‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 229 sur 418 · SOUS-FAMILLE · texte numérisé non relu

SOUS-FAMILLE

Thamyrididnae

Cette dernière sous-famille des Hespériades contient les espèces les plus particulières, qui se rapprochent déjà par leur configuration au type des Sphingides, principalement par le gros corps et les ailes relativement petites. Ce sont les caractères principaux des Thamyridides. Leur corps est vraiment une répétition plus petite du corps d’un Sphingide ; les grands yeux saillants, les antennes fortes terminant en massue épaisse, le thorax très-ramassé et l'abdomen conique d’égale longueur ou surpassant même un peu les ailes postérieures composent l’ensemble de cette analogie de la configuration. Il faut noter, comme caractère particulier de la sous-famille, que ce corps gros ressemble presque nu, en opposition avec les poils longs

294 LEPIDOPTÈRES HESPÉRIADES

des groupes précédents, par la petitesse des poils fins qui le couvrent, prenant un aspect plus de soie que de laine, ou de la peau velue d’un Mammifère, à laquelle on peut comparer les téguments des Eudamides. Chez les Thamyridides on voit clairement toutes les parties qui composent le thorax et l'abdomen, comme différentes pièces à la surface, quand chez un Eudamide toutes celles qui composent le thorax sont couvertes sous la couverture dense des longs poils. Ceux-ci, courts et fins, des Thamyridides, donnent au corps un aspect net, mais solide, et un reflet soyeux, qui manque complètement à la plupart des autres Hespériades ; seulement quelques Pamphilides, comme le genre Thracides, peuvent se comparer, à ce regard, avec les Thamyridides typiques. Il s'associe à cette figure extraordinaire aussi une coloration toute particulière, car les espèces les plus typiques des Thamyridides sont noir de velours ou noirbleuâtres, décorées avec des taches ou des stries et des bordures blanches et rouges, couleurs qui ne trouvent presque jamais de telle extension chez les autres Hespériades. Il y a chez les Thamyridides des espèces avec'une tête rouge de vermillon, et des grandes portions du corps aussi de la même couleur, ou espèces noires tellement rayées de blanc qu’elles ressemblent dessinées au type d’un zèbre et non à la coloration homogène des autres espèces plus typiques des Hespériades.

En particulier, les organes du corps ne diffèrent pas tant du type général de la famille, comme le dessin et la coloration. Les antennes terminent en massue forte, tantôt pourvue avec. un crochet fin, tantôt sans crochet et arrondie à la fin. Les grands yeux sont nus et les palpes assez courts, épais par leurs écailles fines ressemblant aux poils, laissant sortir toujours très-peu au dehors le dernier article court et nu. Le thorax montre clairement les longues ptérygodes et l’écusson bombé, comme parties constituantes de sa surface. À l'abdomen on voit les anneaux bien séparés et aux ailes les nervures. Ces organes sont chez les espèces typiques petites, les antérieures courtes, quoique assez étroites triangulaires, avec le bout un peu arrondi; les postérieures également triangulaires, un peu allongées en arrière, avec l'angle anal tronqué obliquemeñt, formant un petit coin au côté externe. Enfin, les pattes sont longues, fortes, couvertes de poils courts, comme tout le corps, et pourvues de quatre éperons aux dernières jambes,

La chenille connue, figurée par Srozz (Suppl. au Cram. pl.

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