‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 138 sur 267 · Genre MyoptaMim, Comhbrsov · texte numérisé non relu

Genre MyoptaMim, Comhbrsov

C'est un des plus grands représentants de la famille M u des plus connus. Il a la forme d'un très*grand rat, la tête grosse, les yeux et les oreilles petites; la lèvre supérieure ert peu fendue, les soies des moustaches sont très-longues et fortes; le corps est ramassé, couvert de longs poils asseï doUi de deux catégories très-distinctes : les plus courts sont laineux et les longs un peu rigides ; ceux-ci sont bicolores, ayant ub vêt neau plus clair avant la pointe. Les pieds antérieurs sonteoa* verts de poils courts et assez petits, ils ont les cinq doigts biei^ séparés et munis de longs ongles, peu recourbés et aigui; le pouce est très-court et ne touche pas le sol. Les pieds postérieurs sont très-longs, ils ont la plante nue et les quatre doigts réunis entre eux par une membrane natatoire, jusqu'aux ongles très-longs ; le cinquième doigt externe est libre. La queue est longue, forte, ronde, très-garnie de poils eourtSi assez rigides. La femelle est remarquable par la position hante de ses tétines, sur les côtés de la poitrine, en arrière des pattes de devant, à la même hauteur que l'articulation de l'épaule. Les autres caractères sont :

Crftne très-fort, plan sur le dessus, coin postorbital obtus* arcade zygomatique très-large, l'occipital peu élar^ et relevé en crête transversale. Incisives fortes, de la couleur de oht* taigne sur le devant. Les quatre molaires un peu inégales ; la première plus petite, les suivantes successivement un peu plus

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grandes; les sapérienres ont un pii d'émail sur le côté interne et trois sur le côté externe, le troisième pli de la dernière molaire est complètement isolé, comme une lame. Les molaires inférieures ont la même forme mais disposées en sens inverse ; elles ont un seul pli sur le côté externe et trois à Vinterne. La mlehoire inférieure est remarquable par Tabsence de Tapopliyse coronoïde à peine indiquée par une crête, placée Tis-à- Ifl de la dernière molaire.

Les autres os du squelette sont aussi assez forts, principale* Lent ceux des membres postérieurs. J'ai compté treize paires de côtes, attachées au même nombre de vertèbres dorsaleis, dont sept paires sont unies directement au sternon. Le nombre dcÉ vertèbres lombaires est de six et celui des sacrées est de qiiatre, dont deux sont réunies à l'os iliaque et deux autres i^ l'ischion; j'ai compté dans notre squelette 20 vertèbres caudales, mais il en manquait probablement encore 8 à 10, en regard à la grandeur de la dernière présente. Les deux os de la Sckmbe sont complètement séparés, mais très-rapprochés l'un de l'antre dans le tiers inférieur de leur longueur. Voyez l^Oitéographie de Blaikvillb, tome IV. Rongeurs, planche dernière.

nijopotamiui Cojpiis

Mus CoypuSj MoLiKA, Comp. d, l*hisl. nal. d. Chili, page 255, éd. esp. I, page 324.

JM^fopolamitô CoyptM, Gboffr. Ann. d. Mus. VI. 81. — Cuvibr, R^ne anim. I. 214.r- Dbsmar., Mamm. 296. — .Waq- VBR, ScHRBB. Sufpl. IV. 12. 1. — Watbrh. Zool. of thô Beagky II. 78. — Nai. hist. Mamm. II. 297. pi. 15. fig. 1.— Gat, Pn. chil. 1. 122. — Gilliss, Un. St. nav. astr, exped. II. 169.— BuRM. Mse d. d. La Plata. St. II. 416, 31.

Myopotamus bonaëremis, Rbnoger^ Sâug. Parag. 237.

tkutonatus Popelairi, Wbsmarl, Bull. d. l'Acad. Roy. de Bruxelles^ année 1841. 2. 61.

£{ Qtiija, ÂZARA, Apunt. etc. II. 1. n^* 33.

•il Cet animal a la robe d'un brun assez clair, tirant sur le jau*

-À Mtre; les pieds sont un peu plus foncés; les poils laineux in-

,4 ^érienrs sont gris-bruns, les plus longs externes bruns, avec

^ un anneau jaune avant la pointe. Les jeunes de demi-grandeur

^ i sont plus bruns, ils ont les poils rigides extrêmement longs,

Sae RONGEURS

arec un anneau jaune plus large ; la pointe du museau et les soies antérieures de la lèvre sont blanohes.

Longueur totale 3 pieds, la tête seule jusqu'aux oreilles a 4 pouces, le cou 3 pouces, le tronc 14 pouces, la queue 14 pouces, hauteur moyenne 8 pouces.

Depuis le temps de la conquête, l'animal est appelé par les habitants du pays, loutre (nuiria). Les soldats espagnols trosrèrent des peaux de cet animal dans les cabanes des indiens et les prirent pour des peaux de loutre (voyez tome I| page XQ. Il vit dans toutes les lagunes, rivières et ruisseaux de la Bépublique, où il est très-commun ; on le chasse beaneonp à cause de sa fourrure soyeuse, connue dans le commeroe sons le nom de peau de loutre. La femelle fait ses petits de 4 à 6 |ir portée, dans un creux souterrain auprès du bord de l'eau ; les petits suivent bientôt la mère et nagent et ses côtés comme ella Le mâle ne diffère pas de la femelle, sauf qu'il est un peu plu fort. Les jeunes quand ils ont 1| pied de long, ont les inctsiw plus fines et deux molaires de la grandeur de celles de la mère; la troisième molaire sort bientôt, quand l'animal atteint l pieds de long, mais la quatrième ne vient que beaucoup plu tard, un peu avant qu'il n'ait sa grandeur presque complète, qui est de 2 pieds 6 à 8 pouces.

Observation. — La position extraordinaire des tétines de la femelle de cet animal a donné lien à beaucoup de recherches et de controverses entre les zoologistes ; enûn M. Fahraus a prouvé qu'il est cet animal ordiasire qui a trompé, par sa singularité, plusieurs observateurs d'une imafiustioi un peu fanuisiste (V. Kongl. Vetenêk. Àead, Hmil. l&U, page 2Si, et le journal allemand Im, 1843, page 357). Cette position des tétines t'explique naturellement, quand on sait que lesljeunes accompagnent la mère dans l'eau, nageant à ses côtés et ne laissant pas de prendre le lait de U mère pendant cet exercice.

Espèce fossile

M. le docteur Luvd a découvert dans les cavernes du Brésil renfermant des fossiles, une espèce antédiluvienne du genre, qu'il nomme MyoylsiiiM miMiiviis {BUk. paa. JBrof . Dffsv. III. page 249, pi. 21, fig. 1-5). Elle se distingue par une taille un peu supérieure à celle de l'espèce actuelle. Jusqu'à présent, cette espèce n'a jamais été trouvée dans la formation diluvienne de notre territoire; du moins je n'ai pas vu de débris sembla*

sous FAMILLES LONCHÉRIDES ET PSAMMORYCTIDES S37

[es. Mais on peut supposer avec raison que la même espèce se rouYera nn jour dans notre dépôt quaternaire.

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