Genre Amphonmyx POEy
Centur. d. Lépid. d. Cuba
Dernier article du palpe avec une pointe un peu courbée, saillante, nue de forts poils écailleux qui couvrent l’autre palpe. Antennes très-longues, terminées en crochet assez distinct. Corps et ailes très-grands, les antérieures un peu plus longues que le corps.
Le genre ne se trouve pas dans notre territoire, mais deux espèces, les plus grandes de tous les Sphingides connues, existent au Brésil et seront nommées ici, parce que je donnerai des figures de leurs chenilles dans l'Atlas de mon ouvrage.
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1. Amphonyx Cluentius Cram. pap. exot. pl. 78. B. et 126 A Borsn SpecMBÉDAHELEr NO = Borrer, CU 600. 6. — Macrosila Cluentius Warxer, Cat. Lep. Brit. Mus. VIIL. 200. 3. — Buru. Sphing. bras. 1. 1. page 66. note 2.
Nous avons dans notre collection un exemplaire chassé aux environs de Rio-de-Janeiro ; l'espèce se trouve aussi aux Antilles et à Surinam.
La chenille figurée dans l’Atlas pl. XIII, fig. 2, et dessinée en 1851 par moi-même à Novo Friburgo, me semble appartenir à cette espèce. Elle me fut donnée par Bescke comme celle de Protoparce rustica, certainement par erreur, et sur cette fausse indication j'ai fondé ma propre description de la chenille de cette espèce dans mes Sphingidae brasilienses, page 63, n° 1.
2. Amphonyx Jatrophae Fr. Ent. syst. LIL 1.162. 22 — MerraAx Surin. 1b. 38. — Buru. Sphing. bras. 65. 1. —- Borsp. Spec. Lép. Hétér. I. GA. 3.
Sphinx Antaeus Drury, I. exot. Ent. II. pl. 25. fig. 1. — Bur- LER [. L. 599. 3.
Macrosila Antaeus. WALKER [. l. 4.
Sphinx Medor Cram. pap. exot. pl. 394. A. var. Sph. Hydaspes Cram. ibid. 118. A.
L'espèce connaissable de tous les Sphingides par les taches nues transparentes des ailes postérieures, n'est pas rare aux environs de Rio-de-Janeiro. Nous avons dans la collection un exemplaire pris sur l'Océan Atlantique, à peu près au milieu entre Bahia et Rio-de-Janeiro, 360 milles nautiques de la côte.
Madame Mériax à figuré la chenille, dans son ouvrage bien connu, pl. 38, et le papillon aussi, pl. 3, avec la chenille de Protoparce rustica, dont le papillon est figuré par elle-même, pl. 5, avec la chenille de Pseudosphinx Tetrio. Je donne dans l'Atlas, pl. XI fig. 1., une bonne figure de la chenille et de la chrysalide, dessinées par moi-même à Novo Friburgo en 1851.
2, Genre Protoparee Burn.
Sphing. brasil. 1. 1. page 62. 3
Ce genre se distingue par le gros corps lourd et par les ailes courtes, assez larges, avec des angles très-aigus'; les postérieures d’une couleur presque homogène, sans bandes transverses. Les antennes sont un peu plus grêles que celles du genre
GENRE PROTOPARCE 317
précédent, mais la spiritrompe et les pattes également longues, principalement les tarses postérieurs ; leurs ongles, très-petits, sont séparés par une plantule encore plus petite, à peine reconnaissable, et les paronyches, en opposition, assez grandes.
Les chenilles ont des stries latérales blanches obliques, continuées jusqu'au milieu du dos, où elles se touchent de chaque côté ; ou des bicoloriées abréviées, non continuées au dos. L'espèce la plus connue est :
Protoparee rustica FABRic.
P, cinereo-nigra, albo-variegata : alis anticis albo-nigroque undulatis, posticis nigris, maculis basalibus albis : thoracis dorso signatura alba ; abdominis lateribus maculis flavis, nigro-cinctis. Exp. alar.
MerrAx, Surin. tab. 3. (eruca) tab. 5 (imago) — Cram. pap. exot. III. pl. 301. A. — Fagr. Ent. syst. LIT. 1. 366. 33. — Suzzer, abg. Gesch. d. Ins. tb. 20. fig. 2. — Huex. Sammt. exot. Schm. TEL. tb. 38. — Burx. L. 1. 63.1. — Borsp. Spéc. gén. Hétér, I. 82. 17.
Sphinx Chionanthi, Suira-ABgort Lep. Georg. X. 67. pl. 24.
Macrosila rustica Wazx. Cat. Lep. VIII. 199. 2.
Couleur du fond d’un gris noirâtre, surface inférieure du corps blanche : pattes noires, annelées de blanc; antennes blanches en dessus, cendrées en dessous. Sommet de la tête avec une bande blanche, qui se continue au collier. Dos du thorax avec une tache blanche à la base des ailes et la figure grise blanchâtre d’une tête de mort sur la partie postérieure. Abdomen gris jaunâtre au-dessus, chaque anneau avec un point noir au milieu et deux points blancs aux côtés du dos ; les anneaux 2-4 avec des grandes taches latérales jaunes, entourées de noir, et des bordures blanches aux angles latéraux ; les quatre derniers anneaux ponctués de blanc et de noir. Aiïles antérieures avec deux bandes grises blanchâtres, tachetées de noir, s'unissant au bord postérieur, et des points marginaux blancs dans les cellules du bord externe. Ailes postérieures également ponctuées de blanc sur le bord externe, des faibles indications de bandes grises blanchâtres et de points blancs à l’angle anal et à la base antérieure. Dessous des ailes gris-noirâtre, les postérieures blanches à la base, avec deux bandes fines noirâtres transverses fort anguleuses en zigzag.
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L'espèce est répandue par toute l'Amérique de température modérée et chaude, depuis Caroline jusqu'au Rio de la Plata ; nous la trouvons chaque année à Buénos-Ayres. La chenille figurée par Mme Mérrax et ABBor (l. L.) est remarquable par une fine granulaison sur tout le corps, et une corne fort courbée, également granuleuse à la surface. Son corps vert est dessiné avec sept stries latérales, blanches sur les anneaux 4-10, qui commencent en bas, un peu avant les stigmates et ascendent obliquement en arrière sur le milieu du dos jusqu'à chaque anneau suivant, où elles se touchent, la dernière atteignant la base de la corne. Ces stries blanches sont bordées au côté antérieur par une autre plus foncée, verte obscure. La grosse tête est ru-gueuse, verte, avec des mandibules noires. La chrysalide, toute brune obscure, rougeâtre, se distingue par une enveloppe de la spiritrompe courbée, largement distante du corps. J'ai donné un dessin exact d'elle dans l'Atlas, pl. XI, et l'analyse des organes de la bouche avec la tête de la chenille.
Le genre Diludia (Grore et Rogixsox, Proc. ent. Soc. Phil. V. 138. — N. Am. Sphing. 40.) me semble une section particulière du genre Protoparce, se distinguant seulement par une stature un peu plus gracile et par le manque des taches jaunes de l'abdomen. On peut le conserver comme sous-genre, auquel appartiennent :
2. Sphinx Florestan CrAm. pop. exot. pl. 394. B.— Bury. 1. 1. 66, 2. — Burz. 1. 1. 613. 3. — Boïsp. Spec. gén. Hétér. I. 112. 53. — Macrosila Florestan Wazxer, Cat. Brit. Mus. VIII. 203. 8.
De la chenille de cette espèce j'ai donné un dessin, Atlas pl. XI, fig. 2., fait sur un exemplaire chassé à Novo-Friburgo en 1851. — L'espèce ne se regarde pas davantage ici, parce qu'elle ne se trouve pas dans notre territoire.
3. Shinx lichenea Bury. |. 1. 67. 3. — Méxérr. Cat. d.]. coll. St. Petersb. 80, 1471. — Borsp. Spec. gén. Hétér. I. 111. 52. — Macrosila lichenea Wazxer Cat. Br. Mus. VIII. 204. 9. — Aussi de cette espèce je donne la figure de la chenille dans l'Atlas, pl. XI, fig. 4.
4. Sphinx Pambphilius Cram. pap. exot pl. 394 E. — Buru. 1. 1. 67. 4. — Bois. Spec. gén. Hétér. I. 115. — Dolba Pamphilius Wazxer, Cat. Brit. Mus. VIII. 230. 2. — Indigène du Brésil, comme les deux précédentes.
OBSERVATION. — Des espèces de l'Amérique du Nord une seule : Sphinx Brontes Drury ({lustr. exot. Entom. 11. 53, pl. 29. fig. 4 — Sp. cubensis GROTE, Proc. ent. Soc. Phil. 1865. 189. — Macrosila collaris WALKER, Cat. Br. Mus. VIIL. 201. 5.) on peut l’associer au genre Protoparce. Elle est regardée par les auteurs du genre Diludia comme type de celui-ci (1. 1. page 188), mais les caractères donnés s'unissent bien avec ceux de Protoparce.
Boisp. L. !. 69, — Burm. L. L. 65.
Antennes semblables à celles du genre précédent, un peu plus variables de grandeur, faiblement grossies chez les mâles, plus fines chez les femelles, avec un très-court crochet, ou sans lui. Ailes plus allongées, les antérieures moins larges au milieu, l'angle postérieur obtus, sans coin saillant ; les postérieures arrondies à l'angle anal. Tronc distinctement plus grêle, principalement l'abdomen plus long, très-allongé conique. Pattes moins fortes, aussi assez longues; la plantule petite, les paronyches grandes.
Les chenilles sont nues et lisses, de couleur verte, avec sept stries latérales obliques ascendant en arrière sur les anneaux 4-10, qui se terminent aux côtés du dos, sans s'unir au milieu de celui-ci. Chrysalide avec une gaîne libre de la spiritrompe plus petite, souvent bien attachée au corps.
Le genre est un des plus répandu sur la surface du globe et se trouve dans chaque zone des deux hémisphères, sauf dans la plus froide.
A. Espèces avec des antennes un peu plus fortes, terminant
en crochet fin.
Les partisans de ce groupe ont des taches jaunes latérales de l'abdomen, une couleur grise noirâtre, mêlée de blanc et de noir et des chenilles avec des stries latérales obliques unicolores blanches. Ils préfèrent les zones plus chaudes.