‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 6 sur 418 · COMPOSITION DU THORAX · texte numérisé non relu

COMPOSITION DU THORAX

supérieure du prothorax s'élève un peu avant le mésonote, formant un petit collet en arrière du cou, qui porte le nom de collier (collare). La partie inférieure du prothorax est plus large, s'étendant en arrière et repoussant la portion voisine du mésothorax, formant de cette manière une base assez solide pour les hanches (coræ, c') de la première paire des pattes. Cette base est le prosternon du thorax. Chez quelques Lépidoptères, principalement du groupe des Noctuacées, le collier est armé en arrière d’un ou de deux petits lobules arrondis, mais assez sortants, qui forment un appendice particulier sous le nom de capuchon (cucullum s. patagium.). Ces appendices, comme tout le collier, sont revêtus de longues écailles et couvrent toujours la bordure antérieure du mésonote et quelquefois aussi la postérieure de la tête.

Du mésonote nous avons déjà parlé; c’est la portion la plus grande du thorax en dessus, mais sur les côtés du thorax son extension se diminue sensiblement. Les parties latérales sont séparées de la dorsale par un sillon dans lequel les ailes prennent leur position. On voit fig. 17 a! la base des aïles du mésothorax coupées, et en «° celle des ailes du métathorax. La portion au dessous des ailes forme la poitrine (mesosternum), qui devient toujours plus étroite en dessous et porte ici les hanches de la seconde paire des pattes (&). En avant de la base de l’aile se trouve, dans une petite cavité, entourée d’une membrane mince, le premier petit stigme, ou orifice respiratoire du thorax, et au dessus de lui s'attache au mésothorax, un appendice particulier des papillons, sous la figure d’une pièce cornée triangulaire, couvrant la base de chaque aile antérieure. Cette pièce, dont l'articulation est indiquée dans fig. 17 par d, se nomme ptérygode (tequla) ; elle est couverte de longues écailles sur la surface supérieure et acquiert souvent une extension remarquable sur les flancs du dos du papillon, séparés de l’autre vêtement du dos par une couleur différente des écailles (*). Leur objet est de couvrir le sillon d’où sortent les ailes, parce que ce sillon est d’une texture mince, couvert d’une membrane fine, sans écailles, pour permettre la vibration libre des ailes dans leur union avec le thorax.

° () Dans la fig. 1 de la planche, la ptérygode du côté droit est renversée, pour laisser mieux voir l’union du prothorax avec le mésothorax, et de celui-ci avec l'aile; aussi dans la vue latérale du thorax (fig. 17) elle manque, la lettre d désignaut son attachement naturel,

Les côtés du mésothorax, au dessous des aïles, descendent un peu obliquement à l’intérieur, rendant la poitrine plus étroite que le dos. Immédiatement au dessous de l'aile, leur surface est mince et flexible, formant ici une excavation semi-circulaire, au fond membraneuse, pour aider au mouvement libre des ailes ; plus en bas elle devient dure, cornée, descendant un peu plus en arrière. Cette partie de la poitrine du mésothorax est divisée par deux sillons en figure de sutures en trois portions, dont les deux inférieures correspondent aux épisterne et épimère des Coléoptères. La supérieure au dessous de la cavité articulaire de l’aile est la plus petite, l’antérieure inférieure un peu plus grande que la postérieure, correspond à l’épisterne, la postérieure même à l’épimère, car entre ces deux portions sont attachées au mésothorax les grandes hanches de la seconde paire des pattes (6°).

Le métathorax, portion ponctuée de notre figure 17 (II), est plus petit que le mésothorax et à peine reconnaissable de la surface supérieure (fig. 1). On voit ici seulement les angles latéraux de cette surface comme deux petits triangles à côté de l’écusson, et ces deux triangles sont unis par une conjonction médiane étroite sous l’écusson, les trois ensemble formant le métanote du papillon.

Vu de côté (fig. 17), le métathorax acquiert une extension plus grande, quoique inférieure à celle du mésothorax. On voit ici, tout en avant de l'angle antérieur avancé, le second stigme du thorax, et au-dessus de celui-ci, la base des ailes postérieures coupées, d'une manière semblable à celle du mésothorax entourée d'une membrane mince couvrant la cavité articulaire latérale. Au dessous de cette cavité commence la poitrine, descendant un peu obliquement en arrière et terminant en bas avec les hanches des pattes de la troisième paire (c*). Des portions séparées par des sutures ne se prononcent pas si bien à cette poitrine qu’à celle du mésothorax, quoiqu’elles soient aussi indiquées, car le milieu de chaque côté de la poitrine s'élève en forme plus convexe au dessous de ladite cavité articulaire pour les ailes (*) qu'à la correspondante du mésothorax.

(”) Les différences de la configuration du thorax dans les différents groupes des papillons, nous ne les examinons pas davantage, parce que ces détails nous éloigneraient trop du but de notre travail. Dernièrement, un savant Nord-Américain, Mr. PACCARD, a publié d'excellentes observations à ce point de vue sur les prin-

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