‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 150 sur 267 · Oenre My*gt fc»t ■ ■■> Brissoh · texte numérisé non relu

Oenre My*gt fc»t ■ ■■> Brissoh

Les eanetères de oe genre, qui contient le plus grand ronpBT, de la taille d'un mouton, sont les suivants :

Foorrure fort rigide, poils assez longs ; dents incisives plates, Uttehes, avec «n &ible sillon longitudinal au milieu ; les mo- Uns de fime et de grandeur inégale, les trois premières des npénenres eompoeées de deux lamelles, chacune avec un fort pli d'émail sur le côté externe ; la quatrième plus grande se compose de douze lamelles dont la première seulement a un pli égd ; les molaires inférieures d'égale longueur, mais de difféleate conpociâon : les tnns premières composées de trois lamelles triaogalaires, dont chacune a sur le coté interne un pli d'émail, sauf la dernière lamelle de la troisième molaire, qui a eepltsar leeôté externe; la quatrième molaire un peu plus hoge est eompoaée de six lamelles simples. Quatre doigts en ^▼smt, trois en arrière.

NoBs ne eomnaissons qu'une seule espèce de ee genre, répendue dans presque toute la ré^n basse tropicale et subtro-

picale de TAmérique méridionale, où elle vit au boni des Yîères et des grandes lagunes, comme animal demi-aqoatiqi entrant dans Veau seulement en danger et nageant alors caché en dessous de la surface.

njé^méh^emm Ctepytar», Erxlbbbv.

ËRXL., Syst. règn. anim. 193. — Cutibr, règn. anim. X 219. — Dbsuau. Mamm. 355. — Pr. Wibd. Beiîr.^ efccs. II. 475. — Rbnggbr, Sdugeth. Parag. 268. — WAevBxs, ScHRBB. Suppl. IV. 56. — Watbrh. Nat. Aûf. Mamm, 11. 201. — Darwin, Zool. ofthe Beagle. II. 91. — BrRK. SjfMi. Uhers., etc. I. 238. — Reise, etc. II. 426. 38.

Sun Hydrochoerus^ Linn^, S. Nat. 1. 103. 4.

Le Cabiai^ Buffok. Hist. nat. Mamm. XII. 348, pi. 40et5O.

La CapiMraou Cajrigudra, Azara, Apunt., etc. II. 8, n«34.

La Capy-bara, Markgr. h. n. Bras. 230.

Carpincho des Argentins.

L'animal nommé cochon d'eau dans presque toutes les langues européennes, à cause de sa ressemblance externe générale. est bien connu dans notre République sous le nom de Carpincko, dans le Brésil sous celui de Capivary^ et dans le Paraguay sons celui de Capiygua. Il ressemble véritablement à un cochon de demi-grandeur par sa stature et par ses poils forts, rigides, qui sont d'une couleur jaune-grisfttre ; mais il a une tête plus courte, un museau plus obtus, des oreilles beaucoup plis petites et pas de queue visible ; enfin les pattes sont un peu plof courtes avec les doigts égaux entre eux, au nombre de quatre en avant et de trois en arrière, comme TAguti et les antres genres de la sous-famille actuelle.

La tête est assez grosse, le museau est relativement court, large et aplati en dessus^ le nez couvert de poils courts joi* ! qu'aux bords des narines ; la lèvre supérieure est grosse, peo j fendue sur le bord et pourvue de quelques soies fortes de trois pouces de longueur ; les yeux sont petits ; les oreilles courtes, arrondies, un peu plus ovales que circulaires et couvertes de poils fins assez courts. Le tronc a une circonférence presqoe circulaire et n'est pas comprimé comme celui du cochon, le àos est un peu convexe, plus haut que la t(>te dans la position b*' turellc, et descendant en arrière sans laisser voir la quene. Les

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lamt SMes fortes, pas hautes et ressemblant par leur lemeat à celles du Paca, ainsi que les doigts courts mais li ont la même disposition radiaire^ quoique ceux du ibo soient unis par une membrane natatoire forte et nue ox ongles, et par les ongles courts paraboliques, un peu

arrondis au bout, mais aigus au coin libre externe. Les L tronc sont rigides, droits, et varient de longueur de 1 à « ; ceux de la tête et des pattes sont courts, principale- 1 museau et aux doigta ; le tronc a des poils plus longs, ière-dos auprès de Tanus a les poils les plus longs de ra couleur est égale sur tout le corps, d'un jaune-griji peu plus foncé sur le dos, plus clair sous le rentre et m brun-rougeâtre à Varrière-dos, où se forme un faible

plus clair sur chaque poil, avant la pointe d'un brun plus foncé.

smelle est pourvue de 12 tétines^ 2 à la poitrine, 6 aux ^tës du ventre et 4 dans la région inguinaire ; elle pond les. Les organes sexuels des deux sexes sont remarquar la réunion de leur ouverture et de celle de Tanus dans du bas-ventre, ce qui fait que le mâle paraît avoir une

imensions d'un grand individu mâle sont les suivantes : ir totale 4 pieds, dont la tête occupe 11 pouces, le cou s, le tronc 2 1 pieds; la queue très-courte, nue et cou- 'mne peau cornée, est cachée sous les poils voisins, a \; la hauteur moyenne du dos est de 1 pied 8 pouces, NI oreilles 2| pouces. Les individus de taille moyenne in quart plus petits ; leur longueur générale ne dépasse s pieds, dont la tête occupe 9 pouces, goélette, figuré dans l'Ostéographie de Blaikvillb, T. Rongeurs, pi. 1, a une grande force, en comparaison . de TAguti et du Dolichotis. Le crâne se distingue par formation massive et ses os très-solides. Sa surface are forme un plan presque horizontal, très-peu recourbé tre vers le bas ; les os du nez sont larges^ les bords exiresque parallèles et rectangulaires/ les bords antérieurs it fort peu ; la portion de l'os incisif ou intermaxilaire, Bgnant l'os du nez, est remarquable par sa forme sans élargissement en arrière vers Tos du front, où irtion s'élargit généralement chez les rongeurs. L'os de loire supérieure est notable par la grandeur de Tapo-

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ph/se zygomatiqae, qui renferme complètement le grand trot infraorbitaire, sans être interrompu par Tos lacrymal. Celû-d se distingue par une forte tubérosité dans l'angle antérieur de l'orbite, correspondant au coin postorbitaire obtus deTcsdi front. Le conduit lacrymal prend une direction partionlière, perforant l'os lacrymal très-près du côté interne, dans la oarité oculaire, et se continuant en dekors de Tos lacrymal, dans le conduit demi-ouvert de la mâchoire supérieure, dont nous «▼obi parlé auparavant dans Tobservation, à la fin du genre Aufproeta^ où il entre, en perforant cette mâchoire, à la cavité di nez. Plus en bas, il se trouve un autre petit trou qui conduit dans la même cavité et correspond avec l'autre conduit qia nous avons décrit dans la même observation (page 268), pir lequel passe la petite branche du nerf infraorbitaire.

L'arcade zygomatique est très-forte et renferme au milieu u petit os zygomatique très-court, qui se prolonge en arrière de Vapophyse zygomatique de l'os temporal, jusqu'à TarticulatioB de la mâchoire inférieure, et forme la crête du bord externe de la cavité glénoïde, comme c'est de règle chez les longeui. Enfin la portion occipitale du crâne est d'une petitesse étonnante et surtout très-peu élai^e au dehors, quoique asiM haute, et cette hauteur s'augmente par la longueur de l'afephyse styloïde, qui dépasse 2 | pouces et est recourbée foritement en avant, où elle forme une pointe aiguë. Les vessies aiditives sont aussi d'une grande petitesse. La mâchoire inférieve se distingue par une pointe courte, contenant les dents indsiveiy et par la longueur remarquable de la portion moyenne, coatenant les molaires. Dans cette prolongation, V^ydrocAoenu dépasse les autres rongeurs. La portion articulaire est trèr courte et l'apophyse coronoïde peu développée, tandis que h prolongation postérieure, en bas des deux apophyses, estd'ise hauteur et d'un élargisseiaent singuliers chez les rongeurs.

J'ai déjà parlé des dents, en étudiant les caractères du genre; leur forme particulière et les relations des quatre dents de chaque mâchoire sont également singulières, comme presque toutes les qualités distinctives de cet animal remarquable.

Je ne ferai pour l'autre squelette que présenter quelques renseignements généraux, afin d'indiquer les particularités prinei' pales. Ainsi la seconde vertèbre du cou se distingue par une crête très-haute recourbée hémisphériquement en arrière et dépassant la vertèbre suivante. Il y a treize vertèbres dorsales avec le

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iême nombre de paires de côtes, dont sept s'attachent direc- Bment an stemon et dont la dernière, très-petite, a une forme Beoarbée singulière. Le stemon se compose de six vertèbres, ont les deux premières sont soudées; la première avance trèsn avant formant une crête aiguë. Le nombre des vertèbres lomiires est de sept ; elles sont peu fortes en comparaison des atrea os. Les apophyses épineuses des vertèbres sont assez ifférentes; la première est un peu plus courte que la seconde, ello-ci, ainsi que les trois suivantes, sont les plus hautes et neoessivement s'inclinent davantage en arrière ; à partir de la bcième vertèbre, les apophyses épineuses diminuent de hauear, mais augmentent un peu de largeur jusqu'à la douzième, [ni est la plus courte et tout-à-fait perpendiculaire. Les apophyses épineuses qui suivent s'inclinent en avant, chacune derenant plus haute et plus large que l'antérieure, mais elles Kmt relativement plus courtes que celles de VAguti et du Doidbofis. L'os sacrum se compose de deux vertèbres soudées, io&t les hautes apophyses épineuses sont également soudées à leurs bords terminaux; les neuf vertèbres suivantes, qui compo- Nat la queue, sont successivement plus courtes et les pre- ■ières sont aussi soudées avec la dernière sacrée. Les trois tominales sont très-petites et de la grosseur d'un pois.

Les deux os de l'avant-bras sont séparés par un intervalle libie, IHntenralle des os de la jambe est plus grand ; le péroné cit étonemment mince, le tibia assez fort, principalement en kut Les os du pouce manquent complètement, avec ceux d'ortatl et du petit doigt aux pieîds de derrière.

J'ti observé l'espèce au Rosario et à Parani et l'ai souvent Mis les yeux dans le jardin de Palermo, près de Buénoslyras, qui renferme un individu vivant. Rbnogbr a donné une kicription très-étendue de sa manière de vivre, et Darwin rajouté quelques autres de ses habitudes intéressantes (Naturw. bte. trad. allem. L 58).

OtsuTÂTioifS. — 1. Une qualité remarquable et étonnante consiste Ml II petitesse de l'oaverture de l'œsophage, qui laisse à peine passer tue plome de corbeau et qui a été relevée par plusieurs auteurs anglaisoyes : M artin, gêner, introd. of ihe nat. hist. of Man and Monkeys. Ionos. 1641, în-8*.

1 Une aatrs observation intéresante a été faite Hensel [Sitzungsb. d. Wdeà. naturf. Fr, s. Berlin, année 1866, page 98], c'est que le fœtus iiiO|s la aeale dent de lait caduque au milieu de la gestation, lorsqu'il al-

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teint à peine la moitié de la grandeur qu'il aura k sa naiasaoca; cette dent est extrômement petite, grosse comme an grain de sable et peu viiiUs. Chez le Dolichotis j'ai examiné la denture d'un fœtus complet, imin^tement avant la naissance et j'ai trouvé les incisives déjà sorties en dehon de la gencive, arrondies au bout et d'une longueur de 3 millimétrés, mail les molaires étaient encore couvertes de la gencive. En ouvrant la couche superficielle, j'ai trouvé trois molaires, chacune bien formée des deux Itmelles, arrondies au bout ; celle au milieu des trois était la plis arancéa comme formation que les deux autres. J'ai conclu de cette obtervatioo, que la seconde molaire est celle qui sort la première, suivie hieotét du deux voisines ; la quatrième vient après, quoique aussi trôs-t6t, pendant to première jeunesse de l'animal; car le crâne des individus de demî*graadeir des parents a déjà toutes les quatre molaires également formées et aséN à la surlace par les aliments.

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