‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 312 sur 418 · DIX-SEPTIÈME FAMILLE COSSIDAE · texte numérisé non relu

DIX-SEPTIÈME FAMILLE COSSIDAE

Des Bombycoïdes d’une stature généralement assez grande, avec un corps ramassé couvert d’écailles courtes, mais assez larges sur le dos du thorax et les ailes antérieures, et de poils

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fins assez longs, très-denses sur toute l’autre surface, sauf les tarses et le côté externe des jambes, qui sont couverts de poils écailleux courts, un peu élargis. Entre les caractères diagnostiques on peut nommer: des antennes courtes, pectinées seulement chez les mâles, soit en tout ou soit à la base, simples chez les femelles; des yeux nus, fort convexes, sans être trèsgrands ; le manque des yeux simples ; la spiritrompe petite ou nulle, des palpes très-courts cachés souvent sous la tête; un thorax très-ramassé avec des ailes médiocrement grandes: les antérieures d’une figure allongée, presque d’égale longueur depuis la base jusqu'à l’angle interne, l’angle terminal tantôt plus ou moins aigu, tantôt arrondi ; Les postérieures un peu plus longues que la moitié des antérieures, également aiguës ou arrondies et larges à la base. Le crin et le frein très-forts chez le mâle, petits chez la femelle. Les nervures des ailes antérieures sont remarquables par une branche dorsale divisée en deux rameaux presque d’égale longueur et parallèles, l’interne assez distant du bord interne de l’aile, terminant un peu avant l'angle interne; des postérieures par une branche costale complètement libre de la sous-costale, très-faible au commencement, maïs la costale un peu élargie à la base, comme aussi la base de la médiane. La distribution des rameaux de la sous-costale et médiane variable. L’abdomen allongé ovalaire ou cylindrique, assez gros, beaucoup plus long que les ailes postérieures, terminant chez la femelle en pointe plus ou moins avancée, quelquefois prolongée en tarière. Pattes assez courtes, velues; les jambes sans éperons, les tarses, comme il est déjà dit, couverts de poils écailleux déclinés ; les ongles assez forts, libres, sans paronyches.

Les chenilles sont nues, avec un corps un peu déprimé, couvert d'une peau assez forte, portant quelques soies singulières distantes ; généralement pourvues d’une tête très-forte, avec des grandes mandibules et une plaque cornée sur le dos du premier anneau du corps assez large ; elles ont seize pattes dans la position régulière, trois paires d’écailleuses, des trois premiers anneaux, quatre membraneuses sous les anneaux 6, 7, 8,9 et une paire sous le dernier. Leur manière de vivre est cachée dans l’intérieur des troncs d'arbres, mangeant le bois et perforant le tronc en direction perpendiculaire. La chrysalide allongée ou ovalaire à de forts crochets à la tête et sur le dos des anneaux abdominaux en ligne transversale ; elle est renfermée

GENRE ENDOXYLA 405

dans un cocon dur, qu’elle perfore avant l’éclosion du papillon, sortant avec la moitié du corps au dehors de l'enveloppe. Les papillons sont répandus sur toute la surface habitable du globe et généralement d’une couleur obscure grisâtre ou brunâtre, quelques-uns blanes, tachetés de noir.

Nous avons un seul genre dans notre territoire.

Genre Emdoxyla BolsDuvaL.

Zeuzera W ALKER

Antennes des mâles fortement pectinées à la base, plus que la moitié terminale simple, filiforme, les articles avec de courts poils et des écailles au-dessus; ceux de la femelle entièrement sans dents et branches pectiniformes. Spiritrompe presque nulle chez le mâle, formant deux fils courts chez la femelle ; palpes très-courts, filiformes. Front et épistome très-étroits, nus, séparant très-peu les grands yeux en dessous; sommet de la tête large, entièrement couvert de longs poils. Ailes antérieures avec le bord externe plus court que l’interne, l'angle terminal aiou. La branche sous-costale avec trois rameaux allant à la côte et trois autres au bord externe; cellule discoïdale renfermant une petite cellule allongée-triangulaire avant la nervure recurrente, fortement anguleuse,; de cette cellule sort le dernier rameau sous-costal ; branche médiane divisée en quatre rameaux allant au bord externe. De cette manière existent six cellules marginales entre les rameaux des deux branches. Aïles postérieures avec une branche costale très-forte, simple et droite; la sous-costale faible à la base, intimement unie à la costale ; cellule discoïdale avec une petite cellule accessoire, comme dans les ailes antérieures, d’où sortent deux rameaux au bord externe; branche médiane avec trois rameaux terminaux et un quatrième sortant de la base, parallèle au premier rameau de la branche anale (*). Celle-ci divisée en deux rameaux presque égaux (Atlas, pl. XVII, fig. 13.). Corps et pattes très-velus, tarses couverts d’écailles déclinées, leur premier

(*) Quelques auteurs regardent ce rameau comme le premier de la branche abdominale, la divisant en trois rameaux. Mais ce dernier rameau sort évidemment de la branche médiane.

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article plus fort et plus long que les suivants, même plus longs que le dernier, au moins, des tarses postérieurs. Abdomen de la femelle pointu, terminant en tarière.

Des espèces américaines de ce genre, ressemblant par leur stature et les couleurs beaucoup aux espèces européennes de Cossus ligniperda et Zeuzera Aesculi, quoique les surpassant souvent de grandeur ; nous en avons trois dans notre territoire, dont l’une est assez ordinaire et une autre nouvelle.

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