‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 179 sur 267 · Hoptoplaorus pumilto · texte numérisé non relu

Hoptoplaorus pumilto

Anales del Mus, Pûbl. de Buenos Aires^ tome II, page 222. 93. tome I, page 77. 4, et page 204. 7.

La moitié gauche d'une mâchoire inférieure très-petite, contenant les alvéoles des six molaires postérieures, conservée dans notre Musée public, m'a servi de base pour type d'une espèce particulière, en raison de la petitesse et de la conformation des dents. Comparant ce morceau avec la mâchoire com-

cane de ces plaques a une facette centrale très-grande, qui occupe sur les dernières plaques du bord du lobe presque tonte la surface de la plaque et laisse seulement apparaître une trèsmince bordure autour. J'ai compté presque douze rangées de plaques dans chacun de ces deux lobes latéraux. Les plaques au-'dessus de Touverture, formant le capuchon, ne présentent pas cette diminution; elles sont, il est vrai, un peu plus petites que les centrales du dos, mais la différence n'est pas grande. Ces plaques, et principalement les voisines des angles arrondis, où le capuchon s'incline vers le bas pour s'unir avec les lobes latéraux, ont, au contour des facettes centrales, de petits trous qui ont dû contenir, pendant la vie de l'animal^ de fortes soiei avec leurs racines, sortant au dehors entre les sutures des plaques cornées qui couvraient les facettes centrales et celles du bord des plaques osseuses. On trouve ces petits trous en grand nombre dans les deux coins supérieurs de l'ouverture antérieure, ainsi que dans d'autres parties, par exemple les anneaux de la queue.

Tout le bord latéral de la cuirasse est pourvu à son extré* mité d'une série de plaques particulières triangulaires, un peu arrondies et un peu plus grosses au bord libre ; elles sont marquées d'une grande facette semi-circulaire sur le bord et n'ont pas de vestige de fentes mobiles entre ces plaques et les voisines de la cuirasse.

La cuirasse du sommet de la tête a été composée de plaques semblables à celles des lobes latéraux do l'ouverture antérieure; chacune de ces plaques a une facette centrale très-grande et une bordure très-étroite^ avec des petits trous dans les angles des sillons séparant la bordure en facettes externes qui ont dû aussi contenir des soies pendant la vie de l'animal. Les plaques du centre de la cuirasse du sommet sont assez grandes, presque aussi grandes que les antérieures du dos, mais vers la circonférence du sommet elles deviennent peu à peu plus petites et les externes ne sont pas plus grandes qu'un pois.

J'ai déjà indiqué quelques caractères ostéologiques de cette espèce, dans la description détaillée de l'espèce précédente.

Cet animal n'a pas été rare à son époque sur notre territoire, car on trouve assez souvent de grands morceaux do la cuirasset même tout près de Buenos- Ayres, lorsque le lit du fleuve est découvert par la marée basse; plusieurs fois môme on a trouvé ici des cuirasses presque complètes, mais généralement sani^ les

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18 du squelette. Il est assez rare de trouver ces os en état de K>nne conservation, à cause de leur conformation grêle et de eur grande fragilité, provenant de leur composition peu sponlieuse et presque vitreuse.

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