Genre Aëllopus HüBner
Verz. bek. Schm. 131
Antennes faiblement engrossies vers la pointe chez le mâle plus longues que la moitié des ailes antérieures, un peu plus courtes et plus fines chez la femelle ; ailes antérieures allongées, avec le bord externe également long à l’interne, sans courbe forte au dehors et sans l'angle interne fort aigu. Corps assez long, médiocrement engrossi; la queue terminale bien développée; jambes antérieures du mâle avec un faisceau de poils longs à la fin du côté interne.
Aéllopus ’f'itar CRAMER
A. fusco-niger, alis anticis fasciis duabus angustis translucidis : posticis nigris, margine antico albo. Exp. alar. 21-27 (6,5-7 em.).
Variat vel cingulo albo annuli tertii abdominis, vel abdomine toto nigr'o.
a. Abdomine albicincto, Cram. pap. exot. I. pl. 142. F. — Burm. Sph. br. 1. 1. 73.10. 3. — Boisn. Spéc. génér. Hétér. IL. 358. 43.
Macroglossum annulosum, Swaixs. 2001. ilustr. TIT. pl. 132. 1. b. Abdomine unicolori.
Sph. Fadus Cra. 1. 1. pl. 61. C.— Fagr. Ent. syst. III. 1. 349, 4. — Borsp. l. l. 359. 44.
Dessus des ailes et du corps d'un brun-noirâtre, tirant un peu à l’olivâtre, dessous de la tête et la poitrine avec les pattes blanches ; abdomen peu à peu plus noir, souvent avec une
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ceinture blanche au troisième anneau du dos, le ventre avec des taches centrales et des points latéraux blancs. Aïles antérieures avec deux bandes transverses blanches, transparentes, l'interne composée de deux lignes parallèles, l’externe interrompue par les nervures noirâtres ; bord externe largement cendré. Aïles postérieures noires, blanches au bord antérieur; au-dessous avec une tache blanche au bord interne ; les antérieures en dessous comme en dessus.
Le mâle a un pinceau de poils noirs à la fin des jambes antétérieures, la femelle est sans ce pinceau.
L'espèce est commune dans presque toute l'Amérique tropicale et sub-tropicale; elle se trouve aussi à Buénos Ayres.
OBSERVATION. — Mon fils Henry a éduqué à Rio-de-Janeiro ce papillon de la chenille qui est verte, sans caractères remarquables ; au moins je n’en ai pas reçu de renseignements plus détaillés. La chrysalide épaisse se distingue par une tôte fort comprimée, élevée en avant en crête ; on la voit figurée dans l’Atlas. pl. XI, fig. 4, dessinée par moi-même à Rio en 1851.
TREIZIÈME FAMILLE @ ESKADAE
Papillons petits, d’une stature particulière ; le corps eylindrique, un peu plus grêle en arrière, terminant généralement avec une queue d’écailles ressemblant à l'éventail ; les ailes étroites, transparentes, les nervures et quelques taches ou bandes couvertes d’écailles. Les antennes plus longues que la moitié des ailes antérieures, en général sensiblement engrossies vers la pointe, velues ou dentelées, principalement chez les mâles, terminées par une petite houppe de poils soyeux. Des yeuz simples au côté interne des composés assez grands. Palpes avancés, ascendants, avec une frange de poils, le dernier article pointu, nu. La spiritrompe généralement petite ou peu développée. Ptérygodes petites, ne surpassant pas la base des ailes antérieures, plus allongées en avant. Aiïles antérieures très-étroites et courtes, avec une simple nervure dorsale immédiatement au bord interne et six jusqu'à sept cellules marginales allongées, la seconde en fourchette avec une tige presque aussi longue que les branches. Ailes postérieures relativement
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plus grandes que celles des Sphingides, longues des deux-tiers ou des trois quarts des antérieures, plus larges que les antérieures, l’angle anal arrondi; la nervure costale courte mais forte, avec long erin à la base ; deux nervures abdominales et cinq cellules marginales entre les rameaux de la souscostale et médiane. Pattes assez grosses et fortes, principalement les postérieures très-longues ; toutes les hanches grosses, couvertes d'écailles soyeuses, les cuisses et les jambes avec des écailles dures, petites; les tarses très-allongés, les postérieurs du double plus longs que les jambes ; celles-ci avec quatre éperons, les deux supérieurs assez au-dessous du milieu de la jambe.
Les chenilles sont nues ou faiblement couvertes de quelques poils distants ; elles ont une tête de calotte cornée et une plaque dorsale de la même substance sur Le dos du premier anneau ; huit paires de pattes sur les anneaux 1-3, 6-9 et 12, les trois premières paires articulées, comme toujours, les autres membraneuses, mais aucune Corne sur le onzième anneau. Elles vivent dans l'intérieur des végétaux, principalement dans les troncs ou les racines, et se changent en chrysalide dans le même endroit. Les papillons sont des insectes diurnes qui se trouvent, volant pendant la journée en plein soleil, prineipalement sur les fleurs des Umbellifères et des Syngénésistes.
La famille à été l’objet de plusieurs monographies, dont celles de LasPeyres et de STAUDINGER s'occupent seulement avec les espèces d'Europe. Dernièrement Borspuvaz a donné une révision de toutes les connues dans le tome I des Spéc. génér. Hétér., pag. 332 suiv., traitant les espèces exotiques provisoirement comme appendices des européennes, sans analyse ultérieure. On connaît des espèces de toutes les parties du monde des zones chaudes et tempérées ; une seule est connue de notre territoire, appartenant au genre principal : Sesia, et une autre du genre Melittia.