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Genre An. d. Mus. Pûbl. de B. A. tome II, page

Ce genre est le plus remarquable de tous et le plus oolossal il a les 08 les plus massifs; ses caractères diagnostiques sont les suivants :

Le crâne est uni en dessus, la surface du nez, du front et du sommet sont au même niveau. Il ne présente pas de grandei sinuosités dans la diploé des os et par conséquent il est un peu plus petit que celui du PanoclUbus. L'arcade zygomatique est moins haute que celle du genre précédent, elle est unie avec le coin postorbitaire du front par un fort pont osseux. Le bord antérieur des os du nez avance en angle aigu , comme ceax du Panochlhus^ mais leur direction est horizontale. Tous les os du squelette sont très-massifs, quoique non plus grands que ceux du genre précédent, sauf le bassin, dont l'élargissement énorme de la portion postérieure diffère de celui du bassin de tous les autres Glyptodontes. L'humérus a le pont au-dessus de l'épitrochlée, sur le conduit du nerf médian. Les pieds d'an&t ont trois doigts, il leur manque le pouce et le petit externe, sauf un os métacarpe rudimentaire de chacun, qui manquait aussi avec le pouce dans les deux genres précédents. Les piedi d'arrière ont quatre doig:ts, comme ceux du Panocklhuitiit VHoplophoruSj l'orteil manque. Les os des doigts des qnatre pieds sont plus courts, principalement les phalanges qui ressemblent davantage, par leur faible grosseur et leur forme en lamelles, à celle des genres Glyptodon et Schisiapleurum, étant la diminution de longueur progressive du second à l'externe, quoique moins prononcée que dans les deux genres précédents: Panochthus et Hoplophorus.

Nous ne connaissons pas jusqu'à présent la cuirasse ; jamais on n'a trouvé, avec les os du squelette, d'autres plaques qu^ les plaques lisses du bouclier pectoral et le tube de la qnene. Les plaques de la cuirasse dorsale du tronc et des anneaux de la queue n'ont pas été découvertes.

Les plaques lisses du bouclier pectoral ressemblent aux co^ respondantes du genre Panochihut; elles sont également groises et un peu plus grandes, mais le tube de la queue, la seule partie bien connue de la cuirasse, est -tout-à-fait différente des tabef des autres genres.

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n est d'abord beaucoup plus grand, car réchantillon complet de notre collection mesure 3 pieds 2 pouces de longueur et

I pied de largeur à la portion terminale élargie, tandis que la base ouverte du tube a seulement 8 pouces de large. La portion élargie terminale est déjà bien connue depuis longtemps par les dessins de Blaintillb (Ostéogr. tome lY. Glyptodon, pi. I. fig. 4 et 5) et de Nodot (1. 1. Atlas 8. fig. 6-9); elle est pourvue de rosettes, dont quatre très-grandes occupent la sur« fitce inférieure de la pointe, et quatre un peu plus petites la supérieure; il 7 en a dans cet endroit quelques autres beaucoup plus petites, distribuées symétriquement par paires sur la surface en avant de la pointe; une grande rosette elliptique de 8 pouces de longueur occupe le bord latéral terminal en avant des rosettes de la pointe. Cette partie de la substance osseuse du tube a une épaisseur remarquable et un diamètre de 3 pouces et plus, mais en avant, l'épaisseur de l'os diminue peu à peu, jusqu'au bord antérieur, où la même substance osseuse n'a plus que deux à trois lignes d'épaisseur. Le tujau interne du tube s'élargit en cet endroit, à la manière de l'embouchure d'une trompette, et se termine par un bord libre et mince sans cassure.

II est très-probable que plusieurs anneaux osseux successivement plus larges onfc couvert la base de la queue, comme dans les autres espèces, mais nous ne connaissons positivement rien de cette portion de la queue.

La surface du tube, entre les rosettes que nous venons d'indiquer, n'a pas ses rosettes et ses verrues, disposées dans un ordre symétrique, comme le tube des autres genres; la surface est irrégulièrement ondulée et rugueuse, perforée çà-et-là de trous de différentes grandeurs pour le passage des vaisseaux ; quelques-uns percent la paroi du tube jusqu'à la cavité interne. Cette conformation de la surface du tube me semble indiquer que le dos n'a pas été couvert de plaques cornées, mais probablement d'une grosse couche de peau calleuse^ contenant de petites granulations calcaires, comme on voit dans les parties nues, non cuirassées, du corps des Dasypides. Cette opinion me paraît devoir s'appuyer aussi sur l'absence de plaques d'une cuirasse externe. Un individu presque complet, découvert par M. Josi Pachbco, dont j'ai parlé dans ma description antérieure (1. 1. page 388), B'avait aucun vestige d'une cuirasse dorsale , quoique l'on ai( tiouré la cuirasse du ventre au-dessous du squelette et dans un bon état de oonservation. Tout l'animal était probablement

couvert d'ane cuirasse plus faible, contenue dans une grosse peau, sous de petites plaques irré^lières cornées, comme lai osselets que j'ai découverts au-dessus de plusieurs os du squelette du Mylodon gradliSy et dont j'ai parlé auparavant, page 87(1 La seule espèce jusqu'à présent connue du genre est le :

Doedlranui giganieiui

Glyptodon giganieus^ Sbrrbs, Compt. rend. hèbdom.,das séanc, etc. du 23 oct. 1865. — G. Pouchbt, dans le Journ. de T Anatomie de Gh. Robik, mars 1866.

Glyptodon clavicandatuSy Burm., /. I. tome I, page 181.

Pamchthus giganteus Burm., 1. 1., tome II, pages 91 et 140.

Doedicurus giganteus Burm., I. /., tome II, page 384. ^Ahhandl. d. Kôn, Acad. d. Wissensch. z. Berlin. phy$. Cl de Tannée 1878, page 1 et suiv.

Cette espèce semble avoir été la plus grande des Olypto* doutes ; d'après les os connus d un squelette presque complet, la longueur totale était de 12 pieds, sur lesquels la queue occupe 5 pieds, le tronc 5 pieds et la tête avec le cou 2 pieds; l'élévation moyenne est à peu près de 4 pieds et la drconférence du corps à la hauteur du bassin est de 6 pieds.

Observation.— M. P. Gervais donne notice d'ane espèce nouvelle, qu'il nomme Glyptodon rudis (Compt. rend, hebdom. des séanc. da3 jainl8K8. tome 86, page 136), lui attribuant des plaques osseuses quadrangulaires de la cuirasse, rudes à leurs faces externes, mais sans facettes en forme d« rosaces et sans rayons. Les anneaux de son étui caudal sont formés de pièces séparées les unes des autres et dont les guillochures rappellent la disposition propre aux pièces dorsales. Ces caractères sont en bon rapfx^ avec les parties connues de l'armure du Doedicurus giganteui, et me font croire que les plaques décrites sont propres à Tespèce que nous iyodi traitée sous ce nom.

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