‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 146 sur 267 · L. I. tome XVI, pt. 2, page 578, pi. 41. — Wiegmak, Arch · texte numérisé non relu

L. I. tome XVI, pt. 2, page 578, pi. 41. — Wiegmak, Arch

f, Nalurg, L 2, p^e 212. — Tschtjdi, Fn, pemana, p. 164. Lagotis Cuvieri, Beknbtt, /. /. et Trans, Zool. Soc, I. 46, pi. 4. Lagidiuin Cuvieri, Wagner^ Schreb. Suppl. III. 306. 1. —

Watbrh. Nat. hist. Mamm. II. 222, pi. 7, fig. 1.— Gilliss.

Un, st. nav. ast. Exped. II. 167. 1. — Burm. Reise d. l.

Plata. St. II. 419. 34.

Lagiaig criniger Gay, Fn. chil. I. 42, pi. 5 et 6. Callamys atirens, Is. Geoffroy et D'Orbigny, Ann. d. se.

nat. tome 21, page 291.

Lspus Vizcacha, Molina, Comp. d. I. hist. nat. d. Chili. 348.

Trad. espagn. tome I, page 348.

L'animal a la grandeur, la forme et la couleur d'un lapin, nnf qoe les oreilles sont un peu plus courtes et la queue beaucoup plus longue. La tête est moins large que celle de la Viz- Cieha et plus semblable à la tête du lapin. Les exemplaires que j'^ examinés étaient d un gris-cendré, sans les stries noirâtres (noBYersales indiquées dans le dessin de Bbkkett (l. l.J ; les iH)rd8 des lèvres, la gorge et la poitrine tirent un peu sur le jaon&tre ; le long du milieu du dos est marqué par une bande plus foncée^ noirâtre ; la queue a des poils très-longs sur le dessus, qui forment une crête assez haute vers la pointe, d'une ^leor mélangée de jaunâtre-clair et gris-brun ; la surface infiiieiure est noire avec une crête de poils plus courts. Les soies de la lèvre supérieure forment des moustaches extrêmement 'vogues ; elles ont jusqu'à six à sept pouces, dont la plupart Mt noires et quelques-unes des inférieures blanches.

J'ai mesuré sept de ces animaux. La moyenne de ces mesures est la suivante : longueur totale 28 à 30 pouces ; tête jusqu'à la nuque 4 -4| pouces, tronc 12-14 pouces, queue ^pouces dans Taxe, 12 pouces jusqu'à la fin des derniers poils; <>feille 2| de haut, pieds postérieurs 3^-3^- de long.

L'espèce n'est pas rare dans les Cordillères du Pérov, juqu'aa Chili, à une hauteur de 6 à 10,000 pieds aa-dessvs di niveau de la mer; je Tai trourée dans la Sierra de Uspallata,à l'ouest de Mendoza, à une hauteur de 6,000 pieds; les habitaati de ces régions la connaissent bien sous le nom de Vizeaehêie k sierra. Elle vit ici sur les pentes en gradins des rochers, où elle cherche des trous ou des creux naturels pour se dérober à m ennemis. Elle n'est pas timide et laisse approcher tranquillement le chasseur pendant la journée, en plein soleil, du moiit dans les localités où elle n'est que raréfient troublée. A lanmt elle cherche sa nourriture dans les vallées, souvent asses loi de, sa retraite. On ne la trouve pas partout dans la montagne, mais seulement dans certains endroits, où les pentes dei roches lui offrent la demeure qui lui est convenable.

La fourrure présente des différences remarquables, soivantb saison. Durant l'hiver, les poils sont plus longs, d'une coaletr moins claire et tirant un peu sur le brun. Les exemplaires qie je possède ont été tués pendant le mois de janvier, c'est-à-dire en plein été, quand le changement du poil n'est pas tout4-ftit fini ; aussi chaque individu avait de grandes portions di corps encore couvertes de l'ancien poil d'hiver, plus bnmfttrei et les parties nouvelles du pelage avaient une couleur frateke grisâtre-cendré. Ce changement se termine à la fin de l'Aé, c'est-à-dire à la fin du mois de février ; l'animal porte son poil d'hiver pendant les mois de juin jusqu'à novembre; àeette époque, le pelage d'été commence à se former. Les animaix d'une fourrure homogène sont rares, parce que les voyageait ne visitent pas les montagnes pendant l'hiver.

J'ai examiné aussi les intestins, dont j'ai déjà donné ^ courte description dans ma Reised, d, La Plata. Staaim^ tomellf page 421, que je ne répète pas ici. Il suffit d'ajouter qu'ils ressemblent beaucoup à ceux de la Vizcacha de la campagne. U femelle de notre Vizcacha de la montagne a aussi deux tétiseï tout près de l'aisselle, une de chaque côté, et ne porte q« ** seul petit chaque fois, ou très-rarement deux. Les excrémeiti des deux animaux sont tout-à-fait semblables à ceux du l^î on les trouve toujours en avant des entrées des trous oa dei cachettes où ils vivent.

Observatio!!. — Celui qui compArerait les trois dessins de l'aniflial,p** bliés dans les ouvrages de Meten, de Bennbtt et de Gat (1./.), ne pooff*^

FAMILLE CAVIENS 965

îr que ces auteurs ont dessiné la même espèce, d'après les dilféde ces trois dessins. Mais comme j'ai la conviction qu'il n'existe seule espèce de ce genre, ainsi que des deux autres de la sous-

il faut croire que les différences des figures proviennent des dessi- . Dans le dessin de Gat, les oreilles sont assez petites ; dans celui NETT, elles sont un peu trop grandes, et dans celui de Meyen trop car la bordure supérieure de la conque est faiblement arrondie et galeuse comme il l'a reproduite. Gat lui fait le museau trop aigu, le ip laineux, la queue beaucoup trop élargie par les poils et ressem-

celle d'un écureuil, avec laquelle elle n'a pas aucune analogie, r dessine l'animal trop grêle, principalement pour la tête, et il ines poils de la queue plus longs qu'ils ne sont à la naissance sur le de cet organe. Enfin le dessin de Meten est trop lourd en arprésente la queue tortillée d'une manière qui n'est pas naturelle, plusieurs exemplaires vivants, mais jamais je ne les ai vus porter le ainsi relevée et courbée, comme elle est représentée dans les ssins que je cite.

essins du crâne, dans l'ouvrage de Gat, sont bien faits, d*une masez naturelle et élégante, mais le dessin des molaires, tracé à côté, i exact, au moins pour celle de la mâchoire supérieure (6, a), car le la troisième lamelle à la deuxième molaire. Les dessins de Bennt trop petits pour donner une idée exacte du crâne, et les moîstinées séparément sont peu naturelles quoique, le nombre des

de cbacane soit juste. Enfin le dessin de Meten n'est pas assez r Caire connaître toutes les particularités de la conformation, et la >Q des quatre molaires entre elles est confuse ; on peut seulement, »sio isolé de la figure 11, 1-4, comprendre que chaque molaire se

de trois lamelles. Un quatrième dessin du crâne vu en dessous, 9 dans Waterhouse, Nat. hist, Mamm, IL pi. 10, fig. 3, donnant res assez exactes.

TROISIÈME FAMILLE

SuliaiisttlAiiy Illiqbr Caviini ou Caviina des autears.

encore un groape tout à fait américain, qui se borne olusivement à l'Amérique méridionale que la famille

nte.

nimanx sont d'une taille assez variée, tantôt de la gran-

lapin et du lierre, tantôt plus petits, de la grandeur du

l'Inde, d'autres fois aussi grands qu'un mouton. Leur

aaaez allongée, le museau passablement long, étroit en

avant; les oreilles généralement petites, principaleme&t courtes et largement arrondies. Le caractère principal consiste dans le manque complet de queue relue ; à sa place on troufe quelquefois une Terme nue conique, peu| allongée. Les pattes sont tantôt assez hautes, tantôt courtes^ toujours assez grfitef, et les pieds petits, remarquables par une grande yariëtë dans le nombre de doigts, qui n'est fixe que chez les genres. Oénén* lement il manque le pouce, souvent aussi Torteil^ mais quelquefois encore le petit doigt externe ; le nombre de doigts eit alors réduit à trois. Les doigts des pieds antérieurs portent dei ongles petits, peu recourbés, assez aigus et grêles ; les ongles des pieds postérieurs sont toujours plus grands, tantôt trèsallongés, comme ceux de la Vizoacha, tantôt élargis et imitant la forme d*un sabot.

Dans le squelette, le crâne est remarquable par sa forme allongée et le museau étroit, avec un front large ; la bordue orbitaire est aiguë, plus ou moins avancée et pourvue d'un eoii saillant en arrière, correspondant à Tépine postorbitaire des autres rongeurs. L'arcade zjgomatique renferme un grand trou à côté de la mâchoire supérieure, formé comme dans le ciise des Muriformes, par Tépine orbitaire antérieure de Tos frontal, et Tapophyse zygomatique de la mâchoire supérieure, e&tre lesquelles s'intercale plus ou moins Tos lacrymal. L'os zygœ matique même est court, généralement étroit, quelquefois asaei large. La portion occipitale du crâne est toujours peu élevée on élargie, elle décline en arrière, pourvue d'une faible crête transversale qui sépare une face supérieure, renfermant le petit os interpariétal toujours présent et réuni aux os pariétaux, de U face perpendiculaire inférieure^ descendant au trou occipital

La denture n'est pas identique chez les genres de la famille, quoiqu'il y ait quelques caractères généraux. Les incisiTes sont plus étroites que les mêmes dents de la famille préeédente et ressemblent aussi, par la convexité de la surface antérieure, davantage au type des vrais rats. Les quatre molaires de chaque côté des deux mâchoires sont d'égale grandear, saïf une seule exception; le genre Hydrochaerus a la dernière molairB de la mâchoire supérieure beaucoup plus grande que les antres. D'après leur conformation, les genres de la famille se divisent en deux types : l'un pourvu de plis onduleux alternant des deux côtés de la couronne ; l'autre présente des lamelles fàt niatiques triangulaires séparées, de nombre différent, snivant

SOUS-FAMILLE COELOGENYIDAE 257

es divers genres. Nous diviserons, d'après cette différence, la iunille en deux sous-familles, et nous appellerons celle du iremier type Coelogmpdaê et Tantre Caviadae.

Les autres os du squelette n'ont pas une grande importance Mmr déterminer la famille. La seconde vertèbre dorsale n'est >M plus haute que les autres et la clavicule est assez faible ; a <^te intermusculaire de l'humérus, si forte dans la famille les* Muriformes, est ici à peine indiquée et ne forme qu'une lontinuation de la tubérosité de l'épaule ; le radias est bien sewé du cubitus. Le tibia et le péroné sont séparés dans toute car longueur et ne se touchent intimement qu'à l'extrémité aférieure. Les vertèbres lombaires sont assez fortes, ainsi que cars apophyses épineuses qui sont inclinées en avant, comme «lies de la Vizcacha ; les apophyses transversales, au moins elles des postérieures, sont également assez fortes.

Les membres de cette famille ne font pas des creux souter- •ms; ils vivent dans les bois, les forêts et les campagnes couvertes de baissons, sous les branches basses sous lesquelles ils c cachent ; une seule espèce recherche l'eau et nage bien, une Atre se réfugie dans les terriers abandonnés par les Vizcachas •ns les campagnes ouvertes.

On di8iing;ue dans cette famille cinq genres qui se réparissent dans les deux sous-familles déj& nommées, dont une Mlemeat est répandue dans la République Argentine.

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