Dilophonota Hippothoon. Atlas pl. X. fig
D. alis anticis griseo-albis, nigro-vittatis, venis albo-punctatis; posticis rufis, limbo externo paulatim nigro ; abdomine fascis lateralibus fuscis. Exp. alar. 23-383” (7-7, 8 cm.).
Cette espèce ressemble beaucoup à la Dil. obscura FaBric, (Ent. syst. LIL. 1. 301. 17. — Sphinx Stheno, Hüex. Samml. exot. Schm. III. tab. 37), mais elle est un peu plus grande et les dessins des ailes antérieures sont un peu plus forts. La couleur dominante de ces ailes est un gris-clair blanchâtre, tacheté de noir. Cette couleur forme une tache triangulaire au bord antérieur, aux deux-tiers de la longueur, et une bande oblique sur le milieu, passant du bord intérieur à l'angle interne; une troisième tache plus faible sort de l’angle terminal et s'étend le long du bord externe. Quelquefois ces trois taches sont unies
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dans une commune occupant tout le disque des ailes. Les nervures toujours ponctuées de blanc. Aïles postérieures d’un rouge de brique à la base et noires au bord externe, ces deux couleurs insensiblement passant l’une à l’autre ; à l’angle anal une tache cendrée. Corps gris, sommet de la tête et le collier noirs ; l'abdomen avec cinq bandes latérales brunes à la base des anneaux 2-6, unies à chaque côté du milieu du dos par une ligne longitudinale plus foncée. Dessous du corps et les pattes d’un gris-clair presque blanc ; antennes blanches ; ailes au-dessous grises-obseures, les quatre vers la base largement rougeâtres.
L'espèce se trouve aux environs de Buénos-Ayres ; nous l'avons éduquée plusieurs fois de la chenille. — Celle-ci, figurée pl. XIL. fig. 4, fut trouvée par M. Ber& sur une espèce du genre Morrenia, mangeant les fleurs. Elle est jaune, la surface dorsale plus foncée, finement ponctuée de blanc, séparée des côtés par une ligne claire presque blanchâtre, terminant à la corne, qui est un petit tubercule conique. Les pattes membraneuses sont noires, leur ventouse terminale bilobée rosâtre. &ur le dos du troisième anneau se trouve une petite plaque écailleuse, généralement cachée sous l'articulation avec le deuxième anneau. — La chrysalide est brune-claire, dessinée de brun-foncé, comme celle des autres espèces.
OBSERVATION. — Le fils mythologique de l’Alope se nomme Hippothoon et le père de sa mère, qui la massacrait sur le crime de l'avoir né, Cercyon. Il fut enfin tué par Thésée. J'ai cru convenable de conserver ces noms de famille dans le même genre.
3. Genre Phryxus HÜBNER Verz. bekant. Schm. 147 Ce genre se distingue du précédent, d’une stature plus grêle et des ailes sans dentelures au bord externe, mais il a bien évi-
demment la crête dorsale d’écailles du thorax et prouve par cette qualité qu’il appartient au groupe des Dilophonotides.
Phryxus Caiïieus CRAMER
Ph. lestaceus, alis anticis vitta longitudinali nigricante, cum lineis
GENRE PEHRYXUS 339
duabus albis : posticis rufis, maculis marginalibus nigris ; abdominis lateribus nigro-fasciatis. Exp. alar. 235 (7 em.).
Papil. exot. II. 125. 5. — Fagr. Entom. syst. TIT. 1. 375. 57.
Anceryx Caicus Waixer, Cat. Br. Mus. VIIT. 280. 10.
Choerocampa Caicus Bois. Spée. gén. Hétér. I. 249, 30.
Erynnis Caicus Grors, Proc. ent. Soc. Phil. V. 72. — Syn. Cat. Sphing. page 19. n° 106.
Dilophonota Caicus, Burz. Tr. zool. Soc. IX. 605. 11.
Couleur générale d’un jaune-testacé assez clair, tirant un peu au gris; crête dorsale du thorax et une tache sur les ptérygodes d’un brun foncé ; abdomen avec cinq bandes latérales noires, unies à chaque côté du dos par une ligne longitudinale. Ailes antérieures avec une raie longitudinale noirâtre, interrompue par deux lignes blanches correspondant à la nervure médiane et son premier rameau; bord interne finement noir. Ailes postérieures d’un rouge de brique clair, avec des taches marginales noires allongées, triangulaires, ‘successivement plus petites. Antennes, pattes et dessous du corps jaunes-blanchâtres ; ailes jaunes-grises, rougeûtres vers la base.
L'espèce est répandue depuis les Antilles (Cuba, Haïti) jusqu'à Buénos-Ayres, où elle fut prise une seule fois.
OBSERVATION. — BOISDUVAL a porté cette espèce au genre Choerocampa (. L.), parce que d’après l'observation de LacoRDAIRE, à Cayenne, la chenille a les anneaux antérieurs du corps rétractiles et des taches oculaires, à la manière de ceux dudit genre. Mais une espèce de rétraction la possèdent aussi les chenilles du genre Dilophonota, quoique moins développée, et la tache oculaire se rapporte probablement à la plaque écailleuse du troisième anneau, qui se trouvera très-probablement aussi chez la chenille du Phryxus (aicus. La configuration générale du papillon est celle du genre Dilophonota, sans les dentelures des ailes à peine un peu indiquées, et la présence de la crête dorsale du thorax, hétérogène au type du genre Choerocampa, porte notre espèce évidemment à la sous-famille présente.