‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 177 sur 267 · HoplopkoriM omatus · texte numérisé non relu

HoplopkoriM omatus

Glyptodon omcAus Owen, iescr, catal. ofthe coll. ofcoll, surg. etc. I.

n* 554. — The Zoolog. of the Beagle, tome I. pi. 32. fig. 4. —

NoDOT, 1. 1. 90. 3. pi. 11. fig. 6.

Hoplophorus omaltis Burm. Anal. d. Mus. Pûbl. etc. II. 219,

pi. XVII.

Haplaphortis euphractus G. Pouchet, Journ. d. TAnat. et Phys.

de Ch. Robin, juUlet 18G6.

La cuirasse parfaite du Musée public de Buénos-Âyres a près de 4 pieds de long en ligne droite et 4J pieds en suivant la ligne courbe du dos ; le diamètre transversal du milieu est de i\ pieds, celui de Touverture antérieure est de 1 pied et celui plus large de l'ouverture postérieure 1 { pied ; la hauteur moyenne du dos s'élève à 1§ pied. La queue a une longueur.de i\ pieds, dont le tube formant l'extrémité occupe 13 1 pouces ; chacun des anneaux de la base a 2 pouces de large. La circonférence des anneaux est elliptique; Taxe le plus grand du premier anneau mesure 1 pied et le plus court 6^ pouces. On compte 42 rangées transversales de plaques le long du dos de la cuirasse, celles du milieu (n<»« 20 à 25) ont chacune 66 plaques; ce nombre Ta en diminuant en avant jusqu'à 60 et en arrière jusqu'à 48 plaques par rangée. La cuirasse toute entière contient donc 2,821 plaques.

Il existe plusieurs caractères spécifiques des plaques de la cuirasse. Le principal consiste dans la facette centrale de chaque plaque, qui n'est pas convexe, mais au contraire un peu concave et la surface complètement lisse, sans rugosités nipores. Sur le milieu du dos de la cuirasse, cette facette est très-peu plus grande que celles de la périphérie ; elle devient plus grande sur les côtés latéraux, où. elle dépasse beaucoup les périsphériques. Les facettes de la bordure des plaques sont en nombre variable, mais cette quantité dépasse toujours six, elle est tantôt de huit sur les plaques dorsales et môme de dix à douze sur les plaques latérales. Enfin les sillons qui séparent les facettes sont bien marqués, assez profonds, et chacun visiblement circonscrit par un double bord formant des lignes parallèles.

La cuirasse se prolonge en avant des deux côtés de l'ouverture antérieure et forme un lobe arrondi, qui contient des plaques successivement plus petites jusqu'au bord libre. Cha*

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cune de ces plaques a une facette centrale très-grande, qui occupe sur les dernières plaques du bord du lobe presque tonte la surface de la plaque et laisse seulement apparaître une trèsmince bordure autour. J'ai compté presque douze rangées de plaques dans chacun de ces deux lobes latéraux. Les plaqnes au-dessus de Touverture, formant le capuchon, ne présentent pas cette diminution; elles sont, il est vrai, un peu plus petites que les centrales du dos, mais la différence n'est pas grande. Ces plaques, et principalement les voisines des angles arrondis, où le capuchon s'incline vers le bas pour s'unir arec les lobes latéraux, ont, au contour des facettes centrales, de petits trous qui ont dû contenir, pendant la vie de l'animal, de fortes soiei avec leurs racines, sortant au dehors entre les sutures des plaques cornées qui couvraient les facettes centrales et celles du bord des plaques osseuses. On trouve ces petits trous en grand nombre dans les deux coins supérieurs de l'ouverture antérieure, ainsi que dans d'autres parties, par exemple les anneau de la queue.

Tout le bord latéral de la cuirasse est pourvu à son extrémité d'une série de plaques particulières triangulaires, un pet arrondies et un peu plus grosses au bord libre ; elles sont ma^ quées d'une grande facette semi-circulaire sur le bord et n'ont pas de vestige de fentes mobiles entre ces plaques et les voisines de la cuirasse.

La cuirasse du sommet de la tête a été composée de plaques semblables à celles des lobes latéraux de l'ouverture antérieure; chacune de ces plaques a une facette centrale très-grande et une bordure très-étroite^ avec des petits trous dans les angles des sillons séparant la bordure en facettes externes qui ont dû aussi contenir des soies pendant la vie de l'animal. Les plaques du centre de la cuirasse du sommet sont assez grandes, presque aussi grandes que les antérieures du dos, mais vers la circonférence du sommet elles deviennent peu à peu plus petites et les externes ne sont pas plus grandes qu'un pois.

J'ai déjà indiqué quelques caractères ostéologiques de cette espèce, dans la description détaillée de l'espèce précédente.

Cet animal n'a pas été rare à son époque sur notre territoire, car on trouve assez souvent de grands morceaux de la cuirasse, même tout près de Buenos- Ayres, lorsque le lit du fleuve est découvert par la marée basse; plusieurs fois même on a trouré ici des cuirasses presque complètes, mais généralement sans les

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08 du squelette. Il est assez raxe de trouver ces os en état de bonne conservation, à cause de leur conformation grêle et de lenr grande fragilité, provenant de leur composition peu spongieuse et presque vitreuse.

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