‹ Description physique de la République Argentine (volume 5)Chapitre 8 sur 418 · DISTRIBUTION DES NERVURES DES AILES · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION DES NERVURES DES AILES

Dans les ailes antérieures, les nervures sortent de trois troncs, prenant chacun son origine de la base de l'aile uni au tégument du thorax par articulation. Ces troncs se ramifient peu à peu et forment de cette manière, à la bordure externe, une série de plusieurs cellules parallèles. Des troncs, le premier, tout près de la bordure antérieure, est généralement simple, sans branches ; il s'appelle nervure costale (costa) et se distingue principalement à la surface inférieure de l’aile, un peu en arrière de la bordure antérieure, se rapprochant, pendant son cours à la pointe de l'aile, à cette bordure et terminant dans elle-même plus ou moins avant l'angle externe. — Le second tronc est le principal; il se divise aussitôt de la base en deux branches divergentes, qui renferment entre elle un espace triangulaire nommé la cellule discoïdale {cellula discoïdalis), souvent fermée au milieu de la longueur de l’aile par une nervure transversale dite recurrente. Dans ce cas on nomme la cellule discoïdale fermée (clausa), dans l’autre cas, sans cette nervure recurrente, ouverte (aperta). Chacune des deux branches se divise en rameaux, et de cette division résultent les cellules marginales de l’aile. La branche antérieure, qui court immédiatement en arrière de la nervure costale, se prononce mieux sur la surface supérieure de l’aile que sur l’inférieure. Par son rapprochement intime de dessous à la costale, on l’a nommée nervure sous-costale; elle court avec sa branche principale complétement parallèle à la costale et fournit d’un à quatre rameaux au bord antérieur, s’unissant avec la côte de l’aile, et deux ou trois au bord externe, coulant dans l’espace de l’aile au dehors de la cellule discoïdale. Entre ces rameaux sont renfermées les cellules marginales antérieures. La seconde branche du second tronc se dirige plus en arrière, parcourant presque le milieu de l'aile. Pour cette direction on l’a nommée nervure médiane. Elle donne naissance à quatre rameaux, tous se dirigeant à la bordure externe de l’aile et formant les cellules marginales postérieures, sauf la dernière qui est bornée par le troisième tronc de l’aile (*). Pour les distinguer mieux, des auteurs anglais déterminent des rameaux courant au bord externe, celui qui sort de l’angle antérieur de la cellule discoïdale, le

(*) Quelques auteurs comptent ces rameaux et les cellules marginales d’arrière en avant, disant la branche dorsale 1, les quatre rameaux de la médiane 2-5 et les trois de la sous-costale 6-8.

sur-discoïdal (upper discoidal), et celui sortant de l'angle postérieur le sous-discoïdal (lower discoidal), conservant à celui qui sort de la nervure recurrente, la distinction du rameau disco-cellulaire. Le troisième tronc vient de la base de l’aile en arrière du second et reste généralement isolé des autres, se dirigeant à l'angle postérieur de l’aile, soit simple ou divisé en deux rameaux parallèles. Quelques auteurs ont nommé ce tronc la nervureinterne ouradiale. [Il à reçu aussi le nom de la nervure dorsale, parce que dans l’état du repos des aïles cette branche est au-dessus du dos du corps. Enfin quelques auteurs la nomment branche sous-médiane. Chez les Papilionides cette branche recoit une nervure de conjonction de la base de la médiane que l’on nomme nervure inter-médiane; elle manque généralement aux autres familles, sauf quelques faibles indications. Chez les Sphingides et Saturniades se trouve une autre manière de conjonction par un rameau longitudinal, qui forme avec la base de la dorsale une cellulé étroite allongée. La dorsale est sénéralement simple, quelquefois (Zygaenides, Glaucopides) double, ou pourvue d’un rameau accessoire, comme chez les Papilionides et plusieurs Microlépidoptères. Pour expliquer ces différences des aïles supérieures, j'ai figuré celles de Papilio (fig. 10), de Püieris (fig. 11), d’un Bombyx (fig. 14), d'une Noctua (fig. 13) à côté de l’aile de Sphinx (fig. 1), réservant la description détaillée pour la description particulière du groupe auquel ils appartiennent. Ici, il suffit de noter que la lettre À signifie l’aile supérieure et la lettre B l’inférieure; l’autre lettre & la branche subcostale, et b la branche médiane.

Les aïles postérieures, d’une forme générale plus ou moins circulaire et assez différentes des antérieures, ont néanmoins presque la même configuration de nervures, sauf un arrangement un peu plus simple. Car il manque souvent dans ces ailes le premier tronc, que nous avons nommé nervure costale ; les deux autres troncs conservant presque le même aspect général. Le premier, le plus fort des deux troncs, commence par une base simple, quoique très-courte, et se divise alors en trois branches écartées, qui sont nommées comme dans les ailes supérieures : la costale, sous-costale et médiane. La costale est un simple rameau fort, sortant de la base du tronc en avant, se dirigeant vers la bordure antérieure de l'aile, l’accompagnant jusqu à la fin. Elle termine la première cellule mar-

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