occuper quelquefois toutes Les cellules des ailes, comme chez Entheus Momus (s. vitreus), mais en général elles sont réduites à une bande transversale ou à un groupe central des ailes, occupant une partie de la cellule discoïdale et les voisines. Aussi entre les rameaux externes de la sous-costale, tout près du bord antérieur des ailes, se trouvent très-cénéralement des petits points transparents de la même configuration.

Outre les taches transparentes, les antennes sont des carac-

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tères de la sous-famille, pourvues toujours d’une massue assez forte, courbée et terminant avec un crochet fin et assez long. Les palpes sont assez gros, jamais très-longs, couverts d’écailles, terminant avec un troisième article court, nu, peu avancé. Le corps est couvert avec de longs poils, qui s'étendent aussi sur les ailes, occupant leur partie basilaire et la saillie abdominale des postérieures. Ces poils sont plus courts sur l’abdomen et prennent une longueur surprenante sur le thorax et principalement sur les ptérygodes. Les pattes sont assez longues, mais celles de la seconde paire moins allongée que chez la sous-famille précédente. Les deux paires d’éperons des jambes postérieures ne manquent jamais. Les ailes sont longues, les antérieures en général allongées triangulaires, avec l'angle terminal arrondi et le bord externe quelquefois concave, jamais très-convexe ; les postérieures sont toujours plus longues que larges, se rapprochant à la figure allongée triangulaire, avec l'angle anal formant un lobule arrondi, rarement aicu, ou même prolongé en queue assez longue.

Les chenilles ne sont pas toutes de la même figure, tantôt assez grosse, tantôt très-allongée. Leur tête est sphérique, très-crosse chez les courtes et les épaisses, plus petites chez les allongées, couverte de granulation sur la surface. Les chrysalides suivent les mêmes types différents, les unes enfermant leur corps court et épais dans un tissu léger, les autres allongées, grêles, dans des feuilles sèches, soutenues par un lien.

La plupart des espèces sont des tropiques et aucune ne se trouve dans les zones froides des deux hémisphères. Nous avons dans notre territoire un ou autre des représentants principaux; aussi les régions du nord de la République sont visitées par quelques grandes espèces tropiques très-répandues par l'Amérique Méridionale. Les genres nombreux demandent une nouvelle subdivision en groupes, dont je donne ici quelques indications.

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